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Entre COVID-19 et pénurie de personnel, les stations de ski espèrent une belle saison

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La station de ski de Lake Louise espère attirer plus de visiteurs cette année grâce à la réouverture des frontières.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

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Il ne manque plus qu’une belle couche de neige pour que les stations de ski des Rocheuses ouvrent leurs portes. Même si la pandémie fait encore sentir ses effets sur ces zones touristiques, ces entreprises espèrent une saison un peu plus normale.

Nous espérons pouvoir accueillir tout le monde cette année. Pour l’instant, nous envisageons une saison presque régulière, explique le directeur du marketing de la station de Lake Louise, James Fraser.

Retour des visiteurs étrangers

L’année dernière, en pleine deuxième vague de la pandémie, la station et ses concurrentes ont dû compter sur les visiteurs albertains pour faire vivre leurs pistes. L’achalandage en a surpris plus d’un. L'année 2020 n’a pas été normale, mais la station a quand même été bien fréquentée, estime le directeur général du mont Norquay, André Quenneville.

La station espère pouvoir fidéliser les Canadiens qui auraient profité de la pandémie pour s’adonner aux activités extérieures. Mais en plus, la réouverture des frontières internationales fait espérer le retour des Américains, qui peuvent constituer jusqu’à 20 % de la clientèle.

Norquay fait partie de Ski Big 3, un groupe qui fait du marketing à l’international et il voit un changement par rapport à l’année passée. Il remarque que plus de gens souhaitent venir, indique M. Quenneville.

La directrice des communications de Tourisme Banff Lake Louise, Angela Anderson, confirme que les Américains sont sa cible. Ils restent pendant de longues périodes, ils participent à de nombreuses activités. Cela les rend très attractifs, explique-t-elle.

Les premières indications, bien que sommaires, sont plutôt positives, mais Mme Anderson est encore prudente avant de crier au retour à la normale. Nous dépendons de l'accès aérien, de la reprise des vols à l'aéroport de Calgary et d'autres aéroports à proximité, précise-t-elle.

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En participant au programme provincial de preuves de vaccination, les centres de ski devraient pouvoir accueillir plus de skieurs sur les remonte-pentes.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Pour maximiser leur achalandage, les stations prévoient toutes d’appliquer le programme d’exemption des restrictions de la province.

L’année dernière, seules les personnes d’un même foyer pouvaient monter dans notre téléphérique. Ce sont des cabines de 8 personnes avec la possibilité de transporter 24 000 personnes par heure. Les restrictions créaient de longues files d’attente. Cette année, en nous assurant que tout le monde est vacciné, nous allons pouvoir retourner à notre capacité d’accueil habituelle, explique Kendra Scurfield, la directrice des communications de Sunshine Village.

Travailleurs saisonniers recherchés

La plus grande difficulté pourrait bien venir non pas des visiteurs, mais des employés. Comme d’autres entreprises dans le secteur hospitalier, les stations de ski ont du mal à recruter suffisamment.

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Les stations de ski pensent avoir assez de travailleurs pour ouvrir, mais de nombreux postes sont encore vacants.

Photo : Radio-Canada / Louise Moquin

Dans un des bâtiments de Lake Louise, une trentaine d’employés sont formés aux consignes de sécurité de la station de ski. Aucun accent australien ni néo-zélandais ne perce les conversations.

Le recrutement a été un défi. Nous subissons le même sort que les autres stations de ski et les entreprises touristiques, reconnaît M. Fraser. Nous sommes d’ordinaire un endroit populaire pour les jeunes en provenance de l'étranger. Mais la fermeture des frontières des 18 derniers mois a contribué à nos difficultés [de recrutement].

Il suffit de se rendre au centre d’emploi de Banff pour comprendre l’ampleur du défi. Le tableau d’affichage est rempli d’annonces d’emploi.

C’est les centres de ski, les restaurants, les hôtels. Ils cherchent tous les mêmes travailleurs, explique le directeur du centre, Michel Dufresne. C’est pour cela que les Australiens étaient un marché important parce que leur préférence est de travailler dans les centres de ski.

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De nombreuses entreprises de tourisme cherchent des travailleurs cet hiver.

Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Selon son estimation, les stations recrutent généralement jusqu’à 2000 employés pour la saison d’hiver, mais pour l’instant, elles n’ont pourvu que la moitié des postes.

Aucune station ne croit que la pénurie de travailleurs nuira à leur ouverture prochaine. Selon Mme Scurfield, de Sunshine Village, il y a eu beaucoup d’efforts l’année dernière pour recruter des personnes vivant dans les environs, et ils continuent de payer.

André Quenneville, du mont Norquay, est aussi optimiste. Si la possibilité d'être la première à ouvrir fait toujours l’objet d’une petite compétition entre les stations des Rocheuses, la saison de ski ne bat vraiment son plein qu’à partir de la fin du mois de décembre.

D’ici là, l’Australie et la Nouvelle-Zélande devraient avoir réduit leurs restrictions, ce qui devrait faciliter les déplacements de leurs ressortissants vers le Canada.

Cela n’empêche pas M. Quenneville d’adresser ce message aux Canadiens : Si vous cherchez un emploi, postulez!

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