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Lehouillier n’est plus intouchable, affirme Repensons Lévis

Serge Bonin photographié dans un parc du secteur de Saint-Étienne à Lévis.

Serge Bonin a été élu dans le district de Saint-Étienne à Lévis.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Même s’il est le seul de sa formation à avoir franchi la muraille Gilles Lehouillier, le candidat de Repensons Lévis dans Saint-Étienne Serge Bonin assure que son élection changera la dynamique à l’Hôtel de Ville de Lévis, et ce, à l’avantage des citoyens.

On a fait un énorme pas. Lehouillier semblait intouchable, s’est réjoui M. Bonin au lendemain du scrutin.

Si le conseiller municipal devra composer avec 15 élus de l’Équipe Lehouillier, Serge Bonin souligne que la présence de Repensons Lévis dans tous les districts aura forcé ses adversaires à être davantage à l’écoute des citoyens.

Les candidats ont été obligés de sortir sur le terrain. De faire des portes et de rencontrer des gens. On n’avait pas vu ça la dernière fois. Ça, c'est un gain immense, affirme celui qui a vaincu le président de la Société de transport de Lévis, Mario Fortier.

Lors du dernier mandat, Gilles Lehouillier avait réussi à faire élire des membres de son équipe aux 15 sièges de conseiller à l’Hôtel de Ville, dont 10 par acclamation.

« Lévis a manqué de débat, de débat visible à tout le moins. Je ne sais pas s'il y en avait en coulisse, mais il n'y a pas eu de vote au conseil municipal. Il n'y a pas eu de discussions. Je veux amener ça. »

— Une citation de  Serge Bonin, conseiller municipal à la Ville de Lévis

Collaboration

Le père de quatre enfants assure qu’il ne s’opposera pas systématiquement à toutes les idées avancées par ses collègues.

Je ne suis pas là pour empêcher l'administration de fonctionner. Je suis là pour écouter mes citoyens et questionner si ça a du bon sens. Si je suis mal à l’aise, je vais demander le vote, précise Serge Bonin.

« Maintenant qu'on est là, il y a quelqu'un qui va gratter, qui va aller voir. Lévis est une très belle ville, mais il y a des choses à améliorer quand même. Il faut les nommer. Quand il n'y a pas d'opposition, ces choses-là ne sont pas nommées. »

— Une citation de  Serge Bonin, conseiller municipal à la Ville de Lévis

Un signal

Gilles Lehouillier a remporté la course avec une forte majorité de près de 75 %. En 2017, sa majorité atteignait 92 %.

Cette année, son adversaire sous la bannière de Repensons Lévis, Elhadji Mamadou Diarra, a obtenu près de 21 % des votes.

Le jeune parti a aussi mené plusieurs chaudes luttes dans les districts et les 15 candidats ont obtenu en moyenne 35 % des voies. Si M. Bonin est le seul à avoir transformé ces votes en un siège à l’Hôtel de Ville, il assure qu’il partage le pouvoir avec le reste du parti.

On a entrouvert une porte et on est entré à l'Hôtel de Ville. Ils ne seront pas seuls. Ils ne pourront pas faire tout ce qu'ils veulent, prévient-il.

Le parti existe encore. On a tout ce qu’il faut pour être là aux prochaines élections, conclut-il.

Outre son nouveau rôle de conseiller municipal, Serge Bonin organise notamment des conférences pour l’association des étudiants aux études supérieures de l’Université Laval. Il est aussi producteur et comédien.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

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