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Du hockey féminin professionnel de haut niveau en vitrine à Truro

Quatre équipes seront sur place en Nouvelle-Écosse, avec deux Acadiennes dans les rangs.

Les joueuses et les membres du personnel sont réunis au centre de la patinoire pour la photo protocolaire avec le trophée.

L'équipe championne du tournoi de la Secret Cup en 2021. Montréal sera présente à Truro dès vendredi.

Photo : The Canadian Press / Todd Korol

L'Association des joueuses professionnelles de hockey reprend sa tournée de villes canadiennes, cette fin de semaine. Et Truro, en Nouvelle-Écosse, sera le point de départ avec quatre parties. Ce sera l'occasion de voir deux Acadiennes en action.

Kim Deschênes, de Saint-Quentin (Nouveau-Brunswick), portera les couleurs de l'équipe de Montréal. La gardienne de but Marlène Boissonnault, de Dundee (Nouveau-Brunswick), représentera la formation de Calgary.

Une joueuse en rouge fait une passe.

Kim Deschênes a joué au hockey professionnel après sa carrière avec les Carabins, dont avec les Stars puis les Canadiennes de Montréal.

Photo : Stars de Montréal

Les parties auront lieu au centre Rath Eastlink de Truro. Vendredi, à 15 h, Calgary croisera le fer avec Boston, tandis qu'à 19 h, Toronto et Montréal en viendront aux prises. Les perdantes s'affronteront samedi à 15 h et les gagnantes, à 19 h.

Marlène Boissonnault avec son gilet de hockey.

Marlène Boissonnault a aussi joué pendant quelques parties avec une équipe chinoise. Elle porte son gilet du KRS Vanke Rays de Shenzhen.

Photo : KRS Vanke Rays de Shenzhen

On était plus que dues!, lance Karell Émard, attaquante de l'équipe de Montréal et membre du conseil d'administration de l'Association des joueuses professionnelles de hockey. Cet organisme regroupe parmi les meilleures au monde en hockey féminin et est surtout connu sous son acronyme anglais, Professional Women Hockey Players Association (Professionnal Women Hockey Players Association).

On avait hâte que ça recommence, surtout de la façon dont on a fini, avec le showcase (tournoi) qui était fait dans une bulle à Calgary, ajoute-t-elle.

Montréal a gagné le tournoi aux dépens de Toronto, ce qui la rendait encore plus heureuse...

Gros plan d'une joueuse en rouge avec son bâton dans la main droite.

Karell Émard

Photo : Les Canadiennes de Montréal

La Professionnal Women Hockey Players Association tient une série d'événements au pays pour faire la promotion du hockey féminin, d'une part. Il manque plusieurs joueuses d'impact qui sont actuellement en camp d'entraînement centralisé en prévision des Jeux olympiques de Pékin.

Mais ce sera l'occasion extraordinaire de découvrir d'autres joueuses de haut niveau.

Les équipes nationales, c'est 24 filles qui font une équipe olympique. Mais il y en a 200 autres qui sont extrêmement fortes et qui méritent de jouer professionnellement, comme les gars le font, rappelle Émard.

Le hockey féminin professionnel est en pleine progression et des athlètes ont besoin d'une place pour jouer.

« La Ligue nationale de hockey, par exemple, ce n'est pas seulement les Sidney Crosby de ce monde. On connaît amplement la Ligue nationale de hockey et comment il y a d'autres talents. C'est le même principe pour la Professionnal Women Hockey Players Assocation. On comprend qu'on a les Marie-Philip Poulin de ce monde, les Brianna Decker et compagnie. Mais il y en a beaucoup d'autres du côté américain, canadien et même de l'Europe. Ce sera une belle compétition à Truro. »

— Une citation de  Karell Émard

Le duel du vendredi entre Montréal et Toronto est prometteur, car les hockeyeuses torontoises voudront avoir leur revanche de la finale sur les Montréalaises. Il semble que la rivalité entre les deux métropoles se transpose dans la PWHPA.

Je ne sais pas c'est quoi, exactement, se demande, en riant, Karell Émard. C'est peut-être dans les deux versions d'eau potable qu'on boit et qu'on se haït dès le départ!

Joueuse qui patine à reculons

Karell Émard lors de son passage au Centre Jean Daigle à Edmundston, en février 2020.

Photo : Radio-Canada / François Le Blanc

Il y a tant à découvrir dans cette tournée. D'ailleurs, pour démontrer la qualité des autres joueuses, la PWHPA s'est fait demander de créer des équipes d'étoiles pour jouer contre les équipes nationales, qui veulent se préparer pour les Jeux de Pékin.

C'est bien de montrer qu'il y a un plus grand bassin de joueuses que juste celles des Jeux olympiques!

Le rêve d'une ligue en bonne et due forme

Des hockeyeuses dans un vestiaire.

Un groupe de 200 joueuses de la LCHF et de la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL) ont mis sur pied la PWHPA pour réclamer la création d’une ligue nord-américaine unifiée.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Avant l'arrivée de la COVID-19, la Professionnal Women Hockey Players Association a multiplié les événements et les matchs hors-concours. Par exemple, elle avait visité Edmundston, au Nouveau-Brunswick, lors d'un match contre une équipe senior masculine.

On avait donné un bon show, rappelle fièrement Karrell Émard, sur cette visite qui avait suscité bien de l'enthousiasme dans la ville, tant chez les filles et les garçons que les adultes.

Des joueuses de hockey-balle, ensemble, posent pour une photo dehors.

Les Anciennes Canadiennes et les Républicaines de la Cité des Jeunes A.-M. Sormany d'Edmundston en février 2020.

Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Ces vitrines de l'Association sont temporaires. Ça ne devait durer qu'une année, mais la pandémie a chamboulé les plans. L'objectif ultime, c'est le retour d'un circuit de compétition.

« Le concept était de créer une vraie ligue nationale. La vraie ligue nationale va se créer. »

— Une citation de  Karell Émard

Le hockey féminin a été mis à mal dans ces dernières années. La Ligue canadienne de hockey féminin (Ligue canadienne de hockey féminin) a fermé brusquement ses portes.

L'alternative, la National Women Hockey League (qui vient de changer de nom), est boudée par les meilleures joueuses qui sont membres de la Professionnal Women Hockey Players Association.

Le rapprochement s'est fait déjà, l'année dernière, mentionne Karell Émard. Il y a une grande compréhension sur le fait que les deux ligues peuvent coexister. Mais, les 100 ou 200 meilleures au monde, qui ont refusé d'aller jouer dans cette ligue-là, préfèrent autre chose.

Elle rappelle qu'il est facile, pour les hommes, de se trouver un emploi dans une des nombreuses ligues. Les femmes n'ont pas ces occasions.

La première étape, c'est une ligue pour femmes qui aurait le même statut que la Ligue nationale de hockey.

« Toute équipe qui va jouer prochainement dans la ligue qu'on veut avoir, qui est viable et durable, va avoir accès à tout ce qu'ils ont besoin: des bons coachs, des bons entraîneurs hors glace, des entraîneurs qui vont développer des joueuses, pas seulement de la tactique, on s'entend. »

— Une citation de  Karell Émard

Et pas dans 5 ans. Il faut que ça arrive maintenant.

D'ici là, on pourrait voir encore des tournois ou des événements ponctuels.

La Professional Women Hockey Players Association veut réduire le fossé entre le rêve et la réalité. Il y a beaucoup de travail à faire, mais les joueuses ont bien l'intention de réussir leur double mission.

Aller chercher la rondelle dans les coins pour marquer un but. Et faire connaître le hockey féminin dans tous les coins du monde.

Après Truro, la prochaine vitrine sera présentée à Toronto les 18 et 19 décembre.

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