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Les fonctionnaires québécois de retour au bureau à compter du 15 novembre

Des postes de travail dans des cubicules.

Mis à part le personnel enseignant et les travailleurs de la santé, la majorité des employés de la fonction publique québécoise est en télétravail depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Photo : Getty Images / a40757

Radio-Canada

Le télétravail à temps plein tire à sa fin pour les fonctionnaires québécois, a décidé la ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel.

Les membres de la fonction publique seront graduellement appelés à revenir travailler dans les bureaux à raison de deux jours par semaine à compter du lundi 15 novembre.

Québec souhaite plus précisément que 50 % du personnel de la fonction publique soit de retour au travail en mode hybride d’ici le 14 janvier. L’autre moitié des fonctionnaires devra faire de même d'ici le 28 janvier.

Le retour graduel vise à permettre aux ministères et organismes de l'État québécois d'adapter les milieux de travail de manière à assurer le respect des mesures sanitaires.

Mis à part le personnel enseignant et les travailleurs de la santé, la grande majorité des employés de la fonction publique québécoise est en télétravail depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Leur retour au travail a été repoussé à plus d'une reprise en raison de la situation épidémiologique. Québec l'avait envisagé à compter du 7 septembre, puis du 4 octobre, avant de repousser le tout à une date ultérieure.

Selon la ministre LeBel, de nouvelles dates peuvent être annoncées maintenant, puisque la situation épidémiologique le permet. Le plan pourrait toutefois être modifié au besoin.

Je le réitère : le télétravail pour les employés dont les tâches sont propices à ce mode de travail est là pour rester, indique-t-elle dans un communiqué.

« À partir du 15 novembre, ce sera le début d'une ère nouvelle pour l'ensemble du personnel. Je suis persuadée que cette façon de faire permettra un meilleur équilibre entre le travail et la vie professionnelle et qu'il rendra le gouvernement plus attrayant. »

— Une citation de  Sonia LeBel, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor

Après le 28 janvier, précise par ailleurs la ministre, l'encadrement des employés de la fonction publique s'effectuera en vertu de la Politique-cadre en matière de télétravail.

Cette politique, qui n'est pas encore en vigueur, stipule que le télétravail est un mode d'organisation du travail à privilégier de façon hybride.

On y précise cependant que le télétravail est uniquement possible pour les emplois dont les attributions peuvent s'exercer dans ce mode et pour les personnes qui possèdent les aptitudes compatibles en ce sens.

La politique donne aussi de la latitude aux sous-ministres, qui peuvent suspendre temporairement et sans délai la participation au télétravail pour assurer les besoins [d'un] service.

Elle prévoit en outre qu'un employé peut suspendre sa participation au télétravail ou y mettre fin dans la mesure où il annonce ses intentions 15 jours à l'avance.

Les syndicats demandent à Québec d'être flexible

En entrevue à Radio-Canada, la présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre, affirme être surprise, et un peu inquiète, de la décision du gouvernement.

« Est-ce que c'est vraiment le bon moment de faire ça, juste avant la période des fêtes? Nous, on est un petit peu pris de court. On est surpris de la vitesse à laquelle ils veulent faire ça. »

— Une citation de  Line Lamarre, présidente du SPGQ

Y aurait-il eu lieu d'avoir plus de souplesse, de parler avec les syndicats?, se demande en outre la cheffe syndicale, qui dit ne pas avoir été informée de la décision à l'avance.

Selon Mme Lamarre, ce sont les gestionnaires et leurs proches collaborateurs qui seront les premiers à revenir au travail, entre le 15 novembre et le 3 décembre.

Cela leur laisse bien peu de temps pour gérer la situation, notamment pour aménager les espaces de travail et décider quels employés viendront au bureau quel jour, afin d'éviter que tous les employés se présentent en même temps.

En gestion du changement, les spécialistes vous diraient que c'est précipité, laisse-t-elle tomber, avant de préciser qu'elle craint aussi la réaction des membres de son syndicat, qui regroupe quelque 20 000 spécialistes dans la fonction publique québécoise.

Mme Lamarre convient qu'un certain nombre de syndiqués seront contents de retourner au bureau. Elle s'attend toutefois à ce que certains soient surpris de constater qu'ils devront dorénavant partager des espaces de travail avec d'autres collègues, ce qui n'était pas le cas avant la pandémie.

Nous ne nous opposons pas au retour sur les milieux de travail, indique de son côté le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Le syndicat, qui représente 30 000 membres, demande cependant à l'employeur de mettre en place les plus hauts standards de santé et sécurité.

Le gouvernement du Québec devra aussi être flexible dans l’application du mode hybride [télétravail], s’il ne souhaite pas accentuer la pénurie de main-d’œuvre dont il est victime en ce moment, affirme M.  Daigle.

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