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Honorer la mémoire d’un être cher en aidant les autres

Montage photo de Marc Dallaire (à gauche) et Louise Piquette (à droite).

Marc Dallaire et Louise Piquette

Photo : Fournies par Thérèse Dallaire et André Piquette

Geneviève Tardif

Faire face à la perte d’un être cher peut être difficile. Le don In Memoriam, de la Fondation franco-albertaine, permet à certains d'alléger la souffrance liée à la perte d’un proche tout en honorant sa mémoire.

Moi, j'ai vécu 50 ans avec Louise. Il n’y a pas un homme aussi chanceux que moi dans le monde qui aurait pu vivre avec une telle femme. Elle était toujours de bonne humeur, raconte André Piquette, dont la femme, Louise, est décédée en 2019.

Louise Piquette était sculptrice et peintre. Son écoute et sa joie de vivre marquaient les gens, dit André Piquette.

Un paysage est peint. On voit un cours d'eau entouré d'arbres et un ciel bleu.

Une oeuvre réalisée par Louise Piquette.

Photo : Fournie par André Piquette

C’est après un examen médical de routine que la nouvelle est tombée : Louise était atteinte d’une leucémie. Elle s’est alors mise à peindre constamment comme si elle savait que son temps était limité, se rappelle André Piquette.

Louise Piquette n’a pas disparu de la vie de son mari lorsqu’elle est décédée. Ses tableaux représentant des paysages aux couleurs vibrantes tapissent les murs de sa propriété.

Laisser une trace

Thérèse Dallaire a elle aussi perdu un être cher en raison du cancer il y a près de 20 ans. Son fils, Marc Dallaire, est décédé à l’âge de 41 ans.

Il était très malade (...), il m’a dit : "Je demande au bon Dieu de venir me chercher s'il ne me guérit pas." Il est mort peu de temps après, raconte sa mère, dont la douleur est toujours palpable.

Père de cinq enfants, Marc Dallaire était un homme très occupé. En plus de sa vie familiale, il était propriétaire d'une ferme et chauffeur d'autobus. Il s'impliquait aussi dans sa communauté, particulièrement auprès de l'École des Beaux-Lacs, à Bonnyville.

La création d'un fonds en l’honneur de son fils aide Thérèse Dallaire à adoucir le traumatisme de sa perte. Le fonds Marc Dallaire alimente maintenant les activités culturelles de l’École des Beaux-Lacs.

Dame portant un chandail rayé blanc et marine assise dans son bureau. Parle à la caméra.

Thérèse Dallaire nous parle du fonds créé à la mémoire de son fils et ce à quoi sert ce fonds

Photo : Radio-Canada

Marc à laissé son empreinte sur les personnes qu’il côtoyait. Il travaillait à l’école, il aimait l’école, il aimait les francophones, explique sa mère. Quand il est décédé, toute l’école à eu de la peine.

Louise Piquette a quant à elle laissé pas moins de 400 oeuvres, principalement des aquarelles de paysages qu’elle observait avec attention. Louise m’a appris à regarder les couleurs, dit André Piquette.

Homme au cheveux blancs, portant des lunettes et une chemise grise assis ddans un salon parle à la caméra.

André Piquette partage une anecdote de chasse alors qu'il était entouré de paysages colorés lui rappelant sa femme

Photo : Radio-Canada

Un fonds destiné aux étudiants en arts visuels en l’honneur de Louise Piquette verra le jour en 2023. 

Je voulais que sa mémoire continue comme artiste pas seulement à travers ses peintures, mais aussi pour promouvoir les artistes francophones dans les arts visuels, explique André Paquette.

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