•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un enfant atteint d’une maladie rare sauvé par des cellules souches de son frère aîné

Tanner McLeod tient un bâton de hockey et est en compagnie de son frère et de sa mère.

Maintenant que Tanner McLeod peut courir à la suite du don de cellules souches de son frère aîné, il est impatient de s'inscrire au hockey.

Photo : Radio-Canada / Darin Morash

Radio-Canada

Grâce aux progrès scientifiques et à une compatibilité partielle, un petit garçon du Manitoba atteint d’une maladie sanguine rare a été sauvé par un don de cellules souches de son frère aîné. La mère de Tanner McLeod, considère le rétablissement de son fils de 7 ans comme « incroyable ».

L’anémie sidéroblastique dont Tanner McLeod souffrait jouait beaucoup sur son appétit. Il pouvait aussi devenir pâle et épuisé. Depuis que son grand frère est venu à sa rescousse, en mars dernier, il effectue des tours de piste à toute vitesse, fait du patin et a retrouvé l'appétit. 

La mère de Tanner, Miranda McLeod, déclare que son rétablissement est incroyable et irréel

« Je suis tellement heureuse et reconnaissante que la transplantation ait fonctionné. [Mon garçon] a tellement d'énergie maintenant. »

— Une citation de  Miranda McLeod, mère de Tanner McLeod

Avant que son frère aîné, âgé de 17 ans, ne lui offre de nouvelles cellules sanguines, Tanner McLeod devait recevoir une transfusion sanguine toutes les trois semaines lorsque son taux d'hémoglobine diminuait. Depuis, les piqûres ne sont plus qu’un lointain souvenir pour le garçon. 

Un jeune garçon tient un bâton de baseball dans son jardin.

Tanner McLeod n'avait que 6 mois lorsqu'on a diagnostiqué chez lui une anémie sidéroblastique.

Photo : Miranda McLeod)

Travail de longue haleine

Avant de considérer le frère aîné comme un donneur potentiel, pendant quatre années de recherches intensives, la mère de Tanner McLeod et une équipe médicale s'étaient donné pour mission de trouver un donneur compatible à 100 % par l'intermédiaire de la Société canadienne du sang.

Miranda McLeod, qui est originaire de la Première Nation de Pimicikamak, dans le nord du Manitoba, croyait que son fils avait plus de chances d'avoir un donneur au sein de la communauté.  

L'équipe de hockey junior Waywayseecappo Wolverines MJHL, qui figure dans le registre des donneurs de cellules souches au Manitoba, a également été contactée, sans succès.

Or, la solution n’était pas très loin. Même si les cellules souches du frère aîné ne sont compatibles qu'à 50 %, les médecins ont déclaré que les progrès de la médecine rendaient la greffe possible, même en l'absence d'une compatibilité parfaite.

Appel au don de sang

Mme McLeod sait que les résultats auraient pu ne pas être positifs si aucun donneur potentiel n’avait été trouvé ou si le corps de son fils avait rejeté les cellules souches de son frère. 

Elle a fondé une organisation appelée Natamakewin, un mot cri qui signifie sauver ou secourir quelqu'un

Elle encourage les personnes ayant différentes origines ethniques à s'inscrire pour donner du sang, car, pour être efficace, une greffe de cellules souches doit obligatoirement provenir d’un donneur au profil génétique similaire à celui du patient. 

Selon la Société canadienne du sang, moins d'un tiers des donneurs potentiels de cellules souches au Canada ne sont pas des personnes blanches.

La Société canadienne du sang gère l'approvisionnement sanguin au pays. Elle collecte et analyse le sang et les cellules souches; elle prépare aussi les composants sanguins. Elle est financée par les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé.

Avec les informations de Marianne Klowak

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !