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Voici les 5 finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2021

Montage des cinq finalistes.

Les finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2021

Photo : Alexya Crôteau-Grégoire, Alexandre Raymond, Ariane Labrèche, Laurence Caron-C. et Laurie Cardinal

Radio-Canada

Le jury, composé de Benoit Pinette (alias Tire le coyote), Lorrie Jean-Louis et J. R. Léveillé, a choisi les cinq finalistes du Prix de poésie Radio-Canada 2021.

Les textes inédits de Raphaëlle Auer, Gabrielle Blain-Rochat, Marise Belletête, Sarah Boutin et Alycia Dufour ont été sélectionnés parmi plus de 1100 textes soumis au concours cette année. Le nom de la personne gagnante sera dévoilé le 24 novembre.

La liste des finalistes de langue anglaise (CBC Poetry Prize) a été dévoilée jeudi sur le site de CBC Books (Nouvelle fenêtre).

Voici les finalistes :

Raphaëlle Auer pour Hors-champ

Raphaëlle regarde à côté de la caméra.

Raphaëlle Auer est en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2021.

Photo : Alexandre Raymond

Raphaëlle est né·e à Montréal et y habite toujours. Iel a récemment terminé sa maîtrise en création littéraire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et travaille en restauration. Son premier livre, Celles qui ne marchent pas assez droit, est un essai poétique qui sera publié aux Éditions du Placard. J’aime le détournement de sens que permet la poésie. J’aime les images qui peuvent en émerger. J’aime penser que ces images ont un pouvoir sur notre perception et, donc, sur notre réalité.

Si Raphaëlle a commencé à écrire de la poésie un peu tard, c'est parce que l'écriture est une source d'angoisse de son côté. De fait, son plus grand défi a été de passer par-dessus le sentiment de honte que procure l’écriture de soi et du ressenti.

« J’écris beaucoup sur/dans des états anxieux et je crois que ces poèmes contiennent une panique latente, bien qu’ils ne soient pas complètement dénués d’espoir. »

— Une citation de  Raphaëlle Auer

Inspiré.e par les mots des autres, Raphaëlle écrit beaucoup en lisant. Les textes d’écrivain·es femmes et queers lui sont un espace sacré, à la fois grisant, engageant et reposant.

Marise Belletête pour Sommes-nous de la même gorge qui ne consent plus à la prière?

Elle est de profil.

Marise Belletête est en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2021.

Photo : Laurie Cardinal

Originaire de Mont-Joli, Marise Belletête habite maintenant à Rimouski. Titulaire d'un doctorat en lettres, elle est rédactrice et réviseure à son agence de marketing Web, REmédia. Elle est également chargée de cours à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Son premier roman, L’haleine de la Carabosse, est paru aux éditions Triptyque en 2014.

C'est en s'attardant à un autre projet romanesque qu'elle s'est aperçue de sa tendance à découper l’histoire en courts fragments. J’ai laissé ce projet dans un tiroir pour passer à autre chose, dit-elle. La poésie est revenue naturellement. J’avais l’impression de pouvoir y exprimer davantage les sujets qui me touchent plus intimement.

Admiratrice d'Anne Hébert, d'Élise Turcotte et de Carole David, elle n'en est pas à sa première participation aux Prix de la création de Radio-Canada, ayant déjà soumis des nouvelles et des poèmes. Cependant, c'est la première fois qu'elle se retrouve parmi les finalistes.

« J’ai toujours su que je voulais devenir une lectrice, et une fois tombée dans le poème, j’ai eu envie d’en écrire. »

— Une citation de  Marise Belletête

Gabrielle Blain-Rochat pour je disparais souvent

La tête posée sur sa main, elle regarde la caméra.

Gabrielle Blain-Rochat est en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2021.

Photo : Alexya Crôteau-Grégoire

Gabrielle Blain-Rochat est titulaire d'un baccalauréat en écriture de scénario et création littéraire. Parmi ses poètes préférés, elle nomme Martine Audet, Natasha Kanapé Fontaine, Leonard Cohen et Hector de Saint-Denys-Garneau, mais surtout Marie Uguay.

« Je suis tombée sur Poèmes, de Marie Uguay, au Vieux Bouc, sur Masson, il y a quelques années, lors d’une période de grande fatigue. Sa poésie m’a donné l’impression à la fois d’un logis et d’une longue bouffée d’air. »

— Une citation de  Gabrielle Blain-Rochat

Elle caractérise son processus d'écriture de lent, affirmant n'écrire que lorsque sa sensibilité le lui permet et n'hésitant pas à laisser certaines idées en suspens pour de longues périodes.

Pour l'écriture de ce poème, la jeune femme a été inspirée par le film My Own Private Idaho, de Gus Van Sant, et d’une phrase de son amie, How can you mother yourself?J’ai essayé d’y investir les postures de l’enfant qui cherche l’apaisement, et celui de la mère qui souhaite l’offrir, mais qui n’y parvient pas. J’ai voulu mettre en opposition le geste de prendre soin et celui de la fuite, du besoin d’espace.

Sarah Boutin pour nous sommes en train de perdre la honte

Sarah regarde la caméra.

Sarah Boutin est en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2021

Photo : Ariane Labrèche

Grande admiratrice de Marie Uguay et de Louise Dupré, Sarah Boutin est née à Québec et vit à Montréal, où elle a entrepris une maîtrise en codirection arts visuels et création littéraire à l’UQAM. Ses poèmes sont le prolongement d’une série d’images extraites d’une vidéoperformance. Il s’agit d’un passage de la forme plastique vers le poème, mais surtout d’une transcription du vécu des corps vers la parole pour les affranchir de leurs silences, explique-t-elle.

« J’ai choisi le poème parce qu’il me permet d’installer ces récits de corps et d’états dans un autre rythme que celui d’une pensée linéaire répondant à une prescription de causes et d’effets. Il y a du rêve, de la mémoire, de l’absolu... Aussi, le fragment génère des fractures, des silences, du hors champ. Je souhaite qu’ils soient considérés à la lecture. »

— Une citation de  Sarah Boutin

Alycia Dufour pour sentiers des paumes creuses

La femme est posée entre les branches.

Alycia Dufour est en lice pour le Prix de poésie Radio-Canada 2021.

Photo : Laurence Caron-C.

Originaire de L’Isle-aux-Coudres, Alycia Dufour partage son temps entre son île natale et Québec. Ayant étudié en littérature et en création littéraire, l'artiste explique écrire sans routine, par phases, lorsqu'un sentiment d'urgence surgit. Ses poèmes s'ancrent intimement dans son histoire familiale.

« Ce sont des textes fondamentaux dans ma démarche et dans mon identité, et j’estime qu’il était essentiel pour moi de les extraire, pour me permettre de comprendre qui je suis en tant que personne et en tant que poète. »

— Une citation de  Alycia Dufour

Alycia Dufour publiera un premier recueil de poésie l'an prochain et admet avoir eu de la difficulté à surmonter la tentation de se censurer mais, assez rapidement, comprendre que ces poèmes ne sont pas le reflet direct de son vécu, qu’ils représentent plutôt une trame parallèle à ses souvenirs.

La personne gagnante remportera, en plus de la publication de son texte sur le site de Radio-Canada :

  • une résidence d'écriture de deux semaines au Centre des arts de Banff, en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Véritable tremplin pour les écrivaines et les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada (Nouvelle fenêtre) sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours.

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