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Les magasins de cannabis se multiplient à Ottawa, mais les ventes stagnent

Une affiche annonçant l'ouverture prochaine d'un magasin de cannabis.

Un magasin de cannabis, Tokyo smoke, annonce son ouverture prochaine sur la rue Rideau, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Le nombre de commerces offrant des produits du cannabis aux Ottaviens ne cesse d’augmenter, mais cela ne se traduit pas pour autant par une hausse de la consommation et des ventes.

Sur la rue Bank au centre-ville d’Ottawa, on retrouve cinq magasins de cannabis dans moins de cinq pâtés de maisons. De plus, la compétition est féroce entre les détaillants. Par exemple, les commerces High Ties et True North sont voisins.

La devanture d'un magasin

Les nouveaux magasins de cannabis se multiplient à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Un nouveau magasin de cannabis va d’ailleurs ouvrir ses portes au rez-de-chaussée d’une résidence pour personnes âgées, toujours sur la rue Bank. Plusieurs autres commerces de cannabis doivent aussi ouvrir bientôt leurs portes dans le même secteur.

42 magasins de cannabis à Ottawa

Selon la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (Commission des alcools et des jeux de l'Ontario), l’organisme qui réglemente la consommation et la distribution du cannabis dans la province, 42 commerces sont en opération à Ottawa ou bien autorisés à ouvrir leurs portes. Dix autres commerces sont en cours d’avoir leur permis et 22 autres en ont fait la demande.

La devanture d'un magasin

À Ottawa, les magasins de cannabis sont retrouvent principalement dans les mêmes quartiers.

Photo : Radio-Canada

Le nombre de magasins a augmenté en flèche depuis les premiers commerces qui avaient gagné à la loterie organisée par la province en avril 2019. Les profits, qui avaient d’abord été élevés, sont maintenant partagés par beaucoup plus d’établissements depuis que la province a facilité l’obtention de permis de vente pour les commerces en décembre 2019.

Les commerces de cannabis peuvent désormais s’établir dans n’importe quel bâtiment en zone commerciale, mais doivent demeurer à 150 mètres des écoles.

Des produits du cannabis

Selon la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (CAJO), l’organe qui réglemente la consommation et la distribution du cannabis dans la province, 42 commerces sont en opération à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

La Société ontarienne du cannabis (Société ontarienne du cannabis) a d’ailleurs mentionné que les ventes ont stagné à Ottawa depuis mars 2021, alors qu’il n’y avait que 28 commerces à cette date. Depuis le dernier trimestre, les ventes totalisent toujours 13 millions de dollars et aucune hausse des ventes n’a été enregistrée.

Le cannabis et la pauvreté se côtoient

En Ontario, ni la province, ni aucune municipalité n'ont leur mot à dire sur les emplacements des magasins de cannabis.

À Ottawa, cela a conduit à une forte concentration de détaillants de cannabis non seulement dans le Glebe, mais aussi le long de la rue Rideau, du chemin de Montréal et dans l'ouest de la ville.

Une rue d'Ottawa.

Les deux quartiers avec le plus de magasins, Somerset (17) et Rideau-Vanier (11), ont également le revenu médian le plus bas de la ville.

Photo : Radio-Canada

Les deux quartiers avec le plus de magasins, Somerset (17) et Rideau-Vanier (11), ont également le revenu médian le plus bas de la ville.

Le non-interventionnisme de la province fait en sorte que les Municipalités sont confrontées aux défis engendrés par une mauvaise planification , explique le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury.

Un homme dans la rue.

Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier.

Photo : Radio-Canada

M. Fleury a limité la concentration des établissements de prêts sur salaire dans son district et voudrait faire de même avec les détaillants de cannabis.

Nous ne voulons pas voir que des entreprises qui offrent la même chose, on veut de la diversité, indique Mathieu Fleury.

Cela pourrait signifier accorder aux Villes plus de pouvoir pour décider où les détaillants de cannabis peuvent aller, comme c'est le cas en Alberta, où les demandeurs doivent d'abord obtenir l'approbation de l'autorité de développement local avant d'avoir une licence de vente au détail.

En revanche, la législation de l'Ontario interdit aux Municipalités d'adopter un règlement qui distingue les dispensaires de cannabis de tout autre type de détaillant.

Avec les informations de Alistair Steele

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