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Un débat public sur les locations à court terme à Charlottetown

Un aperçu de l'application Airbnb sur une tablette où on voit le logo et une photo de piscine.

Airbnb

Photo : Getty Images / John MacDougall

Radio-Canada

La Ville de Charlottetown cherche à encadrer les locations à court terme de type Airbnb et a laissé la parole aux citoyens, mardi.

La Municipalité propose de permettre les locations à court terme seulement dans la résidence principale d’un propriétaire.

La location d’appartements par l’entremise de plateformes comme Airbnb pourrait être interdite.

Bob Gray, qui préside le comité consultatif de Charlottetown sur le logement abordable, a indiqué que le comité est en faveur de cette proposition.

Dans la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard et ailleurs où une crise du logement sévit, la prolifération de ce type de locations est partiellement blâmée pour la pénurie d’appartements disponibles.

Une première assemblée publique sur la question avait eu lieu en mai. Mardi, au Centre des arts de la Confédération, le maire et les conseillers municipaux ont laissé la parole à une trentaine de locataires et propriétaires. Environ 150 personnes étaient présentes.

Bob Gray prend la parole lors d'une assemblée publique.

Bob Gray, qui préside le comité consultatif de Charlottetown sur le logement abordable, a indiqué le 9 novembre 2021 que le comité est en faveur de cette proposition.

Photo : CBC / Tony Davis

Jonathan Greenan estime que la Ville écoute finalement ce que des locataires comme lui répètent depuis des années.

Les locations commerciales à court terme, toutes, éliminent des unités d’hébergement — que ce soit un appartement, un condo, une maison entière — où des résidents pourraient vivre, a dit M. Greenan.

Il juge que l’approche proposée représente un juste équilibre pour les locataires et les propriétaires.

Certains opérateurs de locations à court terme ont aussi suggéré l’idée d’une clause grand-père qui leur permettrait de poursuivre leurs activités.

Une femme pose pour une photo.

Terrie Williams gère des locations à court terme à Charlottetown et s'oppose à la règlementation proposée.

Photo : CBC / Isabella Zavarise

Terrie Williams, qui gère des hébergements commerciaux à court terme à Charlottetown, a plaidé dans une intervention virtuelle à la réunion de mardi que les propriétaires comme elles ne sont pas de grandes entités commerciales, mais des résidents de la ville qui contribuent grandement à l’assiette fiscale.

De croire que de réglementer ou dans certains cas bannir les locations à court terme va régler le problème d’abordabilité est malavisé et ridicule, a affirmé Mme Williams.

Un rapport préparé par le professeur David Wachsmuth de l’Université McGill en est arrivé à la conclusion opposée. Ce rapport présenté l’an dernier au conseil municipal proposait différentes réglementations qui hausseraient le nombre d’appartements disponibles.

En 2019, quelque 400 logements loués à court terme ont généré 8,5 millions de dollars, selon ce même rapport.

Clair Byrne, une jeune locataire qui a vécu toute sa vie à Charlottetown, n’a pas été émue par les plaidoyers des opérateurs d’Airbnb qui ont pris la parole.

Clair Byrne sourit pour une photo.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Clair Byrne, résidente de Charlottetown, croit que certains propriétaires font semblant de ne pas comprendre le concept de risque en affaires.

Photo : CBC / Tony Davis

Beaucoup de locateurs à court terme sont aussi des propriétaires d’entreprises, ils comprennent parfaitement le concept de risque en affaires, a-t-elle dit.

Le risque qu’ils ont pris est de profiter d’une absence de réglementations. Le risque était qu’une réglementation apparaisse à n’importe quel moment, poursuit Mme Byrne.

Donnant en exemple son propriétaire, qui est revenu aux locations à long terme de ses appartements, Clair Byrne affirme que si les locations à long terme ne sont pas ce que ces gestionnaires de locations à court terme veulent, ils ont aussi le choix de vendre leurs propriétés.

Charlottetown travaille à un règlement sur la question depuis 2019. Un vote du conseil municipal pourrait avoir lieu au début de l'année prochaine.

D’après les reportages de Julien Lecacheur et de Tony Davis, CBC

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