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Après des années de démarches, la région acadienne oubliée de Tor Bay enfin reconnue

Plus de 200 ans après sa fondation, la communauté acadienne de Tor Bay est fière d’être enfin reconnue.

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Sylvestre Pellerin (gauche) et Jude Avery (droite) ont tous les deux grandi dans la communauté acadienne de Tor Bay.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

La communauté acadienne de Tor Bay est heureuse, car elle à enfin été entendue. Presque deux siècles après sa création, elle vient enfin d’être reconnue comme membre à part entière de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE).

Le fondateur de la Société des Acadiens de Tor Bay, Jude Avery, s'est battu pendant plusieurs années pour recevoir cette reconnaissance.

Pour nous, ça a été un sentiment d’accomplissement, affirme-t-il. Ça a été comme : enfin, c’est arrivé. La justice est arrivée.

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Jude Avery s'est battu pendant une grande partie de sa vie afin que la région de Tor Bay soit reconnue comme étant acadienne.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Peu de temps avant la pandémie M. Avery avait pris contact avec la FANE pour leur demander d’intégrer la fédération. Mais tout s’est arrêté en mars 2020, et c’est seulement cet automne que M. Avery a reçu un appel de l'organisme.

Le 1er novembre, Marie-Claude Rioux, directrice générale de la FANE, s’est rendue à Tor Bay, dans le village de Larry’s River, pour la première fois.

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La communauté acadienne de Tor Bay située sur une carte de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Mme Rioux n’avait aucune idée de l’existence d’une communauté acadienne à cet endroit avant que Jude Avery ne lui en parle.

Dès qu’elle l’a appris, elle ne pouvait plus l’ignorer.

Tor Bay, c’est une région acadienne qui a toujours existé, explique Mme Rioux, qui a été créée peu après la déportation des Acadiens, et qu’on ne connaissait pas. Alors pour nous aussi, c’est retrouver un membre de la famille qu’on avait oublié.

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Marie-Claude Rioux affirme vouloir faire son possible pour aider les acadiens de Tor Bay.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Lors de sa visite. Mme Rioux a dit être très émue par ce groupe d’Acadiens.

« Je pense qu’on a des leçons à apprendre de la région de Tor Bay en matière de résilience. »

— Une citation de  Marie-Claude Rioux, directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse.

Le rêve de cette communauté était d’être officiellement reconnue en tant qu’Acadienne. Maintenant qu'il s’est réalisé, ils en ont un autre : une école de langue française.

Le Conseil Scolaire acadien provincial (CSAP) dit que plusieurs facteurs entrent en compte avant de pouvoir étudier cette demande.

Pour que ce rêve puisse un jour devenir une réalité, la Société des Acadiens de Tor Bay et la FANE préparent un sondage.

Ils veulent entre autres savoir combien il y a d’Acadiens dans la région et le nombre exact d’enfants francophones ou d’ayants droit.

Ces données permettraient de justifier la création de services en français tels qu’une école, mais aussi une garderie, des centres de francisation ou autres.

C’est très clair qu’on ne va pas aller imposer quelque chose dans la région de Tor Bay on va par contre leur offrir la multitude des possibilités qui s’offrent à eux, affirme Marie-Claude Rioux.

Sylvestre Pellerin, qui a grandi à Larry’s River, se réjouit des portes qui s’ouvrent maintenant à sa communauté. C’était la meilleure journée de ma vie que j’ai eu depuis longtemps, affirme-t-il, la voix pleine d’émotion.

Selon M. Pellerin, la communauté acadienne de Tor Bay ne peut maintenant qu'aller de l’avant.

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