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Une enseignante prononce le mot en n en expliquant qu’il n’est pas acceptable

Le portrait de Amber Williams et Amiya Harrison.

Amber Williams, à gauche, et sa fille Amiya Harrison.

Photo : offerte par Amber Williams

Radio-Canada

Une élève de l’élémentaire et sa mère demandent des changements. Selon elles, une enseignante d’une classe d’élémentaire à London, en Ontario, aurait prononcé le mot en n. Amiya Harrison, 13 ans, s’en dit « contrariée ».

Amiya Harrison s'identifie comme noire et est d'origine antillaise.

L'incident s'est produit le 27 octobre alors que l'enseignante de l'école élémentaire catholique St. Kateri parlait du roman Ils étaient dix d’Agatha Christie, publié en 1939.

Amiya explique que l'enseignante avertissait les élèves que le langage utilisé dans le livre n'est plus acceptable aujourd'hui.

L'enseignante a dit que dans le livre, il y aurait un mot, et elle a dit le mot en n, mais elle a dit le vrai mot, a dit Amiya. J'étais contrariée qu'elle dise ce mot avec désinvolture, alors je n'ai rien dit parce que j'étais sous le choc.

Selon Amiya, d'autres élèves étaient visiblement bouleversés lorsque le mot a été prononcé.

Amiya ne veut d’ailleurs plus aller à l’école depuis.

Sa mère, Amber Williams, s'est plainte à l'école et a fait part de ses préoccupations à la directrice de St. Kateri, Tara Lopes.

Ma fille est à la maison et manque l'école en ce moment parce qu'elle est très mal à l'aise à ce sujet, a déclaré Mme Williams.

Mme Lopes a abordé l'incident dans un courriel adressé aux parents la semaine dernière dans le but, selon elle, de fournir un contexte et une clarification.

CBC News a décidé de ne pas utiliser le nom de l'enseignante, car elle a reconnu qu'elle n'aurait pas dû utiliser ce mot, et il n'est pas certain qu'elle fasse l'objet de mesures disciplinaires.

Dans sa note, Mme Lopes admet que certains des termes utilisés dans le roman sont offensants et racistes et précise que l'intention de l'enseignante était d'avoir une discussion franche avec ses élèves sur l'impact des mots et la façon dont le langage évolue avec le temps.

Un mot horrible

La lettre de la directrice poursuit en citant l'enseignante : C'est un mot horrible, mais malheureusement, lorsque ce livre a été écrit, ce mot était souvent utilisé dans la société. Dieu merci, nous avons appris et grandi, et nous reconnaissons que ce mot n'est plus acceptable.

Ana Paula Fernandes, une surintendante du Conseil scolaire catholique anglais de London (LDCSB), a déclaré que même si l'enseignante n'a pas enfreint de règle spécifique, elle n'aurait pas dû prononcer ce mot.

[L'enseignante] a immédiatement réalisé que lorsqu'elle faisait référence au mot, elle n'aurait pas dû prononcer le mot tel qu'il apparaît dans le roman, a déclaré Mme Fernandes, qui n'a pas voulu dire si l'enseignante sera sanctionnée. Au sein de la société, nous savons que ce qui a pu être acceptable à un moment donné peut ne plus l'être [plus tard].

Mme Fernandes a déclaré que l'école a pris sa propre décision de ne plus utiliser le livre pour son étude du roman, et que sa place dans le programme du conseil catholique est en cours de révision.

Selon Mme Williams, un assistant d'éducation présent dans la classe a dit aux élèves de ne pas parler de la discussion sur le roman en dehors de la classe et de ne pas en parler à leurs parents.

Mme Fernandes a déclaré qu'elle n'était pas au courant d'un tel ordre.

Dans toutes nos écoles, nous accueillons la voix de nos élèves ainsi que celle de nos parents et de la communauté.

Avec les informations de CBC News

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