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Fonds pour recruter des travailleurs étrangers : les CUPR préparent le terrain

Une affiche indiquant "Nous embauchons" sur le bâtiment d'une entreprise.

Une entreprise affiche qu'elle embauche dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Les municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) viennent de franchir un premier pas afin de bénéficier de fonds fédéraux qui permettront le recrutement de travailleurs à l’étranger.

Selon la directrice générale du Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR), Caroline Arcand, le recrutement de forces fraîches à l’international est devenu un incontournable pour remédier à la pénurie de main-d'œuvre qui frappe durement la région depuis quelques années.

Ce sont des villages et toutes sortes de régions rurales qui vont appliquer [sur ce programme-là], parce que le problème de pénurie de main-d'œuvre existe à la grandeur du Canada, a souligné Caroline Arcand, alors qu’elle s’adressait aux maires de la région réunis en séance plénière, mercredi matin.

D’où l’importance pour les municipalités des CUPR d’être bien préparées lorsque des fonds fédéraux seront rendus disponibles en vertu d'un programme d’immigration économique.

Le député libéral Francis Drouin

le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin (Archives)

Photo : Radio-Canada

Le volet municipal [du Programme des candidats des municipalités] n’est pas encore prêt [...]. On ne connaît pas encore toutes les modalités [...], [mais les communautés] qui auront du succès à travers ce programme seront [celles] qui démontrent à quel point elles sont prêtes, a mentionné le député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, Francis Drouin, qui était aussi présent à la réunion.

Pénurie de main-d'œuvre sans précédent

D’après Caroline Arcand, la région est aux prises avec une pénurie de main-d'œuvre sans précédent.

En fait, même dans un monde idéal où toutes les personnes sans emploi dans les CUPR se retrouvaient sur le marché du travail demain matin, il manquerait encore des bras, des jambes et des cerveaux pour combler les postes demeurés vacants, a expliqué de façon imagée la directrice générale du CSEPR.

Au moment où on se parle, on estime qu’il y a peu à près 1000 postes de disponibles dans [les CUPR]. [...] Il n’y a pas assez de corps chauds, a ajouté celle-ci.

L’autre défi : loger la main-d'œuvre recrutée outre-mer

Recruter des travailleurs d’outre-mer, c’est une chose. Leur trouver un toit à leur arrivée en sol canadien, c’en est une autre.

On peut faire tout ce que l’on peut pour [s’assurer] que les gens arrivent, mais s’ils n’ont aucune place [où] vivre, c’est ça le problème. Nous avons déjà, dans toutes nos municipalités, des gens qui ont de la difficulté à trouver une place à vivre qui est abordable, a indiqué le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Mario Zanth.

Deux groupes de personnes assis les uns en face des autres dans une grande salle de réunion.

Les maires des différentes municipalités des Comtés unis de Prescott et Russell (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Caroline Arcand est la première à l’admettre : la pénurie de main-d'œuvre et la crise du logement sont indissociables.

Dans un tel contexte, poursuit-elle, les employeurs doivent faire preuve d’initiative.

On ne peut pas se permettre d’être passifs. [...] Lorsqu’on est confrontés [à un défi comme celui-là], c’est sûr que ce n’est pas l’fun. En même temps, les employeurs sont tellement au dépourvu qu’ils sont prêts à faire des extras qu’ils ne faisaient pas auparavant, a répondu la dirigeante du CSEPR.

Mais selon le député fédéral Francis Drouin, en appuyant cette démarche, les maires des CUPR ont planté une graine pour la faire germer.

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