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Coincés depuis 2 ans, les snowbirds se massent près de la frontière pour l’ouverture

La Calgarienne Donna Call et son chien, J. J., se reposent devant leur véhicule récréatif à Milk River, en Alberta, en attendant la réouverture de la frontière américaine.

Les snowbirds canadiens comme la Calgarienne Donna Call font la file au camping en attendant la réouverture de la frontière américaine.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Près de deux ans après s’être fait couper les ailes par la COVID-19, les snowbirds canadiens attendent avec impatience la réouverture de la frontière américaine, lundi, pour prendre la route en direction des États-Unis.

Au camping Eight Flags, dans le hameau de Milk River, en Alberta, les propriétaires de véhicules récréatifs trépignent d’impatience à l’idée de passer la frontière à Coutts après ce qui leur a semblé être une éternité.

Tout d’un coup, quelqu’un a dit que la frontière était pour rouvrir et tout le monde est devenu fou, raconte la gestionnaire du camping, Helen Runka.

Ils disent qu’ils attendent ce moment depuis deux ans et qu’il n’est pas question de le manquer.

Les 35 espaces de camping de l’entreprise sont réservés en double cette fin de semaine. Un stationnement de fortune a également été aménagé près du terrain de baseball municipal pour gérer le surplus de vacanciers.

Forts d’une attente qui a déjà duré deux ans, plusieurs sont prêts à faire la file pendant des jours pour passer la frontière le plus rapidement possible après l’ouverture, note Mme Runka.

Il y en a un qui attend depuis 18 jours, explique-t-elle. Il y en a un de la Saskatchewan et un autre de l’Ontario qui sont là depuis 14 jours.

Donna Call et son mari sont partis de Calgary et font route vers Brenda, en Arizona. Ils sont arrêtés au camping depuis le 21 octobre. Ça fera bientôt 17 jours qu’on est là, explique-t-elle.

On a eu de la neige. Ça n’était pas beau. Il a fait -13 degrés Celsius pendant quatre ou cinq jours.

En file dès la veille pour être les premiers

Quand on lui demande si elle est prête à faire la file dès dimanche soir pour être certaine de passer en premier, Mme Call dit non, mais si j’avais écouté mon mari, probablement.

Nous allons partir vers 5 h, lundi matin. J’espère simplement que la file ne s’étendra pas déjà de la frontière jusqu’ici à cette heure-là.

Le Saskatchewanais Don Breckenridge espérait, quant à lui, avoir garé son véhicule récréatif dans un camping de Las Vegas le 31 octobre, mais il est toujours en Alberta et s’impatiente.

Si vous regardez la température par ici, ça devient extrêmement froid, la nuit, confie-t-il.

Ça va ressembler à un zoo, ici, la veille de la réouverture [de la frontière]. Les gens veulent traverser avant que la neige arrive.

Pour ceux qui ne veulent que visiter les États-Unis, comme Otto Miantz, la file à la frontière risque de compliquer les choses.

Il compte rejoindre un ami au Montana avant de visiter l’Idaho et l’État de Washington, puis revenir vers Vancouver, en Colombie-Britannique.

À l’aube de la réouverture, il sera aux aguets très tôt et prêt à s’intégrer à la file de voyageurs, quelle qu’en soit la longueur. Je m’attends à ce qu’il y ait beaucoup de monde. Ce sera complètement fou.

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