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La construction de logements par les Serres Toundra va bon train à Saint-Félicien

Deux hommes discutent devant une tour de logements.

Le président-directeur général des Serres Toundra, Eric Dubé, et le maire sortant de Saint-Félicien, Luc Gibbons, rappellent que la venue des travailleurs étrangers amène des retombées économiques locales importantes. Sur cette photo, ils discutent devant la première tour à logements habitée par les travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Un véritable petit village de travailleurs étrangers est en voie d’être réalisé au cœur de Saint-Félicien. Il regroupe les employés des Serres Toundra, dont la troisième phase de développement avance rondement.

Un premier immeuble à logements de trois étages a été construit et deux autres seront prochainement érigés pour loger ces travailleurs. L’entreprise a investi 5 millions de dollars dans ces constructions.

« Le plus bel environnement de vie que les travailleurs étrangers ont présentement au Québec, c'est ici. »

— Une citation de  Éric Dubé, président-directeur général, Serres Toundra

L’entreprise félicinoise embauche environ 250 travailleurs étrangers, tous originaires du Guatemala.

Un homme pose dans son appartement.

Le Guatémaltèque Oscar Catu apprécie le confort de son appartement.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Oscar Catu est l’un d’eux. Il partage l’un des logements situés dans le nouvel immeuble avec cinq autres personnes. Ici, dans l'appartement où on se trouve, c'est beaucoup mieux que là où on était, mentionne-t-il. Nous avons notre propre espace. Nous sommes six personnes qui vivons ensemble. Les travailleurs y sont répartis deux par chambre.

La cuisine d'un des appartements.

Chaque appartement contient tout le nécessaire pour être fonctionnel au quotidien.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Deux lits disposés dans une chambre.

Chaque appartement peut loger jusqu'à six travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Pour se rendre sur leur lieu de travail, ils sont transportés en autobus parce qu’aucun ne possède de voiture. Le président-directeur général Éric Dubé mentionne aussi à quel point leur présence fait rouler l’économie locale.

Ces gens-là ne peuvent pas aller à Montréal ou aller à Québec faire des emplettes. C'est vraiment local, indique-t-il. On parle de dépenses de plusieurs millions par année effectuées par ces gens-là.

Un homme assis devant un ordinateur.

Les Serres Toundra envisage encore des développements. Le pdg Eric Dubé affirme travailler sur un plan d’expansion important.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Des immeubles qui font des mécontents

L’emplacement de ces nouveaux immeubles à logements, en plein quartier résidentiel, ne fait toutefois pas l’unanimité au sein de la population. Une dizaine de citoyens ont même entamé des démarches judiciaires contre la Ville de Saint-Félicien pour marquer leur opposition.

L’un d’eux, Jean Lafrenière, affirme que les élus ont pris de mauvaises décisions dans ce dossier. Ils n'auraient pas dû émettre certaines dérogations mineures autorisant la construction des blocs que vous voyez-là, déplore ce citoyen du quartier.

Un homme devant sa maison.

Jean Lafrenière fait partie des citoyens qui s’opposent au développement des immeubles à logements dans son quartier.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Le maire sortant Luc Gibbons maintient pour sa part que le conseil n’a rien à se reprocher. Je pense que tout a été fait de manière transparente et légale.

Il craint que cette situation envoie un signal négatif concernant l'accueil de sa ville. Chez nous, ces travailleurs se mêlent très bien à la population. Je n'ai que de bons mots pour ces employés, précise M. Gibbons.

Une tour à logements dans un quartier résidentiel.

Quelques maisons entourent les trois tours à logements.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Les Serres Toundra assurent ne vouloir nuire à personne en construisant ces immeubles et réitère qu’il s’agit de la meilleure solution puisque ces travailleurs doivent être logés près des centres urbains. 

En plus de ces immeubles à logements, l’entreprise projette aussi d’aménager un terrain de soccer et un parc dans le même quartier.

Troisième phase de développement

Si les Serres Toundra se préoccupent tant de la qualité de vie de ses travailleurs étrangers, c’est parce que leur apport est précieux et vital pour le développement de l’entreprise. Celle-ci, comme bien d’autres, doit composer avec la rareté de la main-d’œuvre.

De plus, les Serres Toundra sont en pleine expansion. La troisième phase de développement sera terminée en janvier. L’entreprise y a injecté environ 175 millions de dollars jusqu’ici. La moitié des contrats ont été accordés à des entreprises de la région. La nouvelle serre en construction aura une superficie de 8,5 hectares.

Après plusieurs tests, la compagnie a finalement décidé d’y cultiver encore des concombres. Le PDG assure que la demande est encore bien présente sur le marché. Plus tard, il serait toutefois possible de changer le type de légumes et d’opter par exemple pour des poivrons, des tomates ou des fèves.

D’ailleurs, Éric Dubé affirme qu’il travaille sur d’autres plans de développement qu’il qualifie de majeurs.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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