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Protocoles COVID-19 : un programme de ski d’Ottawa sur une pente glissante

Une personne photographiée, de dos, dans le remonte-pentes.

Les deux conseils scolaires ne ferment toutefois pas la porte.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Un homme d’affaires d’Ottawa craint pour les finances de sa petite entreprise. À la tête d’un populaire programme de ski, Harvey Brodkin, de Snowhawks Ottawa, craint de devoir l’annuler pour une deuxième année d'affilée, cette fois parce que deux conseils scolaires de la région refusent, pour l’instant, son protocole contre la COVID-19.

L'école de ski et de planche à neige gérée par Snowhawks Ottawa existe depuis plus de 30 ans avec un programme offert dans un nombre croissant d'écoles de la région d'Ottawa depuis 2002.

Son protocole pour la COVID-19 comprend un nombre réduit d’élèves dans l’autobus, l’obligation de porter le masque en tout temps – sauf pour manger, boire ou faire du ski libre – et la vaccination obligatoire pour les élèves, instructeurs et bénévoles qui sont admissibles.

Différentes choses me traversent l'esprit et différentes choses me traversent le cœur. Je veux dire, c'est écrasant. Je me sens mal. Beaucoup d'enfants me manquent, a fait savoir Harvey Brodkin, qui croyait pouvoir obtenir l’approbation du conseil scolaire catholique anglophone d'Ottawa (OCSB) et du Conseil scolaire du district d'Ottawa-Carleton (OCDSB).

En tant que parent, ma tête me dit que c’est une juste décision [des conseils scolaires], concède-t-il, conscient que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas encore vaccinés.

Portrait de Havey Brodkin.

Pour Havey Brodkin, si le refus persiste, cela pourrait mettre les finances de son entreprise dans le rouge.

Photo : CBC/Buntola Nou

Dans une déclaration écrite, l’OCDSB dit avoir partagé ses protocoles de santé et de sécurité avec Snowhawks, et c’est à l’entreprise de décider comment elle choisit de procéder.

Nous sommes prêts à continuer à discuter de solutions de rechange qui respectent nos mesures de santé et de sécurité.

De son côté, l’OCSB affirme que Santé publique Ottawa l’a exhorté à limiter le mélange des cohortes, ce qui peut être difficile dans les autobus d'un club de ski.

Nous avons dit non pour le moment, mais si la situation change et que nous recevons de nouvelles directives de SPO et/ou de la province, nous pourrions offrir ce club à l'avenir, explique un porte-parole par courriel.

Coup dur financier

Le programme de ski des Snowhawks offre deux programmes parascolaires de quatre semaines dans 26 écoles de la région d’Ottawa, où les enfants peuvent skier après l’école.

Selon M. Brodkin, ledit programme représente de 50 à 65 % de ses revenus annuels. S’il est annulé pour une deuxième année, il devra, dit-il, répartir les frais généraux sur les autres programmes qu’il offre, ou les financer lui-même – et il s’attend à atteindre de justesse le seuil de rentabilité.

Néanmoins, son réel objectif demeure de trouver un terrain d’entente avec les conseils scolaires pour qu’il puisse tenir son programme. Une option envisagée est de demander aux parents de transporter leurs enfants, plutôt que ce soit fait avec un transport scolaire.

Si, en janvier, nous revenons à l'école et que la vaccination a avancé à un bon rythme et que les gens estiment qu'en février un programme peut être fait en toute sécurité, nous le ferons.

Avec les informations de Kimberley Molina

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