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Près de 30 000 déplacements pour la première saison du service àVélo

Des vélos à assistance électrique du RTC

Environ 5000 usagers différents ont essayé le service àVélo cet été.

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a connu un succès plus grand que prévu avec sa première saison de vélopartage, qui a pris fin le 31 octobre dernier. En 4 mois, plus de 29 000 déplacements ont été enregistrés, alors que le RTC s’attendait plutôt à 25 000.

Le petit nombre de stations (10) et de vélos à assistance électrique (100) déployés cet été n’ont visiblement pas freiné les ardeurs du public. Environ 5000 usagers différents ont eu recours au service àVélo, du 9 juillet au 31 octobre.

Ça confirme vraiment qu'il y avait un besoin de la part de la clientèle, indique la porte-parole du Réseau de transport de la Capitale, Brigitte Lemay en guise de bilan, alors que les vélos viennent tout juste d’être retirés pour l’hiver.

À savoir si certains lieux auraient dû être desservis dès cet été, Mme Lemay répond qu’àVélo en est à ses balbutiements. Pas moins de 30 stations et 300 vélos vont s’ajouter chaque année jusqu'en 2024, pour atteindre un total de 100 stations et 1000 vélos.

« C'est vraiment le début de quelque chose alors il fallait y aller stratégiquement pour la première année. »

— Une citation de  Brigitte Lemay, coordonnatrice aux relations publiques pour le Réseau de transport de la Capitale
Brigitte Lemay, coordonnatrice aux relations publiques pour le RTC.

Brigitte Lemay, coordonnatrice aux relations publiques pour le RTC

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Selon les données du Réseau de transport de la Capitale, les usagers qui ont acheté un abonnement mensuel avec le service àVélo l’ont utilisé en moyenne trois fois par semaine.

Le Réseau de transport de la Capitale invité à peser sur l’accélérateur

Ce premier bilan démontre non seulement l’intérêt du public pour le vélopartage à Québec, mais aussi la capacité du Réseau de transport de la Capitale à déployer un tel réseau, selon le directeur général de l’organisme Accès Transports Viables, Étienne Grandmont.

Le défi pour les prochaines années, ça va vraiment être de tabler là-dessus, sur cette expertise qui a été bâtie et de continuer à développer l'intérêt des citoyens et citoyennes, indique-t-il.

À son avis, le Réseau de transport de la Capitale aurait avantage à peser sur l’accélérateur et déployer ses nouvelles stations encore plus rapidement que prévu. M. Grandmont n’en démord pas : la fiabilité d’un réseau de vélopartage repose en grande partie sur sa densité.

« On risque d'avoir plus d'intérêt des citoyens si on a plusieurs stations les unes à côté des autres. »

— Une citation de  Étienne Grandmont, directeur général d'Accès Transports Viables
Étienne Grandmont, directeur général d'Accès Transports Viables.

Étienne Grandmont, directeur général d'Accès Transports Viables

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Pour l’an prochain, le Réseau de transport de la Capitale promet que son système de vélopartage sera étendu de manière prioritaire chez les grands générateurs de déplacements.

Mme Lemay indique que cela inclut non seulement les institutions d’enseignement, comme Radio-Canada l’a déjà révélé, mais aussi entreprises qui comptent beaucoup d’employés et des lieux qui sont situés à proximité des pistes cyclables.

Les devoirs de la Ville

Au-delà du Réseau de transport de la Capitale, la Ville de Québec a un rôle fondamental à jouer pour favoriser la mobilité active sur son territoire, selon M. Grandmont.

Pour convaincre davantage de citoyens de se déplacer à vélo, il faudra construire plus de pistes cyclables, et non pas se contenter de faire du marquage au sol avec de la peinture.

« Si le réseau n'est pas fait pour donner un sentiment de sécurité élevé chez les utilisateurs et utilisatrices, on n'est pas gagnants. Les gens ne voudront pas l'utiliser davantage. »

— Une citation de  Étienne Grandmont, directeur général d'Accès Transports Viables

Alors qu’un nouveau maire vient tout juste d’être élu, M. Grandmont plaide pour une augmentation des budgets consacrés au réseau cyclable dans la capitale.

On a une nouvelle administration qui s'est déjà engagée à ce niveau-là aussi pendant la campagne. On espère que cet engagement-là va voir le jour assez rapidement, lance-t-il.

Une saison plus longue et des tarifs plus abordables?

M. Grandmont plaide aussi pour une extension de la saison de vélo, qui dure du 1er mai jusqu'au 31 octobre à Québec. Pourtant, le climat offre souvent des conditions favorables au vélo en avril et en novembre.

Dans d'autres villes du Québec, ça commence un mois plus tôt, ça se termine un mois plus tard; ils ont deux mois de plus de saison cyclable officielle sur leur territoire. Est-ce qu'on peut faire la même chose à Québec?, demande-t-il.

M. Grandmont plaide également pour une réduction des tarifs du service àVélo, qui sont actuellement de 35 $ pour un abonnement mensuel et 6 $ pour un passage unique de 30 minutes ou moins.

Sur ce point, le Réseau de transport de la Capitale affirme que sa grille tarifaire en vigueur l’été dernier était préliminaire et qu’elle sera révisée l’an prochain.

Évidemment, il y aura toute une réflexion qui sera faite autour de cette grille tarifaire-là, assure la porte-parole Brigitte Lemay. Par exemple, on sait déjà qu'on pourra offrir un abonnement saisonnier, donc pour l'entièreté de la saison.

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