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La mère des petites Carpentier songe à poursuivre la SQ

Le visage d'une femme triste.

Carpentier, à Saint-Apollinaire.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

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Après avoir pris connaissance du rapport de la coroner sur la mort de ses filles, Norah et Romy Carpentier, Amélie Lemieux ne s’en cache pas : elle en veut à la Sûreté du Québec (SQ) et envisage sérieusement d’entamer des procédures judiciaires.

Ils sont censés nous protéger, on leur fait confiance, laisse tomber la mère de famille en entrevue à Radio-Canada.

Rendu public mercredi, le rapport de la coroner Sophie Régnière met en lumière une série de problèmes de communication ayant nui à l’enquête en juillet 2020 à Saint-Apollinaire.

Martin Carpentier aurait d'abord provoqué un accident pour mourir avec ses filles le soir du 8 juillet 2020, selon le rapport. Après la tentative échouée, il s’est tout de même écoulé environ 18 heures entre la découverte du véhicule accidenté de Martin Carpentier sur l’autoroute 20 et le moment du meurtre de ses filles survenu le lendemain après-midi, selon la coroner Sophie Régnière.

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Romy, Martin et Norah Carpentier

Photo : Radio-Canada

De précieuses heures ont donc été gaspillées, selon Me Régnière, qui conclut que les deux sœurs auraient pu être retrouvées plus vite et peut-être vivantes.

« Des excuses, je n’en ai pas eu. Ils se cachent depuis le début. Ils ne parlent pas, ils ne sortent pas, ils ne disent rien. »

— Une citation de  Amélie Lemieux, mère de Norah et Romy

Invité à réagir mercredi sur les ondes de RDI, le directeur des communications de la SQ a d'abord eu une pensée pour la mère endeuillée. Tout policier aurait voulu une meilleure finalité, a ajouté l'inspecteur-chef Patrice Cardinal.

Ce dernier a ensuite précisé qu'il laisse le soin à Mme Lemieux de prendre ses décisions, concernant la possiblité de poursuivre le corps policier.

Un deuxième coup de pelle

Amélie Lemieux parle d’un deuxième coup de pelle lorsqu'elle a pris connaissance du rapport.

Le premier coup de pelle, on m'annonce que mes enfants sont disparues, on les a retrouvées et on va te les ramener, mais dans des urnes. Et mon deuxième coup de pelle, c'est "on a tellement merdé [...] on aurait pu te les ramener vivantes", déplore-t-elle.

La mère de famille considère que la SQ n’a pas utilisé tout son pouvoir dans les premières heures pour retrouver ses filles et leur père, Martin Carpentier. Oui, je l’inclus, Martin, parce qu'il était en détresse. Il n'était pas en pleine possession de ses moyens.

Un rapport frustrant

Même si le rapport lui apporte beaucoup de réponses, Amélie Lemieux le qualifie de frustrant.

Autant il m'apporte des réponses, autant il me frustre, dit-elle, parce que c’est écrit noir sur blanc que la mort des deux fillettes aurait pu être évitée.

La maman de Norah et Romy en veut aussi au médecin de Martin Carpentier, qui a refusé de collaborer avec les policiers pendant les opérations de recherches à Saint-Apollinaire.

Je lui en veux et je suis fâchée, lance-t-elle. Ça aurait été quoi de dire : je m'inquiète pour mon client. Qu'est-ce que ça lui aurait coûté?

Elle souhaite à tout le moins que les recommandations de la coroner soient appliquées.

Le rapport comprend sept recommandations, dont cinq qui visent la Sûreté du Québec ou le ministère de la Sécurité publique (MSP).

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