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Des étudiants touchés par la grève à l’Université du Manitoba sont inquiets

Des progresseurs manifestent près de l'Université du Manitoba pancarte à la main.

Des professeurs de l'Université du Manitoba en grève manifestent à Winnipeg, le 2 novembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Les cours à l’Université du Manitoba sont suspendus en raison de la grève déclenchée, mardi, par les professeurs, instructeurs et bibliothécaires, alors que les négociations en vue d’une nouvelle convention collective sont dans une impasse. Cette situation cause de l’inquiétude chez les étudiants privés de cours.

Les professeurs sont sans convention collective depuis avril 2021. Ils demandent de meilleurs salaires, pour pouvoir faire de la rétention de personnel.

Le salaire moyen des professeurs de l'Université du Manitoba est au 14e rang parmi les 15 universités de recherche du Canada.

Le président de l’Association étudiante de l’Université du Manitoba, Brendan Scott, indique que le nombre d’étudiants touchés par les effets de la grève est inconnu.

C’est difficile, dit-il, de savoir combien d’étudiants ont vu tous leurs cours suspendus. Dans certains cas, le conflit de travail met un ou deux cours sur pause.

Toutefois, il reconnaît que de l’anxiété peut être vécue par ses pairs.

Ça crée de l’anxiété, parce que c’est l’inconnu. C’est un peu comme la pandémie, on ne sait pas combien de temps ça va durer, a-t-il lancé.

Brendan Scott photographié devant de la végétation.

Brendan Scott, président de l'Association étudiante de l'Université du Manitoba

Photo : Brendan Scott

Sans pouvoir chiffrer le nombre d’étudiants qui subissent les contrecoups du conflit de travail, l'Université affirme que c’est raisonnable de dire que tous les étudiants subissent les conséquences d’une manière ou d’une autre.

Les conséquences de cette grève seraient énormes pour les futures infirmières, selon Gillian Laninga de l’Association des étudiantes en soins infirmiers de l’Université.

Nos stages ont été suspendus, donc on ne peut pas aller à l’hôpital, se désole-t-elle.

La réussite de ce stage, dit-elle, est une exigence de l’Ordre des infirmières du Manitoba pour l’obtention du diplôme et pour commencer leur carrière.

Étudiant à l’Université du Manitoba en 2016 lors de la dernière grève, Brady Ricketts appuie les professeurs. Il dit ne pas vivre d’inquiétude quant à la durée de ce conflit de travail.

J’étais là en 2016. J’imagine que cette fois-ci ça risque d’être semblable, a-t-il lancé.

 Brady Ricketts donne une entrevue à côté de plusieurs voitures stationnées.

Brady Ricketts, étudiant à l'Université du Manitoba

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Professeur associé d'histoire et vice-président de Association des professeurs de l'Université du Manitoba, Erik Thomson dit comprendre les inquiétudes des étudiants.

Cette grève est nécessaire pour assurer une qualité d'éducation. Mes étudiants me manquent mais on veut que tout ça soit réglé bientôt, fait-il valoir.

Selon un porte-parole de l’Université du Manitoba, selon la durée de la grève, le début du trimestre d’hiver pourrait être retardé jusqu’à ce que les cours et les examens du trimestre d’automne soient terminés.

Incident sur la ligne de piquetage

Un membre du corps professoral qui faisait du piquetage au campus de Fort Garry de l'Université du Manitoba a été heurté par un véhicule, mardi matin, et le conducteur a ensuite fui les lieux, selon l'Association des professeurs de l’Université du Manitoba.

La personne heurtée a pu s'en sortir, mais cela aurait pu être bien pire, a déclaré la présidente du syndicat Orvie Dingwall.

Le Service de police de Winnipeg dit avoir été informé de l'incident, mais la victime n'a pas déposé de plainte.

Avec les informations de Charles-Étienne Drouin, Jérémie Bergeron et Austin Grabish

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