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Daniel Paquet et Flany Ba : voir la danse en 2D

Le photographe Daniel Paquet prend en photo la danseuse Flany Ba. Flany danse debout sur une roche au milieu d'une vallée.

À VOIR - La danse vue par la photo avec le photographe Daniel Paquet et la danseuse Flany Ba. Réalisation Francis Marchildon.

Photo : Radio-Canada / Francis Marchildon

Francis Marchildon

Transposer la danse en image fixe, c'est le défi que se sont donné la danseuse Flany Ba et le photographe Daniel Paquet dans une courte performance réalisée dans la vallée de Arm River, au nord de Regina en Saskatchewan.

Le temps d'une demi-journée, les deux protagonistes qui ne se connaissaient pas au départ ont travaillé ensemble afin que soit captée, à travers la photo de Daniel, toute l'essence des mouvements de danse improvisés de Flany.

Avec lumière changeant d'heure en heure, la séance de photo s'est opérée en trois temps et dans trois lieux d'une énorme vallée pour capter un maximum d'images avant le coucher du soleil.

La danseuse Flany Ba et le photographe Daniel Paquet dans une vallée au nord de Regina en Saskatchewan.

La danseuse et le photographe se rencontraient pour la première fois pour mettre en commun leurs disciplines artistiques.

Photo : Radio-Canada / Francis Marchildon

Chacun son champ d'expertise

Il faut dire que Daniel, un habitué de la photographie de danse, part importante de la pratique du photographe de Regina, était la personne toute désignée pour mener à bien le projet de traduire la danse en 2D.

Selon Daniel, ce qui fait une bonne photo de danse, c'est le mouvement.

« Il y a la photo stock où tout est bien placé et il y a la photo de danse où on a vraiment l’impression qu’on a capté un mouvement sur l’instant. »

— Une citation de  Daniel Paquet

Selon Daniel Paquet, mettre en scène des modèles au milieu de la Prairie donne une âme et une émotion aux images. Ce sont à la fois des images qu’il aime prendre et que les danseurs aiment ajouter dans leur portfolio, dit-il.

Le photographe Daniel Paquet de Regina est accroupi pour prendre des photos dans une vallée. Il sourit.

Le photographe Daniel Paquet de Regina, un habitué de la photographie de danse, aime capter le mouvement.

Photo : Radio-Canada / Francis Marchildon

La danseuse Flany Ba de Regina est assise sur une roche au milieu d'une vallée au couché du soleil.

La danseuse Flany Ba de Regina est interprète et chorégraphe. Elle enseigne également la danse.

Photo : Daniel Paquet photo@PAQUET.ca

Au-delà de leur utilité promotionnelle, les photos peuvent également servir d’outil de développement professionnel pour le danseur dans son exploration du mouvement, affirme le photographe.

« De se voir en photographie, dans le détail, c’est quelque chose qui les aide à bâtir leurs mouvements. »

— Une citation de  Daniel Paquet

Pour sa part, Flany Ba est une experte du mouvement rythmé par la musique, que ce soit à travers la danse africaine, la pratique du kizomba, une danse de l’Angola, ou de la salsa. Le mouvement prend beaucoup de place dans la vie de l'interprète et chorégraphe.

Née au Québec d’un père sénégalais et une mère malienne, Flany habite Regina depuis 2014 ou elle enseigne la salsa et le kizomba à l'école de danse Regina Salseros.

Pour ce projet, Flany a utilisé comme seul repère deux courtes musiques qu'elle avait sélectionnées pour improviser la danse et se laisser guider par l'inspiration du moment.

Le paysage comme arrière-plan

Pour réussir les images comme il le souhaitait, Daniel Paquet a préféré ne pas interférer avec le mouvement. Il a donc laissé Flany Ba improviser du début à la fin afin de découvrir au fil de la danse les moments clés à saisir derrière sa lentille.

Le photographe s’est inspiré du paysage de la Saskatchewan pour ses compositions. Tantôt, une route sinueuse servait d’arrière-plan.

Plus tard, un ruisseau asséché en guise de toile de fond.

Finalement, au coucher du soleil, quelques grosses pierres transformées en plateforme de danse pour Flany.

Varier les angles

Pour capter l’image parfaite, le photographe n'a pas hésité à se coucher sur le sol afin d'obtenir une perspective différente.

Ou à grimper sur le toit de son véhicule pour aller chercher de la hauteur et réaliser des photos en plongée.

Pour Flany Ba, cette première collaboration avec un photographe posait quelques défis. Elle qui a l’habitude de danser devant un public a dû réajuster son approche artistique pour se concentrer sur l’interaction avec la caméra.

« Il faut être beaucoup plus précis dans son regard et dans ses gestes. Avoir des moments de pause pour créer quelque chose de beau. »

— Une citation de  Flany Ba

Maintenir cette précision dans le regard et dans les mouvements était d’autant plus difficile compte tenu de la surface instable de la route de terre qui servait de scène et du vent omniprésent. 

« Avec les cheveux dans la face et puis le nez qui coule aussi, c’est intéressant, mais le résultat final est vraiment beau! »

— Une citation de  Flany Ba

Le photographe et la danseuse n'auront passé que quelques heures ensemble, mais leur synergie et leur méthode de travail se sont rapidement installées. Les photos qui en résultent sont lumineuses et pleines de fougue. Elles placent l'observateur au cœur de la danse sous le ciel immense de la Saskatchewan.

Les deux protagonistes auront finalement réussi leur pari de créer un dialogue qui permet de voir la danse, la photographie et leur interaction sous un œil nouveau.

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