•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Analyse

Le nouveau maire de Québec contraint à collaborer

Bruno Marchand regarde vers la gauche, d'un air sérieux.

Bruno Marchand, maire élu de Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Conseil minoritaire, tramway et troisième lien : Bruno Marchand devra manœuvrer avec doigté sur tous les fronts.

Ce n'était pas le scénario rêvé. Quelques heures avant le vote, Bruno Marchand croyait pouvoir ravir la mairie dans un vote clair et diriger une administration majoritaire.

Non seulement il se retrouve à la tête d'une équipe de conseillers minoritaires, mais qui est aussi peu expérimentée.

La Ville s'apprête à lancer le plus gros projet d'infrastructure de son histoire récente. Le maire désigné aura besoin d'une équipe solide pour faire face aux défis que cela implique.

M. Marchand n'a d'autres choix que de tendre la main aux oppositions, dont les deux tiers des conseillers ont aussi été élus pour la première fois.

Les électeurs ont opté pour un conseil municipal divisé et renouvelé. Le défi est de taille.

L'épreuve des faits

Le nouveau maire a promis plusieurs fois en campagne de consulter la population sur le projet de tramway. Bruno Marchand tient à reprendre le dialogue avec les citoyens. Le projet a manqué d'acceptabilité sociale sous l'administration Labeaume.

Quand on regarde les résultats électoraux, les trois quarts des électeurs ont voté pour un parti qui appuie le projet de 3,3 milliards de dollars.

Montage d''une image du tramway devant la carte du réseau de transport structurant.

Bruno Marchand aura-t-il la marge de manoeuvre nécessaire pour apporter des changements au projet de tramway?

Photo : Radio-Canada

Québec forte et fière souhaite apporter quelques améliorations au projet. Il veut enfouir les fils et éliminer la plateforme de béton par exemple. Ses idées devront toutefois passer l'épreuve des faits.

Dans un projet d'envergure, il ne suffit pas de demander aux consortiums retenus d'évaluer de nouveaux paramètres. Le processus est beaucoup plus étoffé. Il demande temps et argent.

Les dépassements de coûts en raison des retards et de l'inflation font maintenant partie de l'équation. Ajoutez à cela un gouvernement qui tient dur comme fer à ce que le projet se réalise en respectant le budget.

Bruno Marchand n'aura peut-être pas la marge de manœuvre espérée pour imposer des changements majeurs.

Troisième lien

Il serait surprenant que le maire désigné prenne une position plus tranchée dans le dossier du tunnel Québec-Lévis. Il a évité de le faire jusqu'ici. Il risque de repousser l'échéancier et gagner du temps.

Pas question de se mettre à dos le gouvernement Legault dès le départ. La priorité pour Bruno Marchand est de bâtir une nouvelle relation avec la CAQ après des années de tensions avec l'administration Labeaume.

Le tunnel sera aménagé sur deux étages avec un total de six voies de circulation, dont deux réservées au transport en commun.

Bruno Marchand devra faire preuve de prudence avec le gouvernement Legault dans le dossier du 3e lien.

Photo : Gouvernement du Québec

Le canal de communication semble déjà ouvert. La main tendue aux autres municipalités par M. Marchand, notamment au maire de Lévis, pour relancer un climat de collaboration, c'est de la musique aux oreilles du gouvernement.

La CAQ travaille à développer une vision régionale pour la capitale nationale. Le discours de Bruno Marchand s'inscrit parfaitement dans cette façon de penser.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !