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La Sépaq maintenant propriétaire de la Seigneurie de la Rivière-Madeleine

La pêche, la chasse et même la randonnée étaient interdites sur l'ensemble du territoire de 42 km2.

Un panneau inscrit accès interdit sur le bord d'une rivière.

La Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine a toujours été interdite d'accès au grand public, un peu comme un club privé.

Photo : Radio-Canada

Le territoire de la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine sera bientôt accessible au grand public pour la toute première fois, et ce, même si les clubs ont disparu depuis plus de 40 ans.

Cet anachronisme appartient désormais au passé. Investissement Québec, propriétaire de cet ancien domaine qui est passé entre les mains de plusieurs propriétaires privés dont la papetière Domtar, a cédé pour 1 $ à la Société des établissements de plein air du Québec (Société des établissements de plein air du Québec).

La transaction a eu lieu le 12 octobre dernier.

L'annonce officielle aura lieu lundi en présence du ministre de l'Économie et de l'Innovation et ministre responsable du développement économique régional, Pierre Fitzgibbon.

« Après 342 ans d'inaccessibilité et de privatisation, la venue de la Société des établissements de plein air du Québec elle est rêvée. »

— Une citation de  Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

C'est donc une victoire pour la municipalité, qui se bat depuis des années pour se réapproprier ce territoire interdit.

carte

Dans l'encadré bleu, le vaste territoire de 42 km carrés que représente la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine, un territoire privé et interdit d'accès qui deviendrait sous gestion de la Sépaq bientôt.

Photo : Radio-Canada

Surveillé par des gardiens, clôturé et même cadenassé, cet ancien domaine privé formant un axe nord-sud à partir de l'embouchure de la rivière Madeleine constituera un levier de développement pour la petite municipalité, parmi les plus dévitalisées au Québec.

La prise en charge du territoire par la Société des établissements de plein air du Québec entraînera des retombées économiques significatives pour la municipalité et la région et permettra aux citoyens et aux touristes de découvrir ce vaste et magnifique environnement, a mentionné par courriel le ministre Pierre Fitzgibbon.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, en visite au Musée de la Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Les 42 km2 de la Seigneurie pourraient devenir une réserve faunique. Le maire dit cependant que les pourparlers avec la Société des établissements de plein air du Québec n'ont pas encore eu lieu. On est justement en train de travailler pour créer de la rétention touristique, a-t-il précisé.

Des pancartes installées autour de la Seigneurie mentionnent bien que l'accès y est interdit

Des pancartes installées autour de la Seigneurie mentionnent bien que l'accès y est interdit

Photo : Radio-Canada

L'ouverture à la pêche, à la chasse et aux activités nautiques, entre autres, permettra à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine d'attirer des touristes et surtout de les retenir.

Le lit de la rivière, en amont du Petit-Sault, échappait au domaine public; personne n'avait le droit d'y naviguer, ni d'y pêcher, malgré l'abolition des clubs en 1977.

L'acte mentionne aussi que les deux parties se sont entendues sur une clause de confidentialité. La Société des établissements de plein air du Québec s'est engagée à garder confidentielle toute l'information lui étant divulguée par le cédant. Le document ne précise pas de quelle information il s'agit.

Le nouveau propriétaire envisage aussi d'aménager sur ce territoire un puits de carbone.

Un puits de carbone, c'est une façon d'orienter l'aménagement forestier d'un territoire pour maximiser la capacité des arbres à capter du carbone, avait précisé le porte-parole de la Société des établissements de plein air du Québec en mai dernier, alors que les tractations politiques en vue d'un transfert de propriété battaient leur plein.

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