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Une soixantaine d’enfants feront leur entrée dans le CPE temporaire de La Matanie

La façade du CPE.

L'installation temporaire du CPE de La Matanie a ouvert ses portes lundi, dans l'ancienne école Marie-Guyart (archives).

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Alice Proulx

L'installation temporaire du CPE de La Matanie a accueilli 26 enfants, lundi. Au cours des prochaines semaines, un peu plus d'une soixantaine enfants y feront leur entrée.

Actuellement, Matane compte deux centres de la petite enfance (CPE). Les places se font si rares qu'au printemps dernier, 241 enfants étaient en attente d'une place en garderie.

Un troisième CPE devrait ouvrir ses portes en janvier, avec 80 nouvelles places, et un quatrième ouvrira ses portes à l'automne 2022, avec 70 places.

Afin de répondre aux besoins de places en garderie d'ici l'ouverture du quatrième CPE, une installation temporaire a été mise en place dans l'ancienne école Marie-Guyart. Les 66 enfants qui s'y trouveront seront transférés dans le nouveau CPE en 2022.

Je vous dirais qu'avec deux installations en construction et le CPE temporaire, nos énergies vont à mettre ça sur pied. Des clients, on sait qu'on va en avoir en masse, mais dans les mois qui viennent, on va vraiment évaluer ce qui va rester et comment il va rester d'enfants qui n'auront pas de place sur le territoire, explique la directrice générale du CPE de La Matanie, Brigitte Desrosiers.

Une dame dans le CPE.

La directrice du CPE de La Matanie, Brigitte Desrosiers

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Elle estime également qu'après l'ouverture de ces deux CPE, bon nombre d'enfants figureront toujours sur les listes d'attente.

« Je prévois qu’il reste[ra] environ une cinquantaine d'enfants en attente, si ce n’est pas plus. »

— Une citation de  Brigitte Desrosiers, directrice générale du CPE de La Matanie

Mme Desrosiers ajoute que les enfants de la garderie des Minis Explorateurs de Matane, qui a fermé officiellement ses portes le 13 octobre, devraient avoir une place dans l'installation temporaire.

On a établi une liste de ''rentrée'' des enfants des Mini Explorateurs. Tous les parents ont reçu une lettre le 13 août dernier pour leur dire la séquence à laquelle ils vont entrer au CPE temporaire. Il fallait absolument qu’ils soient inscrits sur la liste d’attente Place 0-5, précise-t-elle.

La garderie Les minis Explorateurs de Matane.

En juillet dernier, les propriétaires de la garderie Les minis Explorateurs à Matane ont jeté l’éponge après des démarches infructueuses pour convertir la garderie privée en CPE (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Par ailleurs, Brigitte Derosiers soutient que plus d'une vingtaine de postes seront à pourvoir d'ici l'ouverture du troisième CPE, en janvier.

C'est un défi, mais on travaille activement au parcours de formation Travail-études. Il y a trois semaines, on avait deux inscriptions et, présentement, on est rendu à six inscriptions. On a aussi six étudiantes du Cégep de Matane qui terminent leur formation le 15 novembre. Elles vont entrer à temps plein, dès que ce sera possible, affirme-t-elle.

Le programme Travail-études en petite enfance est une attestation d’études collégiales d’une durée de seize mois, qui débute à la mi-novembre.

Trouver une place en garderie, un travail laborieux

L'agente de développement en attractivité et intégration au Service d’accueil des nouveaux arrivants de La Matanie (SANAM), Sandrine Edmond, accompagne les parents à la recherche d'une place en garderie.

Selon elle, il est extrêmement difficile pour eux d'en trouver une pour leur enfant dans la région.

« C’est un phénomène qui est répandu au Québec. C’est extrêmement difficile et c’est laborieux. En fait, il y en a qui ne trouve jamais de garderie. »

— Une citation de  Sandrine Edmond, agente de développement en attractivité et intégration, SANAM
Une femme au Service d'accueil des nouveaux arrivants de La Matanie.

Sandrine Edmond mentionne que ces reports pourraient avoir des répercussions sur l'attractivité des jeunes familles sur le territoire.

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Dans les personnes que j’accompagne, j’ai un couple de nouveaux arrivants de Madagascar qui ont été engagés comme préposés aux bénéficiaires, et ça fait plus de six mois qu’on leur cherche une garderie désespérément. On a vraiment tout essayé et on a contacté des garderies en milieu familial et les CPE; il n’y a plus de place, explique Mme Edmond.

Lorsqu'une place est annoncée sur les réseaux sociaux, les commentaires des parents se multiplient en quelques minutes, selon elle, si bien qu'un esprit de compétition s'est installé.

C’est vraiment une compétition et tous n’ont pas la même chance. C’est pour cela que je m’implique auprès des nouveaux arrivants. Il faut connaître le système et il faut bâtir une relation de confiance. Il peut y avoir certains préjugés aussi envers les personnes qui viennent de l’extérieur, y compris au sujet de la capacité d’adaptation de l’enfant dans ce nouveau milieu, avance l'agente au SANAM.

« Ce n’est vraiment pas évident, c’est un combat. »

— Une citation de  Sandrine Edmond, agente de développement en attractivité et intégration, SANAM

Mme Edmond garde cependant espoir que les deux projets de construction de CPE de La Matanie permettront aux parents de trouver une place pour leur enfant rapidement, même si elle croit que ces nouvelles installations ne seront pas suffisantes pour répondre à tous les besoins.

Avec les informations de Catherine Poisson

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