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Université de Lethbridge : plus de 490 jours sans entente

Une étudiante regarde un cerveau dans un bocal. Deux professeurs l'entourent. Ils portent des sarraus.

L'Université de Lethbridge demande une médiation informelle dans les négociations entourant le renouvellement de la convention collective du corps enseignant.

Photo : Université de Lethbridge

Les négociations pour le renouvellement de la convention collective des membres de l’Association des professeurs de l’Université de Lethbridge tournent en rond depuis plusieurs mois, si bien que l’université demande qu’il y ait médiation.

Le président de l’Association des professeurs de l’Université de Lethbridge (Association des facultés de l’Université de Lethbridge), Dan O’Donnell, explique que ça fait plus de 490 jours que les négociations se poursuivent.

Cela fait presque 500 jours que les discussions se poursuivent et il y a eu peu d’articles sur lesquels nous nous sommes entendus jusqu’à maintenant, dit-il.

L’Université a informé l’Association des professeurs de l’Université de Lethbridge Association des facultés de l’Université de Lethbridge) de sa demande de médiation informelle le 28 octobre, après que les parties se soient rencontrées 15 fois pour négocier depuis janvier.

La médiation informelle est un outil de relations de travail établi, positif et constructif, qui appuie les deux parties dans le processus de négociation collective. La médiation informelle permet aux parties de garder le contrôle sur le processus décisionnel et elle aide les parties à conclure à l'amiable des ententes mutuellement acceptables, dit l’Université de Lethbridge par communiqué.

Certaines des positions continuent d'être très éloignées sur des sujets cruciaux. Par conséquent, les parties n'ont pas été en mesure de faire des progrès importants dans la négociation de l'entente collective, ajoute l'établissement.

L’ULFA, qui représente 576 professeurs, instructeurs, bibliothécaires professionnels et chargés de cours à temps partiel, demande une médiation formelle, qui pourrait permettre d’éviter que le processus s’éternise.

Nous estimons qu’après une période de plus de 490 jours après la fin de notre convention, nous devrions aller de l’avant avec une médiation formelle pour sauver du temps et de l’argent, dit Dan O’Donnell.

La médiation ne serait pas contraignante, mais pourrait permettre aux deux côtés de discuter des divers points de discorde.

Salaire et liberté académique

L’Association des professeurs s’oppose notamment à la compression salariale de 4 %, rétroactive à la fin du dernier contrat, demandée par l’Université. Le contrat de travail s’est terminé le 30 juin 2020.

C’est injuste parce que nos membres ont été les seuls dans la province à avoir déjà accepté une baisse 1 % la dernière fois que le gouvernement provincial a imposé des compressions budgétaires, dit Dan O'Donnell.

Là, ils nous récompensent en nous demandant des compressions qui seraient les plus importantes pour notre secteur dans la province. Beaucoup d’autres universités demandent plutôt 3 % de compressions. Il fait valoir que l’inflation et le coût de la vie augmentent et que la province a conclu des ententes dernièrement avec des syndicats qui incluent des hausses salariales.

Une autre demande qui inquiète le corps professoral est un ajustement à la liberté académique pour la subordonner aux intérêts d’entreprises de l’université, explique Dan O’Donnell.

Il cite l’exemple de l'Université de la Floride qui a récemment interdit à trois professeurs de fournir un témoignage d'expert dans un procès contestant une nouvelle loi, qui selon les critiques, restreint le droit de vote. L’Université de la Floride affirme que cela irait à l'encontre de ses intérêts en entrant en conflit avec l'administration du gouverneur de la Floride, Ron DeSantis.

Notre université demande qu’une disposition similaire à celle de la Floride soit ajoutée. Avec tous les débats et problèmes qu’il y a avec le gouvernement provincial, nos membres jugent cela inacceptable, ajoute Dan O’Donnell.

La liberté académique ne permet pas de dire n’importe quoi, par exemple, j’ai la liberté de ne pas enseigner ou de ne pas faire de recherches. Je comprends que l'Université puisse vouloir un contrôle accru sur la liberté académique, mais elle en a déjà. Je crois que l’Université n’a pas envisagé toutes les conséquences que cela pourrait avoir et ouvre la porte à une possible dévalorisation de l’impact de son enseignement dans la province, dit-il.

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