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Les jeux d’évasion en ligne ont la cote

Deux adultes sont devant un écran et participent à un jeu d'évasion virtuel.

Des entreprises québécoises de jeux d'évasion ont développé une nouvelle offre en ligne.

Photo : Radio-Canada / Défi-Évasion

Radio-Canada

Si les jeux d'évasion ont eu la vie dure pendant les premiers mois de la pandémie, les nouvelles façons qui ont été mises au point pour vivre l'expérience virtuellement ont réussi à se démarquer et à créer de l'engouement.

Ainsi, bien que la crise de la COVID-19 ait entraîné la fermeture de certaines salles de jeux d’évasion au Québec, l’industrie se porte aujourd’hui plutôt bien, selon plusieurs propriétaires de ce type d'entreprise.

En immersion dans une expérience dont le but est de parvenir à s’échapper d’une pièce thématique dans un délai donné, les participants et participantes d’un jeu d’évasion doivent trouver des indices et résoudre des énigmes pour progresser vers la sortie.

En développant une offre virtuelle, des boîtes telles qu’Immersia et Défi-Évasion ont pu continuer de divertir les adeptes même à distance. Ça a ouvert plusieurs portes qu'on n’aurait pas pu ouvrir autrement , affirme Maxime Filion, copropriétaire d’Immersia.

L’entreprise québécoise a vu le jour en 2016 et compte maintenant deux succursales, l’une à Laval et l’autre à Boisbriand. Quand on regarde ce qui était disponible en 2016 et ce qui l’est aujourd'hui, il y a quand même un gros pas en avant qui a été fait , observe M. Filion au sujet du nombre de jeux déployés.

En effet, l’offre québécoise en matière de jeux d’évasion est de plus en plus diversifiée et évoluée, si bien que certains centres visent désormais les marchés internationaux.

C’est le cas de Défi-Évasion, ouvert depuis 2015, qui offrira plus tard ce mois-ci une nouvelle plateforme pour présenter ses nombreux jeux en ligne. On a connu un très beau succès au Québec et nos jeux se positionnent très bien, souligne le président de l’entreprise, Dave Welsh. Actuellement, on élabore des stratégies de commercialisation hors Québec, donc on vise le Canada, les États-Unis et éventuellement l’Europe.

Selon Richard Cameron Morneau, cofondateur du blogue Échappez-vous! (qui se consacre aux jeux d’évasion), le calibre de ce type de jeu est très intéressant dans la province. Les entreprises sont encore très jeunes au Québec, mais on est réputées mondialement pour avoir un bon imaginaire, observe-t-il. En ce qui a trait aux scénarios, c’est vraiment un monde intéressant qui se développe très rapidement.

Utiliser la technologie pour améliorer l’expérience de jeu

Aux yeux de Maxime Filion, le secret du succès des jeux d’évasion se trouve dans le côté immersif de la chose. Ça captive l’imaginaire et les gens embarquent dans les histoires , observe-t-il.

Afin de créer des expériences les plus saisissantes et les plus diversifiées possible, l’emploi de la technologie, comme l'utilisation de microcontrôleurs pour faire fonctionner les énigmes, s’impose de plus en plus dans les différents scénarios. Si avant, la progression du jeu relevait souvent de cadenas traditionnels dont il faut découvrir la combinaison ou trouver la clé, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

En effet, depuis les débuts d’Immersia, M. Filion a pu observer une certaine croissance de l’apport technologique chez les entreprises québécoises. La technologie apporte beaucoup à l’expérience, souligne-t-il. Au lieu de toujours ouvrir un cadenas pour accéder à quelque chose, peut-être qu'il faut placer un objet à un endroit précis qui va déclencher un mécanisme.

Manipuler des poupées vaudou sur une île secrète, réussir des jeux d’adresse dans un cirque déjanté ou reconstituer un squelette dans une forêt ténébreuse : les possibilités pour faire avancer la quête et créer la surprise sont désormais illimitées.

Si l’on trouve des objets ou qu'on fait bouger un élément et que ça déclenche des éléments visuels ou sonores, c'est hyper intéressant , estime M. Richard Cameron Morneau, qui a testé plus d’une centaine de jeux d’évasion au Québec.

Une activité pour tous les publics

Que ce soit en famille ou entre proches, les jeux d’évasion attirent plusieurs types de groupes. De l’avis de M. Welsh, la clientèle n’a pas de limites. On a des résidences de personnes âgées qui viennent pour travailler l’aspect cognitif des aînés, explique-t-il. Il y a plein de volets à exploiter!

Au-delà de l’aspect ludique, c'est aussi un type d'activité intéressant pour le renforcement d'équipe. Le président de Défi-Évasion considère d’ailleurs qu’environ 30 % de sa clientèle est issue des milieux de travail.

C’est une expérience d’une heure où il faut résoudre des problèmes ensemble, note le copropriétaire de Cabinet Mysteriis Thomas Roussel. Les bons et les mauvais côtés d'une équipe vont apparaître relativement facilement!

Dave Welsh ajoute qu’il s’agit d’une activité valorisante, qui amène une occasion de se retrouver en groupe pour sortir de la routine. Selon lui, c’est un moment qui permet de réfléchir collectivement et durant lequel les gens unissent leur force vers un but commun.

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