•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le camp Hope, un révélateur des lacunes des programmes sociaux, selon des intervenants

Une vue aérienne du camp installé dans un parc municipal.

La Ville de Regina dit avoir trouvé un endroit pour reloger les personnes actuellement abritées dans le camp Hope, aussi nommé camp Marjorie.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le camp Hope situé dans le parc Core Community de Regina a permis d'identifier des lacunes majeures dans les programmes d'aide sociale à Regina, selon un des organisateurs du campement, Shylo Stevenson.

C’est surréaliste, je ne pensais que dans une ville ou dans un pays comme le nôtre, des gens auraient pu dépendre des membres de la communauté pour se nourrir, a indiqué Shylo Stevenson.

Si nous n’avions pas fait ça, les gens n’auraient pas reçu l’aide dont ils avaient besoin.

Le camp Hope aussi appelé camp Majorie a accueilli des centaines de personnes vulnérables qui sont logées temporairement, en sécurité et avec accès à de la nourriture.

La Ville de Regina a annoncé lundi des plans pour reloger les résidents du camp dans un espace intérieur. Mais on ignore pour l'instant à quel endroit ils seront réinstallés.

La cofondatrice du camp Hope, Alysia Johnson, a affirmé que le démantèlement du campement commencera vendredi.

Face aux défis de l’itinérance dans la capitale, plusieurs intervenants avaient critiqué le nouveau Programme saskatchewanais de soutien du revenu (SIS) lui reprochant de ne pas agir efficacement pour aider les personnes dans le besoin. 

Le Programme verse le loyer aux bénéficiaires plutôt que de le remettre directement aux propriétaires, ce qui aurait mené à une vague de loyers impayés et d'expulsion, selon des militants contre la pauvreté.

Selon M. Stevenson, la façon de fournir l'aide sociale n'est plus efficace.

Nous manquons de ressources en santé mentale, dans le traitement de la toxicomanie et pour tout autre type de besoin qui n'est pas rempli par des volontaires et des citoyens, a-t-il noté.

Nous avons pris sur nous d’amener des cliniques mobiles, avec des infirmières praticiennes, des docteurs, du soutien prénatal et des services d’aide à la toxicomanie.

Le directeur général de la prestation de services d’aide au revenu du ministère des Services sociaux, Jeff Redekopp, explique que la province travaille avec les organismes communautaires afin de trouver une solution à ces problèmes.

Selon Jeff Redekopp, 200 personnes ont reçu de l’aide d’une façon ou d’une autre au Camp Hope et parmi les centaines de personnes qui s'y sont rendues pour y trouver un gîte ou de la nourriture, 22 d'entre elles ont trouvé une résidence fixe.

Avec les informations de Colleen Silverthorn

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...