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La ministre fédérale des Femmes veut s’attaquer à la violence fondée sur le genre

Une femme portant un couvre-visage devant plusieurs drapeaux du Canada.

Marci Ien, nouvelle ministre des Femmes et de l'Égalité des genres du Canada, veut lutter contre la violence faite aux femmes et comprendre les causes profondes de ce problème « clairement inacceptable ».

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Presse canadienne

La toute nouvelle ministre fédérale des Femmes et de l'Égalité des genres, Marci Ien, soutient que dans le cadre de ses efforts pour lutter contre la violence contre les femmes, elle veut aussi mettre l'accent sur les hommes, afin de comprendre les causes profondes de ce problème.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, Mme Ien indique que ce problème clairement inacceptable fait partie de ses priorités au ministère et qu'elle veut non seulement soutenir les femmes, mais aussi se concentrer sur les hommes, afin de comprendre pourquoi cette violence se produit en premier lieu.

Elle a déclaré que son ministère continuerait de mener des recherches sur la violence fondée sur le genre afin de comprendre le problème, d'identifier les lacunes et de trouver des façons d'améliorer la lutte. Elle a également déclaré qu'elle considérait le ministère des Femmes et de l'Égalité des genres comme un noyau qui relie tous les autres ministères, car l'égalité des genres est au centre de chacun.

Mme Ien a fait ces commentaires lorsqu'on lui a demandé comment elle inscrivait son action dans les efforts visant à lutter contre les effets sexospécifiques de la pandémie de COVID-19, étant donné que d'autres ministres ont également été impliqués dans le dossier. Les défenseurs de l'égalité des sexes ont tiré la sonnette d'alarme cette année sur une augmentation de la violence contre les femmes pendant la pandémie de COVID-19, une tendance que les Nations unies ont qualifiée de pandémie fantôme.

En mars, le gouvernement fédéral a créé un groupe de travail pour relever les défis uniques auxquels les femmes sont confrontées pendant la pandémie. Ce comité est dirigé par Chrystia Freeland, ministre des Finances, et par Mona Fortier, qui était alors ministre de la Prospérité de la classe moyenne, mais qui est aujourd'hui présidente du Conseil du Trésor.

Andrea Gunraj, vice-présidente à la mobilisation citoyenne à la Fondation canadienne des femmes, estime qu'il faut se doter d'un plan d'action national pour lutter contre la violence contre les femmes et les filles autochtones, ainsi que les personnes bispirituelles, transgenres et non binaires.

Ça fait longtemps que les communautés autochtones le demandent, a déclaré Mme Gunraj. Nous avons eu de nombreux rapports, de nombreuses recommandations : il est maintenant temps d'agir.

Financement prévisible

Des militantes ont également demandé au gouvernement fédéral de mettre en place un financement stable et prévisible pour les programmes visant à mettre fin à la violence contre les femmes.

Katherine Scott, économiste principale au Centre canadien de politiques alternatives, aimerait obtenir plus de détails sur la façon dont le plan d'action national pourra coordonner les actions à tous les ordres de gouvernement.

Mme Scott, qui est directrice pour l'égalité des sexes et les politiques publiques au sein de l'organisme, ne souhaite pas seulement un transfert de fonds du gouvernement fédéral aux provinces. Nous souhaitons un plan collaboratif et significatif qui pourra faire un suivi des résultats et s'engager à rendre compte publiquement, chaque année, de la réduction des niveaux de violence chez les femmes et les autres personnes fuyant la violence, a-t-elle déclaré.

Mme Gunraj croit aussi qu'en ce qui concerne la stratégie nationale, il est temps de se pencher sur la manière dont ces solutions sont financées. Citant son expérience passée de journaliste, la ministre Ien se dit consciente du grave manque de financement des organisations de femmes qui font déjà ce travail.

Mme Gunraj rappelle que les services axés sur la prévention et l'intervention, qui sont considérés comme les plus efficaces pour atténuer le problème, ont toujours obtenu la plus petite part du financement par rapport aux organismes dirigés par le gouvernement, qui agissent après les violences.

En revanche, a déclaré Mme Gunraj, des milliards de dollars ont été mis de côté pour la police, les procureurs et les prisons, même si, selon elle, ces mesures ne sont pas efficaces pour lutter contre la violence contre les femmes.

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