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Ottawa promet le regroupement familial pour les interprètes afghans dès le 9 décembre

Un enfant brandi un drapeau afghan à Ottawa en été.

Le Canada s'est engagé à accueillir quelque 20 000 réfugiés afghans qui ont collaboré avec les Forces canadiennes (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Yasmine Khayat

Le programme de regroupement familial pour les proches d’anciens interprètes afghans entrera en vigueur le 9 décembre, promet le gouvernement Trudeau.

La nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement par les 300 membres du collectif des anciens interprètes canado-afghans.

Mardi dernier, six représentants du collectif ont eu une rencontre virtuelle avec le nouveau ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser. Ils ont reçu de sa part la promesse de voir les dossiers de leurs proches traités par les services du ministère dès le 9 décembre.

Il s’agit de demandes de regroupement familial portant sur 5000 personnes, soit des parents, frères et sœurs et membres des familles élargies des anciens interprètes.

La liste de ces personnes avait été fournie au ministère le 20 septembre dernier.

Selon Ahmed Sayed, porte-parole du collectif, les demandes seront traitées de façon prioritaire dans le cadre du programme spécial mis en place par le gouvernement du Canada.

« Nous n’avons reçu aucune garantie de la part du ministre, mais plutôt une promesse d'action rapide, les premiers bénéficiaires du programme devraient atterrir au Canada durant le premier trimestre de 2022. »

— Une citation de  Ahmed Sayed, porte-parole du collectif des anciens interprètes canado-afghans

Le 16 septembre dernier, le collectif avait entrepris une grève de la faim devant le parlement canadien à Ottawa.

Depuis, une réunion hebdomadaire se tient avec des responsables du dossier afghan au sein du ministère de l’Immigration.

Durant le mois d’octobre, le collectif a également organisé deux manifestations à Toronto.

Deux talibans armés à Kandahar sur un char.

Les talibans ont repris le contrôle de l'Afghanistan en août 2021, après 20 ans de présence américaine au pays.

Photo : Getty Images / AFP/JAVED TANVEER

De l'avis des membres du collectif, cette nouvelle arrive à point nommé. Selon son porte-parole Ahmed Sayed, les talibans continuent de cibler leurs proches qui vivent dans la terreur et sont obligés de déménager d’une ville à l’autre par crainte de représailles.

Il ajoute que, la semaine dernière, un ancien interprète afghan aurait même été enlevé par les talibans.

« Le ministre nous a promis des modifications dans le contenu du site web [du ministère] dès les prochaines semaines afin de faciliter nos démarches. »

— Une citation de  Ahmed Sayed, porte-parole du collectif des anciens interprètes canado-afghans

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés a demandé aux États, le 15 octobre dernier, de respecter le principe de l’unité familiale reconnu par le droit international, et de faciliter et d'accélérer les procédures de regroupement familial pour les Afghans.

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