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Archives

Aux origines de la Coalition avenir Québec

Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault.

François Legault dirige depuis 2011 la Coalition avenir Québec, une formation politique qu'il a fondée.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Il y a dix ans, le 14 novembre 2011, une nouvelle formation politique voyait le jour au Québec. Les balbutiements de la Coalition avenir Québec ont été suivis de près par l'équipe du Téléjournal, comme en témoignent nos archives.

La création d’un mouvement

Avant d’être un parti politique, la Coalition pour l’avenir du Québec a été un mouvement nationaliste.

C'était le secret le moins bien gardé en ville, annonce la cheffe d’antenne Céline Galipeau au Téléjournal du 21 février 2011. Après avoir entretenu un certain suspense depuis maintenant plusieurs mois, François Legault a finalement plongé.

Téléjournal, 21 février 2011

Avec l’homme d’affaires Charles Sirois, l’ancien ministre du Parti québécois fonde la Coalition pour l’avenir du Québec afin, affirme-t-il, de mettre fin au cynisme politique ambiant.

Dans son reportage, le journaliste Pierre Duchesne en présente les principales idées.

Au sein de cette coalition, François Legault ne souhaite d’abord plus faire la promotion de la souveraineté du Québec.

Une position étonnante pour un homme politique qui a ardemment milité pour cette vision durant une dizaine d’années, ne manque pas de souligner son ancien collègue péquiste Bernard Drainville.

La Coalition pour l’avenir du Québec entend aussi rehausser la qualité de l’éducation dans la province. Des évaluations de performance, propose-t-on, pourraient permettre de moduler des augmentations de salaire pour les enseignants.

Afin de rassembler d’autres idées pour son plan d’action, une tournée est entreprise à travers le Québec par ce mouvement qui pourrait bien devenir un parti politique.

François Legault n'entretient que très peu de doute sur ses ambitions. Il faut que ça se réalise, déclare le cofondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec. Il y a une partie importante des changements qu'on propose qui passent par la politique.

Avec des élections provinciales prévues au plus tard en 2013, cela ne laisse pas beaucoup de temps à l’homme politique pour s’organiser…

Le lancement d’un parti politique

Le 14 novembre 2011 marque le retour bien officiel de François Legault dans l’arène politique et la naissance d'un nouveau parti au Québec : la Coalition avenir Québec (CAQ).

Pour le Téléjournal, le réalisateur Dominique Landry suit l’homme politique dans les coulisses de cette journée de démarrage.

Téléjournal, 14 novembre 2011

François Legault amorce la journée du 14 novembre 2011 dans un hôtel de Québec, où il reçoit les derniers conseils de ses plus proches collaborateurs pour le lancement de son parti.

De là, il se rend au Palais Montcalm pour présenter avec Charles Sirois le plan d’action de la Coalition pour l’avenir du Québec, le mouvement, puis la fondation de la formation politique qui en émane, la Coalition avenir Québec.

En conférence de presse, François Legault est bombardé de questions par les journalistes. Il enchaîne ensuite les entrevues pour différents médias, au téléphone ou à la caméra. Je pense qu'on a une société au Québec qui est immobile. On n’arrive pas à régler nos problèmes, peut-on l’entendre déclarer devant l’œil d’une caméra postée à la sortie de la salle de presse.

Le chef du nouveau parti politique provincial termine sa journée à Montréal, où il accorde une entrevue à Céline Galipeau dans les studios de Radio-Canada.

Bien que peu d’annonces aient été faites en cette journée de lancement de la CAQ, François Legault assure qu’il est entouré d’une équipe de jeunes prêts à relancer le Québec. Une équipe qu’il compare même à celle de René Lévesque en 1976.

Son principal objectif en fondant un nouveau parti politique? Mettre fin aux quarante ans de discussions et de division entre souverainistes et fédéralistes.

Sortons du déni! On ne réglera pas cette question-là dans un avenir prévisible. En attendant, le plafond coule, il faut régler nos problèmes, déclare François Legault.

Il faut rassembler les meilleurs joueurs dans la même équipe et parler d'autre chose que de la question constitutionnelle.

François Legault n’attend plus le grand soir. Le dossier de la souveraineté, assure-t-il, il n’y travaillera pas dans les dix prochaines années.

La fusion avant l’élection

Téléjournal, 13 décembre 2011

Un mois plus tard, le 13 décembre 2011, François Legault tient un second point de presse pour annoncer une alliance attendue avec l’Action démocratique du Québec (ADQ).

Le parti dirigé par Gérard Deltell disparaît et les quatre députés de l’ADQ qui siègent à l’Assemblée nationale deviennent des représentants de la CAQ, explique le journaliste Pierre Duchesne au Téléjournal.

Une entente de principe qui crée quelques remous chez les militants adéquistes, mais qui suscitent aussi d’autres affiliations.

Nous avons appris que, la semaine prochaine, la CAQ tiendra un autre point de presse pour annoncer l'adhésion de quatre députés indépendants, mentionne le journaliste en conclusion de son reportage.

Deux ex-péquistes, Daniel Ratthé et Benoît Charette, ainsi que deux anciens adéquistes, Éric Caire et Marc Picard se rallient ainsi le 19 décembre 2011 à la Coalition avenir Québec.

La Coalition avenir Québec prendra le pouvoir en 2018, après trois élections générales au Québec.

Encore plus de nos archives

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