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L’atelier maison des casse-noisettes

Un homme fabrique un casse-noisette.

Jean Leclaire fabrique dans son atelier des casse-noisettes de 35 à 215 centimètres.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Le Franco-Ontarien John Leclaire voue une véritable passion pour les personnages du ballet de Tchaïkovski. Incapable de trouver des figurines de bois format géant à Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario, il fabrique plutôt les fameux casse-noisettes chez lui, dans son atelier.

« Je me suis tanné d’attendre. J'ai acheté une latte [de bois] et une tour à bois. J’ai commencé à tourner du bois et j’ai fait mes propres casse-noisettes. »

— Une citation de  Jean Leclaire, artisan du bois

Autodidacte, il apprend en regardant des formats miniatures qu’il a achetés par le passé.

Des casse-noisettes.

Une partie des oeuvres de Jean Leclaire qu'il expose à son domicile pendant le temps des Fêtes.

Photo : Avec la permission de Jean Leclaire

Je n’ai pas appris, j’ai juste commencé à virer [le bois]. J’avais un petit et je le regardais. Avec le temps, tu viens habitué et tu en fais toutes sortes, avoue-t-il.

Il les fabrique depuis déjà trois ans, pour un total de 22 œuvres d’art. Il m'en manque un peu, j’en ai donné à chacun de mes enfants et mes petits-enfants, dit-il, entouré de casse-noisettes dans son salon.

Ce sont des œuvres d’art qui prennent un certain temps à faire puisqu'il doit couper, tourner, coller et peindre le bois.

Une sculpture en pièce détaché.

Jean Leclaire peint ses statuettes de bois en pièces détachées.

Photo : Jean Leclaire

Ça prend environ un mois à les faire, avoue le retraité qui décore les pièces de sa maison avec plusieurs casse-noisettes.

Six dans le salon, quatre dans la cuisine. Il en prend bien soin en les déplaçant. C’est comme des membres de familles. Chacun est unique, lance-t-il à la blague, mais avec un fond de vérité.

Un homme transportant un casse-noisette sur un diable.

Les casse-noisettes peuvent peser jusqu'à 55 kg. Jean Leclaire doit prendre un diable afin de le déplacer dans sa maison.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Il n’hésite pas à dévoiler quelques secrets de ses statuettes quand Radio-Canada visite son atelier situé dans le sous-sol de sa résidence : un tapis blanc pour faire la chevelure des personnages.

Mis à part son voisinage, peu de gens à Kapuskasing connaissent le talent de Jean Leclaire, qui est pour la plupart caché entre les quatre murs de la demeure familiale.

Deux soldats devant la maison de Jean Leclaire.

Deux énormes soldats de bois mesurant plus de 2 mètres surveillent la maison de Jean Leclaire.

Photo : Avec la permission de Jean Leclaire

Ses deux pièces maîtresses veillent sur sa résidence, deux énormes casse-noisettes plus grands que la porte d’entrée.

Le monde qui marche dans la rue, ils aiment tout ça et ils se mettent aux côtés ils prennent des photos avec ça, avoue-t-il bien humblement.

Jean Leclaire connaît déjà son prochain projet, prévu pour le mois de janvier : un hockeyeur avec un levier ouvrant sa bouche pour son gendre.

Je vais le faire aux couleurs des Oilers !

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