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Le français est la langue d’affaires au Québec, assure le Conseil du patronat

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« Il n’y a aucun doute que la langue d’affaires, c’est le français au Québec », selon le président du Conseil du patronat, Karl Blackburn.

Photo : iStockPhoto / Fizkes

Radio-Canada

Dénoncé sur toutes les tribunes cette semaine, l’unilinguisme anglophone du PDG d'Air Canada a remis à l’ordre du jour la place qu’occupe le français dans le milieu des affaires au Québec.

Mais à entendre le président du Conseil du patronat, Karl Blackburn, en entrevue à l’émission radio Les faits d’abord, le sujet ne devrait pas inquiéter puisqu'il n’y a aucun doute [que] la langue d’affaires est le français [au Québec].

M. Blackburn en veut pour preuve les résultats d’un sondage réalisé auprès des membres du Conseil du patronat cette année en lien avec le dépôt par la Coalition avenir Québec (CAQ) du projet de loi 96 qui vise à renforcer la Charte de la langue française.

Selon lui, il est clair que les patrons québécois veulent en faire plus pour protéger le français, puisque la vaste majorité des répondants au sondage ont affirmé ne voir aucun problème à être assujettis à la nouvelle loi, même les entreprises de juridiction fédérale.

Seules les petites entreprises auraient apporté un bémol en soulignant qu’elles auront besoin de plus de ressources pour ce faire.

Pour M. Blackburn, les Québécois devraient plutôt se préoccuper du taux important d’analphabètes et d’analphabètes fonctionnels que compte le Québec.

Un travailleur sur deux de 16 à 64 ans ne comprend pas ce qu’il lit au Québec. On doit se faire un devoir de corriger […] cette non-fierté que nous avons pour notre propre langue, dit-il.

Également interrogé, l'ancien commissaire aux langues officielles Graham Fraser pense pour sa part que toute la controverse autour du PDG d’Air Canada montre que le bilinguisme est désormais perçu comme une préoccupation du passé par le reste du Canada.

Il avance que le multiculturalisme et la question autochtone ont remplacé les débats sur le bilinguisme au pays, bien qu’il souligne qu’il est maintenant impensable de voir un chef de parti ne pas parler français à Ottawa.

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