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Maude Marquis-Bissonnette entend demeurer cheffe d’Action Gatineau à court terme

Maude Marquis Bissonnette en point de presse.

La candidate à la mairie défaite, Maude Marquis-Bissonnette, a annoncé qu'elle reste cheffe d'Action Gatineau à court terme.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Radio-Canada

Maude Marquis-Bissonnette entend rester à la tête d'Action Gatineau, du moins encore pour un certain temps.

Elle en a fait l’annonce lors d’un point de presse, jeudi.

« À court terme, je vais demeurer cheffe d’Action Gatineau. J’ai parlé avec notre caucus, nos candidats défaits, les instances du parti. À tous les niveaux, il semble que ça soit la meilleure option pour tracer la suite des choses le plus sereinement possible. »

— Une citation de  Maude Marquis-Bissonnette, cheffe d' Action Gatineau

Mme Marquis-Bissonnette a récolté près de 38 % des votes pour la mairie de Gatineau, mais cela n’a pas suffi pour l’emporter sur France Bélisle qui a obtenu près de 43 % des voix.

« Avec cette nouvelle situation avec un fort contingent d'Action Gatineau au conseil municipal, mais sans la mairie, à la fois pour le conseil municipal et à la fois pour Action Gatineau, on est vraiment dans une nouvelle zone. Donc, on navigue une journée à la fois », a-t-elle dit.

Des gains pour Action Gatineau

Malgré sa défaite, Mme Marquis-Bissonnette a dit voir des éléments tout de même positifs après la campagne.

Globalement, Action Gatineau a augmenté sa présence au conseil, a-t-elle souligné.

La formation politique a réussi à faire élire huit conseillers au terme de l'élection de dimanche. Le conseil sortant était formé de sept élus d'Action Gatineau, dont le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Faible taux de participation

Il est encore tôt, selon Mme Marquis-Bissonnette, pour faire une analyse exhaustive des résultats de la campagne, mais le faible taux de participation a peut-être joué contre elle, a-t-elle laissé entendre.

« Je pense qu’une partie de l'échec repose sur le fait qu’on n'a pas réussi à expliquer assez pourquoi aller voter au municipal c’est important, à expliquer à quel point la Ville peut être un joueur clé », a-t-elle dit.

À Gatineau, un peu plus de 35 % des habitants admissibles ont voté.

Un cabinet de propositions

Maude Marquis-Bissonnette indiqué qu’Action Gatineau allait utiliser les ressources qui lui reviennent en vertu de la Loi sur les cités et villes pour former un cabinet d’opposition à la table du conseil.

C’est clair que la volonté du caucus, c’est d’utiliser les ressources qui sont mises à notre disposition pour faire notre travail. C'est-à-dire, faire des propositions, proposer des solutions détaillées et des idées dans la plus pure tradition d’Action Gatineau, a-t-elle soutenu.

« On n'a jamais été un parti traditionnel et on ne sera pas non plus une opposition traditionnelle. »

— Une citation de  Maude Marquis-Bissonnette

Mais plutôt que de parler d’un parti d’opposition, Mme Marquis-Bissonnette a préféré parler d’un cabinet de propositions.

La candidate à la mairie défaite n’a toutefois pas l’intention de travailler au sein de ce cabinet, elle qui a indiqué vouloir rester en place comme cheffe « jusqu'à nouvel ordre ».

Je l’exclus. Je ne travaillerai pas dans ce cabinet-là. [...] parce que ça ne me tente pas, a-t-elle déclaré en répondant aux questions des journalistes.

La loi prévoit aussi la nomination d’un conseiller désigné au sein d’Action Gatineau, à la table du conseil, pour assurer un leadership auprès du caucus et du conseil.

Maude Marquis-Bissonnette a indiqué que des discussions avaient lieu à l’interne en ce sens, mais que le parti n’était pas encore prêt à désigner un représentant.

Mme Marquis-Bissonnette a fait son entrée au conseil municipal en 2017, désignée sans opposition comme conseillère du district du Plateau, sous la bannière d’Action Gatineau.

En avril dernier, la conseillère est devenue cheffe d’Action Gatineau après que Maxime Pedneaud-Jobin, le maire sortant de Gatineau, eut annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat.

La dauphine de Maxime Pedneaud-Jobin a mis l’environnement au cœur de sa campagne électorale.

La mairesse élue, France Bélisle, a brièvement réagi par écrit, jeudi, à l'organisation d’une opposition structurée à Gatineau.

J’ai pris connaissance de la position d’Action Gatineau quant à leur désir de créer une opposition officielle à la table du nouveau Conseil et de revendiquer la partie du budget du cabinet. Je poursuis mes rencontres avec tous les conseillers et conseillères élus cette semaine et ma priorité est d’assurer la meilleure transition possible, a-t-elle déclaré.

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