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Zones inondables : des municipalités riveraines de l’est ontarien se mettent à jour

Plan large de la rivière des Outaouais.

La rivière des Outaouais et la rive québécoise à Grenville au Québec.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Les données actuelles permettant aux autorités municipales d’évaluer les risques d’inondation sur le flanc ontarien de la rivière des Outaouais, de même que dans les secteurs traversés par le ruisseau Bear à l’est du centre-ville d’Ottawa, sont désuètes, et ce depuis plusieurs années.

La Conservation de la Nation Sud (CNS), un organisme voué à la protection et la restauration d’écosystèmes de la région, est en train de remédier à cette situation.

Depuis la fin de l’été, une équipe de la CNS scrute la rivière et le ruisseau afin d’en mesurer la profondeur et la largeur, ainsi que les dimensions des ponts et des ponceaux aménagés le long des deux cours d’eau.

L’analyse des données recueillies sur le terrain par voie de modélisation permettra de déterminer les zones sujettes aux inondations. Cela va nous permettre d’établir les limites des zones inondables, c’est-à-dire l’étendue de terre pouvant être occupée par l’eau dans l’éventualité où [la rivière des Outaouais et le ruisseau Bear] débordent de leur lit, explique Jason Symington, technicien en environnement à la CNS.

L'homme pose pour une photo près d'une rivière.

Jason Symington, technicien en environnement à la CNS.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Un portrait incomplet sans la rivière des Outaouais

Des cours d’eau dans l’ouest des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), où se trouvent des municipalités en forte croissance, ont déjà fait l’objet d’un tel exercice.

Selon Louis Prévost, directeur de l’urbanisme et de la foresterie aux CUPR, cette refonte de la cartographie des risques d’inondation va permettre d’ajouter un gros morceau qui manque toujours au casse-tête, c’est-à-dire la rivière des Outaouais.

Carte de la région de Rockland et ses zones inondables.

Une zone inondable, hachurée en bleu, dans le secteur de Rockland

Photo : Gracieuseté : CUPR

Cette mise à jour, dit-il, était attendue depuis fort longtemps par les municipalités riveraines de la région. À l’heure actuelle, nous n’avons pas d’études appropriées pour justement s’assurer, lorsqu’une municipalité permet la construction d’une maison, que ce n’est pas dans une plaine inondable, souligne l’urbaniste des CUPR.

Les travaux menés par la CNS, poursuit Louis Prévost, vont permettre de remettre les pendules à l'heure.

Lorsqu’on va avoir des événements comme [les inondations] de 2017 et de 2019, ça va nous permettre [...] d’avoir une bonne idée jusqu’où ça peut aller ces inondations-là, ajoute ce dernier.

La rivière et un pont.

La rivière des Outaouais près de Hawkesbury.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Un outil précieux pour les municipalités

Les municipalités de la région auront ainsi accès à des données précises leur permettant de mieux planifier le développement et l’aménagement de leur territoire respectif.

Cette étude pourrait notamment être déterminante pour le développement futur du terrain de l’ancienne école Christ Roi qui est situé en bordure de la rivière des Outaouais à Hawkesbury.

Si l’on tient compte des données actuellement disponibles, plus de la moitié de cette propriété de premier ordre se trouverait à l’intérieur d’une zone inondable. Pourtant, le terrain, qui a fait l’objet de bien des convoitises au fil des ans, a été épargné par les crues printanières historiques de 2017 et 2019.

Deux homme dans une chaloupe.

Le technicien en ressources, Ryan Robson, et le biologiste Brent Harbers de la CNS s’apprêtent à larguer les amarres pour aller recueillir des données le long de la rivière des Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

L’ancienne mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, est d’avis que l’étude de la CNS va permettre de clore le débat entourant la surface constructible de la propriété qui est vacante depuis tout près de quatre ans.

Il faut en avoir le cœur net. Si on veut que nos bords de l’eau se développent, il faut que l’on fasse quelque chose pour attirer les acheteurs et les développeurs pour le faire. [Cette étude-là], c’est une bonne fondation qu’on leur donne, croit Jeanne Charlebois qui avait appuyé sans réserve la cartographie des zones inondables le long de la rivière des Outaouais lors de son dernier mandat.

Les travaux de la CNS ont été rendus possibles grâce à des fonds provenant du Programme national d'atténuation des catastrophes, de même que de la Ville d'Ottawa et des CUPR.

Quant aux ébauches de cartes de risques naturels, elles seront rendues publiques en 2022.

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