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Le PLQ prêt à céder le passage au chef du PQ dans Marie-Victorin

Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon en conférence de presse. Derrière lui, on voit le député Pascal Bérubé.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ne peut siéger à l'Assemblée nationale, car il n'a pas encore été élu dans une circonscription.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

La chef du Parti libéral du Québec a déclaré lundi sur Twitter que son parti est prêt à ne pas présenter de candidat dans la circonscription de Marie-Victorin, si la Coalition avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire sont d’accord, afin de permettre au chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, de faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Comme la députée indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, est devenue mairesse de Longueuil hier, le siège de la circonscription s’est automatiquement libéré, un député ne pouvant être simultanément maire d’une ville.

Or, en vertu de l’article 130 de la loi électorale québécoise, une élection complémentaire devra être tenue dans la circonscription de Marie-Victorin dans les six mois suivant la démission de Mme Fournier. Ce qui implique la tenue d'une élection partielle dans la circonscription au plus tard au début de mai.

Cela pourrait constituer une occasion à ne pas manquer pour le chef du Parti québécois de faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Paul St-Pierre Plamondon n’était en effet pas député lorsqu’il est devenu chef du parti, en octobre 2020. Par conséquent, il ne peut pas y siéger ni intervenir dans les débats au Salon bleu.

« On l’a fait par le passé pour Robert Bourassa. On l’a fait à plusieurs reprises pour permettre à des chefs de l’opposition d’entrer à l’Assemblée nationale. »

— Une citation de  Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec

On le ferait, mais il faudrait que l’ensemble des partis s’entendent pour le faire arriver et j’encourage Paul St-Pierre Plamondon à être candidat, a déclaré Mme Anglade lors d’une entrevue accordée à Radio-Canada.

L’occasion est d’autant plus alléchante pour le chef péquiste que ce comté a longtemps été considéré comme un bastion péquiste, ce qui était encore vrai aux dernières élections, avant que Mme Fournier ne prenne ses distances du parti.

Un baume... ou un nouvel écueil

L’occasion de reprendre cette circonscription et de faire son entrée à l’Assemblée nationale quelques mois avant les prochaines élections générales sera certes tentante pour M. St-Pierre Plamondon. Encore plus tentante si ses adversaires lui cèdent le passage, mais rien n’indique que ce sera le cas pour le moment.

Bien qu'une victoire péquiste dans Marie-Victorin soit une occasion de remonter le moral des troupes avant les élections, une défaite dans cette circonscription serait en contrepartie fort dommageable pour le leadership de M. St-Pierre Plamondon et même pour l’avenir du parti qui ne compte plus que sept députés.

Catherine Fournier s’était fait élire dans Marie-Victorin sous la bannière du PQ en 2016 avec une mince avance de 705 voix sur le candidat de la CAQ. Elle y siégeait cependant à titre de députée indépendante après avoir quitté le PQ en mars 2019.

La circonscription était dans l'escarcelle du Parti québécois depuis 1985, jusqu'à ce que Mme Fournier ne devienne indépendante.

La mairesse élue de Longueuil devrait démissionner officiellement de ses fonctions de députée au cours de la semaine.

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