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Des histoires d’horreur acadiennes qui vous donneront des frissons à l’Halloween

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Des histoires d’horreur acadiennes qui vous donneront des frissons à l’Halloween

Photo : Getty Images / vitapix

Radio-Canada

La communauté acadienne de l'Île-du-Prince-Édouard possède une riche culture de contes, transmise de génération en génération. Les légendes sont aussi des contes moraux, selon des auteurs.

Dans sa jeunesse, l'historien et folkloriste Georges Arsenault a compilé certaines légendes acadiennes, dans un livre intitulé Acadian Legends, Folktales & Songs from Prince Edward Island. Les quatre histoires décrites par l’auteur allient le fantastique à certains faits réels.

La vieille Dollar

Marguerite Dollar était une Acadienne de Bouctouche, au Nouveau-Brunswick. Elle s'est installée à Tignish avec sa famille, dans les années 1830.

Son père était un sorcier présumé, et d'innombrables légendes l'entouraient. La vieille Dollar, comme Marguerite était appelée sur l'île, a fini par développer une réputation similaire. On raconte qu'elle pouvait se transformer en animal et jeter des malédictions sur les gens.

Selon Emmanuel Gaudet, du village de Leoville, elle voulait marier sa fille au fils d'un voisin, mais il n'était pas intéressé.

La famille du garçon a eu un bébé, et tout d'un coup, le bébé est devenu très malade, et ils ne savaient pas ce qui se passait. Un jour, le père a demandé à sa femme : Ce ne serait pas le vieux Dollar qui lui a jeté un sort parce qu'il ne veut pas sortir avec sa fille?, explique Georges Arsenault.

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L'historien acadien Georges Arsenault, de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Danny Arsenault/CBC

Pour briser la malédiction, ils ont mis la chemise du bébé dans le four, qui a fini par prendre feu.

Après quoi, le mari de Vieille Dollar est soudainement entré, affirmant que sa femme était en train de mourir. Sa peau était pleine de cloques.

La famille a donc sorti la chemise du four, mais il était apparemment trop tard. Vieille Dollar était morte.

D’après le récit de Georges Arsenault, il n'y a eu aucune trace de sa mort.

Le trésor de Xavier

Au début du XIXe siècle, le marin Xavier Pinquin Gallant a conclu une affaire de plusieurs centaines de dollars. En 1812, peu après avoir reçu l'argent, Gallant tue sa femme dans une apparente crise de folie.

Son corps est retrouvé quelques jours plus tard.

Lors du procès pour le meurtre, le fils de Gallant, Fidèle, a déclaré que l'argent avait eu raison de son père.

Selon son témoignage, son père a accusé sa famille d'avoir volé sa fortune, il a cessé de travailler et il a même affirmé que son chien lui avait jeté une malédiction.

Xavier Gallant est condamné à être pendu, mais il meurt en prison avant que la sentence ne puisse être exécutée.

Ce sinistre épisode est le premier meurtre documenté dans la communauté acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard. Depuis, le trésor de Gallant a voyagé à travers les histoires.

Pendant des années et des années après la mort de cet homme, les gens ont essayé de trouver le trésor, mais ils n'ont jamais réussi, a déclaré Georges Arsenault.

Selon certains résidents, les gens croyaient qu’il fallait aller déterrer le vieux trésor dans la nuit, et garder le silence. Si vous disiez un mot, le trésor disparaîtrait en quelque sorte.

Des dames et des hommes des environs de Miscouche pensaient avoir trouvé le trésor, et lorsqu'ils se sont approchés d'un gros rocher qui se trouvait peut-être au-dessus du trésor, un gros chien noir est arrivé sur les lieux et ils ont cru que c'était le diable, raconte-t-il.

Ils ont jeté leurs pelles et sont rentrés chez eux en courant.

La Belle Marie

En 1907, le consulat américain à Charlottetown a déclaré avoir reçu un livre de prières mi'kmaq. Il contenait un manuscrit racontant l'histoire d'un procès de sorcières ayant eu lieu dans les années 1700.

Le manuscrit raconte l'histoire de Marie Grandville, une femme d'origine basque qui vivait à Port-la-Joye, l'actuelle Rocky Point.

Selon l'histoire, il y avait de la jalousie dans l'ancienne famille du jeune homme, puisqu’il était fiancé à une autre jeune femme.

Le mari de Grandville aurait été tué par une flèche peu après le mariage. Et Marie, jamais accueillie ni par les Miꞌkmaq ni par les colons, est devenue exclue. Elle a toujours été vue portant sa robe de mariée.

Un prêtre a conclu qu'elle avait été possédée. Il l'a arrêtée pour sorcellerie.

L'histoire orale dit qu'elle a été brûlée sur le bûcher, a déclaré Clary Croft. Elle est morte en chantant, et le prêtre a fini par avouer sur son lit de mort qu'il l'avait entendue et qu'il avait compris que c'était un chant du ciel.

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Une maison hantée abandonnée

Photo : getty images/istockphoto / DedMityay

Une maison hantée

Selon Georges Arsenault, il existe de nombreuses versions de l'histoire d'une maison située dans un village de pêcheurs irlandais et acadiens dans les années 1930. L’auteur raconte la sienne.

Ma mère a été élevée en partie dans le village de pêcheurs de Miminegash et elle m'a raconté l'histoire de cette famille, qui entendait toutes sortes de choses dans la maison. Quelqu'un entrait, les portes se fermaient... Ils croyaient qu'il y avait un fantôme dans la maison faisant toutes ces choses, que c'était une petite fille morte et [autrefois] maltraitée par sa mère adoptive.

D’après ses propos, le prêtre est venu, a fait quelques prières, puis le vacarme a cessé. Cependant, après, ils ont commencé à entendre le bruit de chaînes déplacées sous la maison.

Il y avait un certain nombre d'histoires. Ma mère les racontait, et c'était difficile à croire. Mais ensuite, j'ai rencontré d'autres personnes dans cette partie de l'île qui m'ont raconté ces mêmes histoires, parfois un peu différentes.

Voici le genre de légendes toujours populaires à l’Halloween.

D’après un texte d’Arturo Chang de CBC

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