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De plus en plus de Néo-Brunswickois invités à recevoir une troisième dose de vaccin

Une jeune femme reçoit un vaccin, les mains de l'infirmière forment le chiffre trois.

Le Nouveau-Brunswick accélère sa campagne de vaccination contre la COVID-19 et demande à plusieurs groupes d'obtenir une troisième dose (archives).

Photo : afp via getty images / Alfredo Estrella

La santé publique du Nouveau-Brunswick n’écarte pas la possibilité d’offrir d’ici quelques mois une troisième dose à l'ensemble de la population admissible, selon l’évolution des données scientifiques.

Depuis lundi, le Nouveau-Brunswick offre à un groupe élargi une troisième dose de vaccin anti-COVID-19.

  • Les personnes de 65 ans et plus ayant reçu une deuxième dose depuis au moins six mois ;

  • Les résidents des foyers de soins et établissements résidentiels ;

  • Les travailleurs de la santé ;

  • Les membres des Premières Nations ;

  • Les membres du personnel scolaire ;

  • Les personnes ayant reçu une ou deux doses du vaccin AstraZeneca s’ils ont reçu leur deuxième dose de vaccin il y a plus de 28 jours.

Il s'agit d'une version corrigée. Une version précédente de la liste ci-dessus contenait une donnée erronée.

Le Nouveau-Brunswick va donc au-delà des recommandations du Comité consultatif national d'immunisation (CCNI) qui a recommandé la semaine dernière des doses de rappel pour les personnes âgées de 70 ans et plus, les personnes ayant reçu deux doses du vaccin d’AstraZeneca, les travailleurs de la santé et de première ligne ayant eu un court intervalle entre deux doses et les membres des Premières Nations.

Au fur et à mesure qu’émergent de nouvelles données, le rôle de la troisième dose pourrait changer et s’étendre à d’autres groupes dans la province, indique le porte-parole du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick, Bruce Macfarlane, dans un courriel.

Selon la santé publique, il n’est pas exclu que la vaccination de rappel devienne un critère de vaccination complète.

La définition de l’expression "entièrement vacciné" est en cours de révision. Comme nous l’avons déjà indiqué, la troisième dose est donnée pour augmenter la réponse immunitaire des personnes les plus vulnérables de la province et combler ainsi les lacunes de notre action collective pour lutter contre la COVID-19, écrit le porte-parole.

La dose de rappel est-elle nécessaire?

Selon le professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal Benoît Barbeau, les recherches actuelles démontrent l’utilité de la dose de rappel chez les personnes âgées et chez les personnes immunodéprimées.

Ce qu’on a vu en Israël, la troisième dose a augmenté chez les personnes qui étaient vaccinées leur taux d’anticorps, si bien que ça les protégeait de symptômes graves et surtout ça les protégeait d’une probabilité d’être infecté, indique M. Barbeau.

Benoit Barbeau est interviewé par vidéoconférence.

Benoit Barbeau, professeur au Département des sciences biologiques de l’Université de Montréal

Photo : Radio-Canada

Mais il estime que pour le reste de la population, on est dans une zone grise.

« Il y a toujours le risque de vacciner la population, du moins de se précipiter, sans avoir les évidences suffisamment fortes au détriment de la vaccination mondiale. »

— Une citation de  Benoît Barbeau, professeur au département des sciences biologiques à l’UQAM

La Colombie-Britannique a indiqué qu’elle offrirait une troisième dose de vaccin anti-COVID-19 à tous ses citoyens à partir de janvier. L’Ontario prévoit dévoiler son plan cette semaine pour la vaccination de rappel.

La santé publique du Nouveau-Brunswick indique que l’information sur la dose de rappel pour les autres groupes sera dévoilée au cours des prochaines semaines.

Il est prouvé que la protection contre l’infection chez certains groupes de personnes adéquatement vaccinées diminue après six mois, en particulier chez celles qui faisaient partie d’un groupe prioritaire au début de la campagne vaccinale et dont l’intervalle entre la première et la deuxième dose était plus court, souligne M. Macfarlane.

Un délai jugé court au N.-B.

La question du délai privilégié entre les doses de vaccin est au coeur de la nécessité de la dose de rappel, indique Benoît Barbeau.

Des données récentes ont permis de déterminer qu’un écart plus long entre deux doses augmente la protection du vaccin.

On s’est aperçu qu’en augmentant ce délai, ça faisait en sorte que les gens sont mieux protégés [...] Il y a des évidences claires qui démontrent que votre protocole vaccinal avec les vaccins actuels va être beaucoup plus efficace lorsque vous donnez un délai plus grand, précise-t-il.

L'enseigne d'un centre de vaccination.

La troisième dose est offerte dans les centres de vaccination des réseaux Horizon et Vitalité ainsi que dans les pharmacies pour les personnes admissibles.

Photo : Autre banques d'images / Guy Leblanc

Le Comité d’immunisation du Québec recommande pour sa part un écart idéal de huit semaines entre les doses. Au Nouveau-Brunswick, la santé publique continue de privilégier un écart de quatre semaines, ou 28 jours, entre la première et la deuxième dose, et même entre la deuxième dose et la dose de rappel. 

C’est un délai qui est jugé court. Dans ce contexte-là, en effet, il faudrait envisager une troisième dose pour donner un meilleur signal, une meilleure protection. Mais encore, il faut que les évidences soient bel et bien présentes, souligne le professeur Barbeau.

Il pense que la patience pourrait être bénéfique en raison de l'évolution de certains variants, dont la lignée AY.4.2 du variant Delta, aussi appelé Delta plus. L'attente permettrait d'adapter si nécessaire une dose de rappel aux futurs variants.

En date du 1er novembre, 10 779 doses de rappel ont été administrées au Nouveau-Brunswick.

À savoir

  • Vous devez demander vous-même un rendez-vous (Nouvelle fenêtre) pour obtenir une troisième dose lorsque vous êtes admissibles.

  • La dose du vaccin administrée est la même que lors des premières et deuxièmes doses.

  • Les effets secondaires d’une troisième dose ne sont pas plus importants que pour la seconde. Ils pourraient même être moindres puisque le délai entre les doses est plus long.

  • Les étudiants étrangers peuvent également prendre un rendez-vous pour recevoir un vaccin à ARNm si le vaccin qu’ils ont déjà reçu n’est pas reconnu par Santé Canada.

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