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Les travailleurs de la santé du N.-B. forcés de retourner au travail

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Hugh J. Flemming, lors d'un point de presse le 5 novembre 2021.

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Hugh J. Flemming, annonce la mise en place d'un arrêté d'urgence pour forcer le retour au travail des travailleurs de la santé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les grévistes du secteur de la santé au Nouveau-Brunswick devront revenir au travail à compter de vendredi soir à 23 h 59. Le gouvernement provincial force le retour au travail de ces travailleurs afin de « sauver des vies ».

La grève met trop de pression sur le système de santé, selon le gouvernement provincial. Les réseaux de santé partagent ce sentiment d’urgence et affirment que des vies sont en jeu.

Pour le ministre de la Justice et de la Sécurité publique Hugh J. Flemming, le gouvernement n’avait d’autre choix que de prendre cette décision.

C’est une urgence, c’est une crise, affirme le ministre Flemming.

Ainsi, tous les travailleurs des sections locales 1252, 1190 et 1251 du SCFP doivent revenir en poste selon l’horaire habituel, vendredi soir. Il s’agit des employés du secteur de la santé, de la chaîne d’approvisionnement des services de santé et des services de buanderie.

Selon l’arrêt obligatoire, tout travailleur de ces sections locales qui ne se présente pas au travail pourrait se voir imposer une amende allant de 480 $ à 20 400 $ par jour. De plus, le SCFP se verra imposer une amende minimale de 100 000 $ pour chaque jour où un travailleur ne se conforme pas à l’arrêté obligatoire.

Il est important de noter que ce nouvel arrêté d’urgence ne touche pas les autres sections locales du SCFP. Les syndiqués qui travaillent dans d’autres secteurs que la santé peuvent poursuivre leur effort de grève et n’ont pas à retourner au travail.

Nous faisons cela pour empêcher la perte de vie, le manque de traitement, la détérioration des soins de santé et le mal irréparable à notre système de santé, a indiqué le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Hugh J. Flemming.

Pression sur les hôpitaux

Les dirigeants des réseaux de santé Vitalité et Horizon soutiennent que la situation dans les hôpitaux, après sept jours de grève, est critique. Des centaines de chirurgies et de rendez-vous ont dû être annulés.

La Dre France Desrosiers, lors d'un point de presse le 5 novembre 2021.

La Dre France Desrosiers, pdg du réseau de santé Vitalité

Photo : Radio-Canada

La présidente directrice générale du Réseau de santé Vitalité, Dre France Desrosiers, affirme que la situation n’est plus tenable. Elle dit que les hôpitaux doivent composer avec 70 % de leurs employés, mais avec un taux d’occupation de 100 % pour plusieurs établissements.

Si nous ne faisons rien, notre système de santé va s’effondrer.

Une citation de Blaine Higgs, premier ministre du N.-B.

Du côté du Réseau de santé Horizon, le président-directeur général par intérim du réseau de santé Horizon, Dr John Dornan, souligne qu’aujourd’hui, le réseau a dû annuler 240 chirurgies. Dans plusieurs cas, ce sont des services qui ne peuvent pas attendre jusqu’à demain et le Dr Dornan se dit préoccupé par la sécurité des patients dans les hôpitaux de la province.

Le Dr John Dornan lors d'un point de presse le 5 novembre.

L'ex-PDG du Réseau de santé Horizon, le Dr John Dornan

Photo : Radio-Canada

Le syndicat réagit

Dans une déclaration, le Syndicat canadien de la fonction publique affirme que le gouvernement n’a pas raison de dire qu’il n’avait d’autre choix que d’adopter cet arrêté d’urgence. Ce n’est pas vrai, peut-on y lire.

Il a toujours le choix de négocier équitablement à la table. [...] Le premier ministre utilise la situation de pandémie pour forcer les travailleurs à retourner au travail au lieu de respecter le processus de négociation, déclare le SCFP.

Blaine Higgs a une fois de plus déclaré qu’il croit que si les membres du SCFP ont l’occasion de réviser l’offre ils vont se rendre compte que l’offre est juste.

Toujours selon une déclaration du syndicat, les travailleurs ont dit qu'ils seraient prêts à mettre fin à la grève si le gouvernement considérait la contre-proposition que nous avons faite. La province a l'argent, le besoin est là, et la province n'aurait jamais dû pousser les travailleurs à la grève en premier lieu, peut-on y lire.

Roger Melanson claque la porte du comité COVID-19

Le chef de l’opposition, le libéral Roger Melanson, a annoncé qu’il quittait le comité du Cabinet sur la COVID-19 quelques minutes après l’annonce du gouvernement provincial.

Il est clair que ce gouvernement essaie d'utiliser la pandémie contre les travailleurs et travailleuses de première ligne. À la lumière de ces faits, j'ai décidé de ne plus participer au Comité multipartite sur la Covid-19, affirme Roger Melanson par voie de communiqué.

Le chef de l’opposition a fait référence à la confusion entourant les négociations de jeudi soir entre le gouvernement et le SCFP. Vendredi matin, le premier ministre Blaine Higgs affirmait qu’une entente avait été conclue pendant la nuit, ce qu’a démenti le président du SCFP du Nouveau-Brunswick, Steven Drost.

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