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Électrification du transport urbain : une annonce attendue dans la région

Deux autobus électriques de marque Novabus dans l'usine de fabrication.

La structure des autobus de la compagnie Novabus est construite à Saint-François-du-Lac au Centre-du-Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des acteurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec se réjouissent de l’annonce du gouvernement du Québec qui compte investir 5 milliards de dollars pour rendre la moitié des autobus urbains de la province électriques d’ici 2030.

Pour ce faire, des appels d’offres seront lancés au cours des prochains mois. L’entreprise Novabus, qui a une usine à Saint-François-du-Lac, au Centre-du-Québec, espère être choisie.

Elle est d’ailleurs une des deux compagnies québécoises nommées par François Legault durant son allocution. Des discussions sont déjà en cours entre le gouvernement et l’entreprise.

On est prêt, lance d’emblée la vice-présidente aux Affaires juridiques et publiques de Novabus, Emmanuelle Toussaint.

« On produit déjà plus de 1000 autobus par année pour le Canada et les États-Unis. Simplement au Canada, on a déjà plus de 60 % des parts de marchés, alors on est déjà habitué à produire un grand volume d’autobus. »

— Une citation de  Emmanuelle Toussaint, vice-présidente aux Affaires juridiques et publiques de Novabus

Emmanuelle Toussaint assure que Novabus a déjà les capacités de production pour répondre à ce genre de commande. L’entreprise avait d’ailleurs agrandi son usine du Centre-du-Québec l’année dernière en prévision de la hausse des demandes.

Une bonne nouvelle pour la STTR

La Société de transport de Trois-Rivières (STTR) fait partie des neufs société de transport de la province visées par cette annonce.

L’organisation avait déjà fait une demande pour recevoir deux autobus électriques en 2023 et quatre, avec une option pour huit, en 2025.

« Ça nous confirme que nos demandes sont acceptées et au niveau des subventions, on va avoir les fonds pour avoir nos autobus électriques et procéder à l’électrification de notre garage. »

— Une citation de  Charles-Hugo Normand, conseiller en communication et aux partenariats à la STTR

La société souhaite moderniser ses installations afin de les accommoder aux véhicules électriques. 2,6 milliards de dollars de l’enveloppe annoncée par Québec doivent servir à ce genre de projets.

La STTR comptera dans les prochaines années une flotte de 61 véhicules. Si environ la moitié sont hybrides, il faudra attendre encore avant d’atteindre les cibles du gouvernement en matière d’autobus 100 % électriques.

Ça prend quand même plusieurs années avoir des autobus. Ce n'est pas seulement de les commander, il faut les construire et dans les prochaines années toutes les sociétés de transports vont en commander, précise Charles-Hugo Normand.

Une porte ouverte pour Flo AddÉnergie

Du côté de l’entreprise de fabrication de bornes de recharge Flo AddÉnergie située à Shawinigan, on accueille également l’investissement du gouvernement du Québec, même si la compagnie ne pourra pas en bénéficier à court terme.

Pour l’instant, Flo AddÉnergie n’offre pas de bornes de recharge pour autobus urbains.

Pour nous, ça nous donne un signal qu’il y aura de la demande pour la recharge des autobus électriques, affirme toutefois le directeur communications et affaires publiques de la compagnie, Sylvain Bouffard, qui précise que Flo AddÉnergie travaille déjà à perfectionner cette technologie.

« La recharge pour véhicules électriques et c'est vrai pour les voitures, les autobus scolaires, on va profiter souvent du moment où le véhicule est arrêté pour faire la recharge. »

— Une citation de  Sylvain Bouffard, directeur communications et affaires publiques chez Flo AddÉnergie

Dans le cas des autobus de ville, ils doivent être en circulation pour de plus longues périodes, ce qui demande une puissance de recharge plus grande.

Sylvain Bouffard estime cependant que le message envoyé par l’annonce du gouvernement de François Legault est important pour l’avenir de l’industrie.

Là où l'investissement du gouvernement est particulièrement porteur, c'est quand décidant d'être un des premiers ou le premier endroit dans le monde où on fait ce virage-là, ça donne l'occasion à des entreprises québécoises [...] de prendre une longueur d'avance dans le développement des technologies pour soutenir cette électrification, explique-t-il.

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