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Le Musée royal de la Colombie-Britannique « décolonise » ses expositions

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L'exposition de totems au Musée royal de la Colombie-Britannique sera retirée dès le 1er janvier 2022.

Photo : Musée royal de la Colombie-Britannique

Radio-Canada

Le Musée royal de la Colombie-Britannique entame la « décolonisation » de ses expositions permanentes en réponse aux doléances de chefs autochtones, qui réclament un espace culturel plus inclusif.

Dès janvier 2022, la collection consacrée aux communautés autochtones de la province, Our Living Languages : First People's' Voices in BC, et l'exposition Becoming BC, qui raconte l’histoire coloniale, seront démantelées.

La décolonisation des galeries du Musée est importante et longtemps attendue, dit le président et directeur général par intérim du Musée, situé à Victoria, sur l’île de Vancouver, Daniel Muzyka.

Il s’agit d’une étape nécessaire pour créer de nouveaux récits qui incluent les voix sous-représentées et qui reflètent l’expérience vécue et les histoires contemporaines des peuples de la Colombie-Britannique, explique-t-il.

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L'exposition « Becoming BC » fait la promotion de l'histoire coloniale de la province, indique le Musée royal de la Colombie-Britannique.

Photo : Shane Lighter/Musée royal de la Colombie-Britannique

Un pas dans la bonne direction

Ancien employé du Musée et membre de la communauté Ktunaxa, Troy Sebastian est de ceux qui ont dénoncé le caractère raciste des expositions.

« C’est en quelque sorte une capsule temporelle d’attitudes racistes d’une époque dépassée, mais qui persiste aujourd’hui. »

— Une citation de  Troy Sebastian, membre de la communauté Ktunaxa

L’annonce est un pas dans la bonne direction et les membres des Premières Nations sont prêts à participer aux consultations promises par le Musée, dit-il.

La ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Melanie Mark, se réjouit du changement annoncé. Trop longtemps, les musées ont servi d’institutions coloniales qui empêchent les gens de raconter leur propre histoire.

Nous avons une occasion de transformer le Musée de fond en comble, et cela commence ici, maintenant, ajoute celle qui est également membre de la nation Nisga’a.

Avec les informations de Kathryn Marlow

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