•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’aluminium produit avec la technologie Elysis à Jonquière serait de grande qualité

Une porte d'usine bleue.

Les installations du centre de recherche et de développement d'Elysis, à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Elysis assure que l'aluminium produit sans carbone à son Centre de recherche et de développement industriel de Saguenay, à l'intérieur du Complexe Jonquière, répond aux plus hauts standards.

Une annonce en ce sens a même été faite par les deux principales entreprises actionnaires d’Elysis, Rio Tinto et Alcoa, jeudi à la COP26, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroule en ce moment à Glasgow, en Écosse.

C’est la première fois qu’on produit en Amérique du Nord, avec une conception industrielle, de l’aluminium sans gaz à effet de serre parce qu’on bénéficie de l’hydroélectricité du Québec, a précisé Vincent Christ, chef de la direction d’Elysis, en entrevue à Radio-Canada.

On ne parle pas juste d’inventer une cuve, c’est le reste qui va autour, a-t-il ajouté pour illustrer toute la complexité de l'opération.

Le procédé permet de transformer l'alumine en aluminium sans produire de gaz à effet de serre.

En termes simples, Elysis indique qu'elle fait couler de l'aluminium d'une qualité de type P1020, exactement la même pureté que le métal produit par les vieilles cuves précuites situées juste à côté, prouvant que le procédé industriel est pleinement fonctionnel.

Un bâtiment industriel.

Le centre de recherche et de développement d'Elysis, à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Également, selon le communiqué d'Elysis, la construction des cuves prototypes, situées à l'extrémité d'une ligne de production existante de l’aluminerie de Rio Tinto à Alma, est en pleine progression.

Toujours selon le même document, Elysis prévoit que sa technologie sera disponible pour l'installation à partir de 2024 et que la production de volumes plus importants d'aluminium sans carbone aura lieu environ deux ans plus tard.

Le lieu d'installation à grande échelle de ces cuves n'a pas été précisé.

Une course contre la montre

Vincent Christ confirme que tant les Chinois que les Russes testent aussi des technologies d’électrolyse sans carbone. Nous on considère que la meilleure réponse, c’est d’être les premiers sur le marché. Aujourd’hui, je pense que ça augure bien. On est sur notre échéancier et tout ce qu’on fait c’est de regarder chaque opportunité si on peut aller encore plus vite, a-t-il souligné.

Un lingot d'aluminium.

Le procédé Elysis permettra de fabriquer de l'aluminium sans émission de GES.

Photo : Courtoisie

Pas d'annonce pour l'usine d'anodes

Réclamé principalement par les syndicats de la région, le site de la construction de l'usine de production des anodes n’est toujours pas annoncé par Elysis. Le dirigeant indique que l’entreprise est actuellement à évaluer comment va fonctionner son réseau d’approvisionnement en matière première pour cette usine. Ces usines-là, il n’y en a pas dans le monde entier. Il va falloir commencer par les travaux d’ingénierie, a-t-il justifié.

L’entreprise a besoin de ces éléments pour établir à quel endroit construire une usine d’anodes. L’énergie verte, c’est quelque chose qui est important, a enchaîné Vincent Christ, rappelant que le Québec pourrait être favorisé avec son hydroélectricité, alors même que les anodes au carbone actuelles utilisent davantage du gaz naturel ou du pétrole pour leur fabrication.

Rappelons que Québec et Ottawa ont investi 160 millions de dollars dans Elysis. Apple a investi 13 millions de dollars alors que Rio Tinto et Alcoa y ont investi 55 millions de dollars.

Josée Néron a bon espoir

Plus tôt cette semaine, le chef de la direction de la multinationale, Jakob Stausholm, avait déclaré dans un entretien en anglais à la Presse canadienne que l'entreprise devait trouver des moyens d’investir au Saguenay. Une vérification auprès du service des communications de Rio Tinto a permis de préciser qu'il faisait référence aux installations de tout le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

J’ai bon espoir que nous aurons de bonnes nouvelles au cours des mois à venir pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Je suis reconnaissante à tous les acteurs qui ont œuvré de près ou de loin au dossier. Je remercie Rio Tinto, les gouvernements du Québec et du Canada, les syndicats et les membres de la Table de concertation régionale sur l’aluminium. Le travail à cette table n’a certainement pas nui à l’avancement du dossier, a commenté par communiqué la mairesse sortante de Saguenay, Josée Néron.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !