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Le plan Biden sur les infrastructures adopté, le vote sur le volet social reporté

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La Chambre des représentants était réunie vendredi pour étudier les deux projets de relance économique proposés par le président démocrate Joe Biden.

Photo : AP / Jose Luis Magana

Radio-Canada

Le Congrès américain a définitivement adopté tard vendredi soir le vaste plan d'investissements dans les infrastructures voulu par Joe Biden, qui n'a plus désormais qu'à signer le texte pour permettre son entrée en vigueur.

L'adoption de ce plan de 1200 milliards de dollars par la Chambre des représentants, après le Sénat en août, constitue une victoire en demi-teinte pour le président américain, qui n'est pas parvenu à obtenir un vote vendredi sur son autre gigantesque plan d'investissements dans les domaines social et écologique.

Il fallait 218 voix aux démocrates pour faire adopter ce plan destiné à moderniser les routes, les ponts et l'Internet à haut débit et considéré comme l'un des plus ambitieux de l'histoire moderne américaine.

Quant au volet social, baptisé Reconstruire en mieux, il comprend des dispositions sur la garde d'enfants et le préscolaire, les soins aux personnes âgées, les soins de santé, la tarification des médicaments sur ordonnance et l'immigration. Il s'agit de la plus grande expansion des programmes sociaux depuis les années 1960.

Les démocrates ont obtenu 228 contre 206, grâce à l'apport de voix républicaines, et l'approbation de la loi a été saluée par une salve d'applaudissements.

Joe Biden, qui a un besoin urgent de relancer sa présidence, espérait vendredi matin faire avancer deux textes majeurs à la Chambre des représentants : ce plan d'investissements et un vaste programme de refonte du système de protection sociale et de lutte contre le réchauffement climatique d'un montant de 1750 milliards de dollars.

Mais les dirigeants démocrates ont dû renoncer à un vote d'approbation de ce dernier texte, l'aile centriste du parti réclamant des précisions de chiffrage. Les franges modérées et progressistes du parti se sont finalement entendues sur un vote de procédure visant à enclencher le processus parlementaire.

Joe Biden, confronté à une baisse de popularité à un an des élections parlementaires de mi-mandat, a précisé que son vaste programme social devrait être voté par la Chambre dans la semaine du 15 novembre au plus tard, avant que le Sénat ne s'en saisisse.

Compromis

C'est à la demande du président Joe Biden que les progressistes et les centristes du parti ont accepté de mettre fin à une impasse qui avait bloqué l'avancée du projet.

La Chambre s'est empressée de voter le volet sur les infrastructures, après que les progressistes eurent promis de le soutenir.

Bienvenue dans mon monde. C'est le Parti démocrate, a déclaré la présidente de la Chambre Nancy Pelosi aux journalistes plus tôt dans la journée. Nous ne sommes pas un parti de verrouillage.

L'impasse dans le camp démocrate est survenue quelques jours seulement de leurs revers lors d'élections d'État étroitement surveillées, faisant craindre qu'ils ne perdent le contrôle du Congrès l'année prochaine.

Biden a appelé les élus pour les exhorter à adopter le volet infrastructures du projet de loi, qui a déjà été approuvé par le Sénat.

Aller de l’avant

Le parti veut montrer qu'il peut faire avancer le programme du président et faire barrage aux républicains lors des élections de mi-mandat de 2022, au cours desquelles les républicains chercheront à reprendre le contrôle du Congrès aux démocrates.

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Le président américain Joe Biden en compagnie de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, au Capitole.

Photo : Reuters / TOM BRENNER

Le Congrès fait également face à l’échéance du 3 décembre pour éviter une paralysie des services fédéraux, ce qui serait politiquement embarrassant pour le gouvernement et un défaut économiquement catastrophique sur la dette du gouvernement.

Avec une très mince majorité au Congrès et une opposition républicaine unie, les démocrates ont besoin d'unité.

Les républicains s'opposent uniformément aux dépenses sociales du projet de loi, les présentant comme une expansion spectaculaire du gouvernement qui nuirait aux entreprises.

C'est potentiellement un jour très noir pour l'Amérique, a déclaré le représentant républicain Glenn Grothman, qui a qualifié les dispositions législatives en matière de garde d'enfants et d'éducation préscolaire d'effort marxiste pour que le gouvernement fédéral élève des enfants.

Le comité mixte non partisan sur la fiscalité estime que le projet de loi sur les dépenses sociales générerait 1480 milliards de dollars de nouvelles recettes fiscales au cours de la prochaine décennie, en deçà de son coût de 1750 milliards de dollars.

Selon Mme Pelosi et d'autres démocrates de premier plan, ce calcul ne tenait pas compte de l'application accrue des taxes et des économies résultant de la baisse des prix des médicaments sur ordonnance.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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