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Une marche pour Romane Bonnier et contre la violence faite aux femmes

Des gens s'enlacent devant une photo de la victime.

Des personnes se sont recueillies devant le Théâtre Rialto pour déposer des fleurs, des pensées et des chandelles.

Photo : Radio-Canada / Valerie-Micaela Bain

Radio-Canada

Un rassemblement contre la violence faite aux femmes et pour rappeler les nombreux féminicides survenus au Québec cette année s’est tenu samedi à Montréal.

L’événement avait été originellement organisé à la mémoire de Romane Bonnier, poignardée en pleine rue le 19 octobre dernier par son ex-conjoint. Mme Bonnier est ainsi devenue la dix-septième victime québécoise de violence conjugale en 2021.

Les organisateurs ont cependant décidé de profiter de l’événement pour l'éveil des consciences et ont décidé de marcher pour une société sans féminicide.

Une centaine de personnes se sont retrouvées à 12 h dans la cour de l’école FACE, là où Romane Bonnier avait étudié. Ils ont ensuite marché jusqu’au Théâtre Rialto pour déposer des fleurs, des pensées et des chandelles.

Les participants étaient invités à porter un accessoire ou des vêtements roses, la couleur préférée de Romane. Des foulards roses ont aussi été distribués.

Une cérémonie privée devait ensuite avoir lieu pour la famille et les proches de Romane Bonnier.

Une jeune femme aux cheveux longs et bruns sur fond blanc.

Romane Bonnier a succombé à ses blessures après avoir été agressée à l'arme blanche.

Photo : Facebook

Trouver des solutions

Ce qui arrive en ce moment au Québec, c’est désastreux, et on est tannés de vivre ça. […] Je pense qu’il faut commencer à travailler sur les solutions qu’on peut apporter, a expliqué à RDI Matin l’une des organisatrices de la marche, Anne-Sophie Julien.

Mme Julien, elle-même victime de violence conjugale il y a une dizaine d’années, plaide pour que le système éducatif apprenne aux jeunes à gérer leurs émotions.

Enseignante à la maternelle, elle explique qu’il existe à cet égard un nouveau programme portant sur les habiletés sociales, dans lequel on apprend aux enfants à gérer des situations de toutes sortes. Elle considère cependant que de l’éducation à ce sujet doit être faite jusqu’à l’université et dénonce le manque de ressources offertes.

Il faut des cours de psychologie, d’empathie. […] Qu’est-ce qu’on peut faire pour déceler cette violence-là? Qu’est-ce qu’on peut faire pour s’en sortir? Il manque de services. Il manque de programmes. Et pas juste dans les écoles, dénonce-t-elle.

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