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La FSIN souhaite le retour de l’ancien programme d’aide de la Saskatchewan

Des tentes sur le campement Marjorie à Regina.

Le campement Marjorie a été établi à Regina pour offrir un endroit aux sans-abri, de la nourriture et des services de soutien (archives).

Photo :  Radio-Canada / Raphaële Frigon

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) demande au gouvernement d’annuler les changements récents apportés à son programme d'aide au logement.

Le 31 août dernier, l’ancien programme d’aide de la Saskatchewan (SAP) a été remplacé par le Programme saskatchewanais de soutien du revenu (SIS).

Les changements concernent les montants offerts aux prestataires et la manière dont ils sont versés.

Selon la FSIN, ces changements ont entraîné une hausse du nombre de sans-abri et la mort d'au moins une personne. L’organisme souligne que beaucoup de personnes ont été expulsées de leur domicile parce qu'elles étaient en retard dans le paiement de leur loyer et qu'elles devaient aussi payer les services publics.

L'ancien programme d’aide versait directement aux propriétaires le paiement du loyer et des services publics. Le programme actuel envoie plutôt une allocation mensuelle aux prestataires.

Selon la FSIN, cette procédure pose un problème pour les personnes qui ont de la difficulté à établir un budget et à gérer leur argent. Son chef, Bobby Cameron, souhaite que le gouvernement intervienne et aide les personnes dans le besoin, surtout à l’arrivée de l’hiver.

« Il commence à faire froid dehors et voir autant de personnes dans les rues est déchirant. Nous ne cesserons pas de défendre les intérêts de notre peuple et de faire pression sur la province. »

— Une citation de  Bobby Cameron, chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan

Il est temps que la province et la communauté travaillent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes d'itinérance dans les communautés, ajoute-t-il.

Le campement Marjorie pour accueillir les sans-abri

Selon la FSIN, 90 % des personnes dans ce camp sont Autochtones.

Le camp a été érigé à Regina pour offrir un endroit sûr aux personnes sans-abri. La Fédération demande à la province d’en faire davantage pour leur venir en aide.

Nous avons besoin de ressources substantielles dans tous les secteurs, de la santé mentale, du logement. Nous avons besoin d'un accompagnement en toxicomanie et nous avons besoin que les gens soient attentifs. Ce sont des êtres humains ici, affirme la Chef adjointe, Heather Bear.

Le Chef de la Première Nation Gordon, Byron Bitternose, croit également qu’il faudra s’intéresser aux enjeux humains et aux problématiques dans lesquelles la situation prend racine pour résoudre ce problème.

Il ne s'agit pas seulement d'apporter des couvertures et de la nourriture, il y a des dépendances... Personne n'a demandé d'aller dans un pensionnat. Cela en fait partie et nous devons le comprendre. C'est plus que simplement mettre de l'argent dans un seau et dire : "réparez-le".

La situation du camp Marjorie est également suivie de près par Erika Beaudin, directrice générale de Regina Treaty Status Indian Services (RT/SIS). L’organisme vient en aide aux Autochtones urbains. Présentement, elle travaille avec la Ville à une approche Made in Regina, qui permettrait de résoudre les problèmes de logement et d’apporter du soutien psychologique. 

Erika Beaudin envisage mettre le service de police, le service des incendies et les services sociaux de la ville de Regina de la partie.

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