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Les homicides liés à la santé mentale ont presque doublé à Toronto, selon la police

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La police constate une hausse des homicides par balle, mais une baisse du nombre de fusillades cette année.

Photo : CBC/Philip Lee-Shanok

La police de Toronto a établi un lien avec la santé mentale des assaillants dans près d'un tiers (32 %) des fusillades mortelles qui ont eu lieu cette année dans la Ville Reine.

Il s’agit d’une augmentation franchement spectaculaire, qui pourrait très bien être le produit de la pandémie, a souligné le chef du Service de police de Toronto (SPT), James Ramer, lors d’une conférence de presse vendredi matin.

« Cette proportion en 2019 était plutôt de 15 ou 16 %. »

— Une citation de  James Ramer, chef du Service de police de Toronto

Dans un courriel envoyé après le point de presse, le SPT a précisé les données relevées par le chef Ramer. Cette statistique s'élevait à 18 % en 2019, 23 % en 2020 et 32 % cette année.

Quoiqu'il en soit, ces événements sont difficiles à prévenir, difficiles à prévoir, difficiles à analyser, a-t-il ajouté. Je pense que c'est pourquoi nous constatons une augmentation cette année, a continué le premier policier de la ville.

Moins de fusillades, mais plus de morts par balle

La conférence de presse a été tenue pour faire le point sur les enquêtes pour homicides. Onze des 74 meurtres par balle survenus cette année ont eu lieu le mois dernier, sans qu’aucune preuve ne montre qu'ils soient liés de quelconque manière, selon l’inspecteur Hank Idsinga.

C’est le même nombre qu’en septembre, tandis que juillet détient le sinistre record cette année avec 12.

Nombre de meurtres par balle à pareille date (5 novembre) selon les années :

  • 2021 : 74
  • 2020 : 61
  • 2019 : 60
  • 2018 : 89
  • 2017 : 53

Le nombre total de fusillades, mortelles ou non, depuis janvier à Toronto est quant à lui en baisse de 17 % par rapport à 2020 à pareille date, a déclaré le chef adjoint du SPT, Myron Demkiw. Il espère que l'année 2021 se soldera par une diminution de 20 % des fusillades par rapport à l'an dernier.

« Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas l'impact qu’une fusillade a sur les êtres chers et les communautés dans lesquelles elles se sont produites. »

— Une citation de  Chef James Ramer

Près de trois quarts (73 %) des meurtres ont été élucidés, et la police compte sur toute information venant du public pour tenter de résoudre le reste.

Nous ne saurions trop insister sur le fait que chaque petite information dont dispose une personne qui passe un appel téléphonique et en parle aux enquêteurs, cela donne un élément de preuve dont nous avons besoin pour vraiment mettre la touche finale à une affaire, affirme le chef.

Le gros problème de l’accès aux armes à feu

Interrogé sur l'accès plus facile aux armes à feu à Toronto, qui ouvre la porte aux fusillades, le chef Ramer a déploré qu’environ 80 % d'entre elles proviennent des États-Unis.

Le plus gros problème que nous ayons dans la ville, constate M. Ramer, c'est le volume d'armes à feu qui traversent la frontière.

Le professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa Irvin Waller estime aussi que l'importation d'armes à feu constitue un grand problème, mais il croit que le Service de police devrait surtout en faire davantage pour rejoindre les jeunes hommes impliqués dans ce type de violence.

Selon lui, des investissements devraient être faits notamment dans les écoles pour changer l'attitude liée à la violence.

Le criminologue voit toutefois d'un bon œil les déclarations du chef de la police sur la question de la santé mentale. Il croit que le policier lance un message à la Ville. À moyen terme, la Ville devrait en faire davantage pour investir dans les services de santé mentale, conclut-il.

Avec les informations de Stella Dupuy

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