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8 % des employés de la DSFM ne sont pas vaccinés

Au Manitoba, les employés scolaires qui ne sont pas vaccinés doivent subir des tests rapides de dépistage antigénique de la COVID-19.

Un test rapide pour la COVID indique un résultat négatif.

C'est un membre de l’équipe des ressources humaines qui surveille l’auto-administration du test de dépistage à la Division scolaire franco-manitobaine.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Huit pour cent des employés de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) ne sont pas pleinement vaccinés contre la COVID-19 et doivent subir des tests de dépistage rapides hebdomadaires.

Pour répondre aux exigences sanitaires de la province entrées en vigueur le 18 octobre, les divisions scolaires du Manitoba doivent vérifier les tests rapides de dépistages des employés n'ayant pas une preuve vaccinale.

La Division scolaire de Winnipeg (WSD), la DSFM et la Division scolaire Rivière Seine requièrent qu’un des trois tests hebdomadaires requis aux employés permanents soit surveillé par une infirmière ou un membre désigné du personnel.

Mais la façon dont se déroulent et sont vérifiés les tests de dépistage obligatoires des employés varie d’une division scolaire à l’autre.

À la WSD, selon la responsable des communications Radean Carter, les employés concernés sont envoyés dans l’un des deux lieux réservés à cet effet dans la capitale manitobaine pour subir, chaque semaine, le test sous la supervision d’une infirmière.

Radean Carter, responsable des communications à la Division scolaire de Winnipeg

La responsable des communications à la Division scolaire de Winnipeg, Radean Carter, explique que les employés concernés reçoivent, chaque semaine, un rendez-vous pour un test de dépistage.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

Du côté de la Division scolaire Rivière Seine, même son de cloche. L’un des bâtiments, qui n'accueille pas d'élèves, a été réorganisé pour que les tests se déroulent sous les yeux d’un membre de l’administration, explique Simon Laplante, le codirecteur général de la division scolaire.

Différente procédure à la DSFM

La procédure est bien différente à la DSFM, qui doit couvrir un territoire plus vaste à l'échelle de la province, affirme la directrice générale adjointe Louise Legal-Perrin.

« Nous avons organisé une surveillance virtuelle. Nous avons une équipe centralisée avec qui les individus doivent réserver un temps de rencontre chaque semaine et passer leur test devant cette personne. »

— Une citation de  Louise Legal-Perrin, directrice générale adjointe à la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM)
Louise Legal-Perrin

La directrice générale adjointe de la Division scolaire franco-manitobaine, Louise Legal-Perrin, considère que les écoles qu'elle administre auront assez de tests de dépistage au moins jusqu'à la fin du mois de décembre.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

C’est en raison de la distance séparant les écoles de la DSFM que les tests se font par visioconférence, dit Mme Legal-Perrin.

Elle explique que le test hebdomadaire est d’une durée de 20 minutes. Un membre de l’équipe des ressources humaines de la DSFM surveille l’auto-administration du test de dépistage. Les employés ayant choisi cette option doivent prendre rendez-vous à l'extérieur de leurs heures de travail le matin, le midi ou le soir avant 18 h en jour de semaine.

Par contre, pour les employés occasionnels de la DSFM, la procédure diffère. Par exemple, pour les suppléants, les bénévoles ou les entraîneurs d’équipes sportives, il y a des trousses dans les écoles et ils s’autoadministrent le test de dépistage devant la direction de l’école, ajoute Mme Legal-Perrin.

Taux de tests de dépistage élevé à la DSFM?

Selon les données fournies à Radio-Canada par les trois divisions scolaires, un écart de quatre points de pourcentage sépare la DSFM des autres.

Employés qui doivent subir le test de dépistage antigénique de la COVID-19

  • Division scolaire franco-manitobaine : 8 % (environ 100 employés)

  • Division scolaire de Winnipeg : 4 % (environ 200 employés)

  • Division scolaire Rivière Seine : 4 % (37 employés)

Or, certaines écoles de la DSFM se situent dans la région sanitaire de Santé Sud, où les taux de vaccination sont les plus bas de la province.

Interrogée pour savoir quelle part des employés de la DSFM subissant des tests de dépistages provient des zones rurales, incluant le sud de la province, Mme Legal-Perrin a répondu que la division ne divulgue pas [ces données] car il serait trop facile d’identifier des écoles. Le but [de la DSFM] n’est certainement pas de cibler des individus ou des communautés.

Radio-Canada n’a pas réussi à connaître le nombre d’employés à la DSFM et à la WSD qui ont refusé d’être pleinement immunisés ou de subir des tests de dépistage. Du côté de la Division scolaire Rivière Seine, il y a environ 1 % du personnel qui a refusé de répondre à l’exigence, selon M. Laplante.

« On a neuf employés qui refusent de se faire tester présentement. Ils sont mis en absence sans [solde] pour le moment. On parle avec eux pour voir si on peut les convaincre de changer d'avis. »

— Une citation de  Simon Laplante, codirecteur général à la Division scolaire Rivière Seine
Simon Laplante porte des lunettes.

Le codirecteur général à la Division scolaire Rivière Seine, Simon Laplante, a lui-même surveillé certains des tests de dépistage.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Selon le médecin hygiéniste en chef adjoint du Manitoba, le Dr Jazz Atwal, en date du 26 octobre, 34 336 membres du personnel scolaire sont admissibles à la vaccination. Parmi eux, 3129 ont choisi de faire des tests réguliers pour vérifier qu'ils n'ont pas contracté la COVID-19. Par ailleurs, 143 employés scolaires sont en congé pour avoir refusé de se faire vacciner et de subir les tests de dépistage.

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