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Des partis locaux appellent les Montréalais à leur accorder la balance du pouvoir

Sue Montgomery et Giuliana Fumagalli en point de presse devant l'hôtel de ville.

Sue Montgomery et Giuliana Fumagalli souhaitent toutes deux poursuivre leur aventure à l'Hôtel de Ville.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Sue Montgomery et Giuliana Fumagalli se disent prêtes à former un front commun après le 7 novembre.

Les deux mairesses d'arrondissements sortantes, respectivement exclues de Projet Montréal en 2020 et en 2018, ont formé en vue des élections de cette année leurs propres partis politiques et appellent les électeurs à leur accorder la balance du pouvoir.

Selon elles, les courses entre les candidats de Projet Montréal (le parti de Valérie Plante) et d'Ensemble Montréal (celui de Denis Coderre) s'annoncent à ce point serrées dans les arrondissements que les élections de dimanche pourraient très bien déboucher sur une administration minoritaire à l'Hôtel de Ville.

Si tel est le cas, les indépendants auront un rôle crucial à jouer, prédisent Mmes Montgomery et Fumagalli.

Notre couverture des élections municipales au Québec en 2021.

Sue Montgomery a fondé Courage dans la foulée de la saga juridique qui a caractérisé son mandat à la mairie de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Sa formation préconise entre autres la scission de l'arrondissement. Elle présente des candidats pour chacun des six sièges qui y sont en jeu.

Même chose pour le parti Quartiers Montréal, de Giulianna Fumagalli, qui brigue cette année les cinq postes électifs de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

Idéalement, les deux femmes aimeraient voir tous les arrondissements de Montréal être dirigés par des partis locaux. Elles prennent exemple sur l'équipe de Manon Barbe, qui dirige l'arrondissement de LaSalle depuis 2013, et celle de Luis Miranda, à Anjou.

Eux, ils le font, et ils le font très bien, et réussissent à négocier des avantages pour leurs propres arrondissements, alors on s'est dit : "C'est ça qu'il nous faut", a expliqué Giuliana Fumagalli mercredi.

Christine Gosselin les appuie

Mmes Montgomery et Fumagalli avaient convié la presse mercredi avant-midi près de l'hôtel de ville de Montréal. Elles en ont profité pour présenter l'appui de la conseillère de la ville Christine Gosselin, qui ne se représente pas cette année dans Rosemont–La Petite Patrie.

Mme Gosselin, qui a été écartée du comité exécutif de la Ville de Montréal en mars 2019, a quitté Projet Montréal en décembre de l'année suivante, se disant en porte-à-faux avec les valeurs et comportements de la mairesse de Montréal, principalement en matière de gestion des ressources humaines.

Christine Gosselin en point de presse.

Christine Gosselin appuie Sue Montgomery et Giuliana Fumagalli.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Les Montréalais éliront dimanche 103 candidats à différents postes, soit 1 maire de la ville, 18 maires d'arrondissement, 46 conseillers de la ville et 38 conseillers d'arrondissements. Seul Projet Montréal présente des candidats pour les 103 postes électifs en jeu. Ensemble Montréal en présente 97, Mouvement Montréal, 68.

Appelées à prendre position mercredi sur la course à la mairie de Montréal, Mmes Montgomery et Fumagalli n’ont pas voulu se prononcer en faveur de Valérie Plante ni de Denis Coderre, laissant à leurs partisans le choix de se prononcer eux-mêmes en fonction de leurs valeurs.

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