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Un nouveau concept de soins pour les personnes âgées atteintes de troubles cognitifs

Gisèle Brodeur et sa fille, Anne Fortier.

Gisèle Brodeur habite au Centre d'hébergement St-Joseph depuis février dernier.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

La résidence privée pour aînés St-Joseph, à Drummondville, veut révolutionner le quotidien de ses résidents aux prises avec des troubles cognitifs. Elle a mis sur pied un concept d'hébergement qu'elle qualifie d'unique dans la région.

On veut réengager le résident dans sa vie avec tous les petits gestes de la vie quotidienne comme mettre la table, couper des légumes, brasser la soupe, faire une recette, explique le propriétaire des Résidences Pelletier, Pascal Pelletier.

Son but est ainsi de faire échec aux conventions en laissant le plus de liberté possible à ses résidents, dont une cinquantaine présentent des troubles cognitifs.

Gisèle Brodeur habite au Centre d'hébergement St-Joseph depuis février dernier. Selon sa fille Anne Fortier, ce milieu de vie l'a complètement transformée.

« On a vu un changement au niveau de sa mémoire, au niveau de son orientation. Je vous dirais facilement qu'elle a récupéré 90 % de ses capacités. »

— Une citation de  Anne Fortier, fille de Gisèle Brodeur

S'adapter aux résidents

Calqué sur des pratiques découlant de mois de recherche, le concept d'hébergement évite aussi d'imposer un quotidien routinier et répétitif aux résidents.

Souvent, avec des diagnostics d'alzheimer et de démence apparentée, on a tendance à retirer des choses que l'on faisait dans la vie de tous les jours comme le lavage ou l'entretien. Mais souvent, ce n’est pas parce qu'ils ne sont pas capables de le faire. Nous, on leur a redonné ça, ce qu’ils sont capables de faire. On veut préserver leurs capacités, souligne Martine Pineault, coordonnatrice des soins de la résidence St-Joseph.

Le projet permet aussi aux résidents de vivre à leur propre rythme.

Ce n’est pas tout le monde qui se lève à 6h le matin pour déjeuner. Certains ont travaillé toute leur vie de soir, de nuit. On voulait vraiment que ce soit un projet qui s'adapte aux résidents, ajoute Mme Pineault.

Après avoir perdu son époux en raison de la COVID-19 dans les derniers mois, Gisèle Brodeur semble même avoir retrouvé la sérénité grâce à sa nouvelle résidence, observe sa fille, rassurée de la voir de nouveau mordre dans la vie.

Elle se sent valorisée et elle a un sentiment d'accomplissement. Ça l'aide à écrire le dernier chapitre de son livre de vie!, conclut Anne Fortier avec émotion. 

Avec les informations de Jean-François Dumas 

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