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Mélissa Blais disparue depuis 4 ans : « Présentement, c’est la colère, la frustration »

Photo de Mélissa Blais, qui est portée disparue depuis le 2 novembre 2017.

Mélissa Blais manque à l'appel depuis la nuit du 2 novembre 2017.

Photo : Facebook

Radio-Canada

La demi-soeur de Mélissa Blais, Manon St-Pierre, travaille encore activement à retrouver la jeune mère de Yamachiche, disparue depuis quatre ans, après sa sortie dans les bars de Louiseville dans la nuit du 1er au 2 novembre 2017. Au fil des ans, des sentiments s’ajoutent à la tristesse et à l’incompréhension. « Au bout de quatre années où toute la famille en souffre, à un moment donné vient la colère. Et on est là-dedans présentement », raconte-t-elle.

Mélissa Blais a été aperçue pour la dernière fois le 2 novembre 2017. Elle sortait du bar Les deux dés, peu après 2 heures du matin. C'est aussi à cet endroit que son cellulaire a émis son tout dernier signal.

Dès le lendemain, la Sûreté du Québec a sollicité l'aide du public. Tout comme elle, sa voiture, une Toyota Corolla de couleur noire, reste encore introuvable à ce jour. Des plongeurs ont souvent sondé les cours d’eau de la région à la recherche d’indices.

Mélissa Blais s'est volatilisée et n'a laissé aucune trace derrière elle. Sa famille balance entre espoir et découragement au fil des saisons.

« C’est sûr que, quand on voit l’hiver arriver, on a un moment de découragement parce qu’on se dit qu’on est obligés d’arrêter. Mais, c’est une question de temps. La neige va partir éventuellement et on va revenir encore », révèle-t-elle en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Les dernières recherches intensives remontent au mois d’août dernier, de concert avec l’organisme Meurtres et disparitions irrésolus du Québec. Près d’un mois et demi de préparatifs a été nécessaire pour effectuer les deux journées de battues. Manon St-Pierre explique que la préparation est une période plus difficile, mais qu’elle est guidée par l’énergie de l’espoir. Et après vient la déception.

Après les recherches, c’est sûr qu’il y a une fatigue émotionnelle, physique, du découragement, mais on sait que ça va revenir... Comme là, on va se réunir encore cet hiver toute l’équipe et on va [planifier de] refaire un autre secteur.

Manon St-Pierre mentionne que la famille a senti une bonne implication de la Sûreté du Québec au cours de la dernière année. Elle déplore toutefois d’être tenue à l’écart de l’évolution du dossier. C’est sûr qu’au niveau de l’enquête, ils ne nous disent rien. On ne sait rien, on est dans le néant avec la Sûreté du Québec.

Un suspect dans la mire

Si les membres de la famille sont sur la même page concernant la poursuite des recherches, ils le sont également quand vient le temps de formuler une hypothèse sur la disparition de Mélissa Blais.

Moi, Sylvie, Yves et Diane, on se parle. On a pas mal la même vision face à tout ça, face à ce qui est arrivé probablement à Mélissa. On a le même suspect en tête aussi, indique Manon St-Pierre.

Manon St-Pierre, la demi-soeur de Mélissa Blais, accorde une entrevue lors de recherches dans un boisé en hiver.

Manon St-Pierre, la demi-soeur de Mélissa Blais (archives)

Photo : Radio-Canada

La famille demeure soudée dans les événements. Ils ont travaillé ensemble depuis le début des recherches et ne comptent pas cesser leurs efforts, même après quatre années.

« Ce serait de l’abandonner si on arrêtait. Pour nous, c’est quelque chose qui est impensable. Impensable d’abandonner Mélissa. »

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