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Énergies fossiles : l’Université Simon Fraser accepte de couper les liens d’ici 2025

Des étudiants de l'Université Simon Fraser tiennent des pancartes sur lesquelles sont inscrits des slogans.

Des étudiants de l'Université Simon Fraser prennent position contre l'investissement des dirigeants de l’université dans les énergies fossiles.

Photo : Radio-Canada / Dominique Levesque

Radio-Canada

Alors que la COP26 vient de s'ouvrir en Écosse, l'Université Simon Fraser (SFU), en Colombie-Britannique, accepte de se désengager de toutes formes de liens ou de financement avec le secteur des énergies fossiles d’ici 2025.

L’établissement répond ainsi à une pression de certains étudiants qui avaient lancé un ultimatum aux dirigeants de l’université en octobre en déclarant qu’ils étaient prêts à faire une grève de la faim à partir du 1er novembre s’ils n'obtenaient pas gain de cause.

Dans un communiqué, l’université précise qu’elle n’a plus d’investissement direct dans les énergies fossiles et seulement 5 % d’investissements indirects dans le secteur.

« Nous prenons une telle mesure extrême parce que la situation est, elle-même, extrêmement urgente », avait expliqué Jaden Dyer, porte-parole de la campagne.

D’après l’étudiante, cela fait plus de sept ans qu'une telle demande de désengagement dans les énergies fossiles est adressée à l'Université Simon Fraser.

En tant qu’étudiants, nous préférerions nous concentrer sur nos études et nos plans de carrière. Mais d’ici ce temps-là où nous pourrons changer les choses, il sera déjà trop tard, ajoute Jaden Dyer.

Les étudiants demandaient aussi à l’Université de s'opposer au projet d’expansion de Trans Mountain et mieux éduquer la communauté du campus sur les risques que représente le pipeline sur l’environnement.

SFU n’a pas acquiescé à cette deuxième demande.

Grève de la faim et sensibilisation

Une grève de la faim pourrait encore avoir lieu si les dirigeants de SFU ne dénoncent pas Trans Mountain, affirment des étudiants. Deux d’entre eux et un membre de la faculté ont prévu de participer à une telle grève de la faim et camper sur place.

Une dizaine d'autres étudiants et employés participent aux rencontres. Ils affirment qu’ils appuieront les grévistes si nécessaire et sensibiliseront les étudiants et la communauté de SFU à propos de cette campagne.

Par le passé, cette dernière a estimé que de couper les liens financiers avec le secteur des énergies fossiles ne ferait que déplacer le problème vers d'autres investisseurs, moins enclins à discuter avec les entreprises d'inquiétudes concernant les changements climatiques.

Au moment de publier ce texte, l'Université Simon Fraser n'avait pas répondu à nos demandes d'entrevue. 

Dans son communiqué, l’établissement explique que c’est en raison de l’urgence climatique et alors que s’ouvre la COP26 à Glasgow, qu’il annonce son intention de se désengager des énergies fossiles d’ici 2025.

Avec des informations de Dominique Lévesque

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