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7 arrondissements montréalais à surveiller le 7 novembre

Le duel Plante-Coderre se joue aussi dans les quartiers.

Des pancartes de Valérie Plante et Denis Coderre superposées sur un poteau.

La course promet d’être enlevante dans plusieurs arrondissements montréalais.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Au-delà de l’élection qui déterminera l’identité du maire ou de la mairesse de Montréal pour les quatre prochaines années, il faudra surveiller le week-end prochain une série de courses qui, à la vue des sondages, s’annoncent extrêmement serrées dans certains arrondissements clés de la métropole.

Ces luttes pourraient changer la donne entre un conseil municipal majoritaire ou minoritaire, ce qui aura un impact déterminant sur la capacité de la formation victorieuse à implanter ses politiques à l’Hôtel de Ville.

1. CÔTE-DES-NEIGES–NOTRE-DAME-DE-GRÂCE (1 maire, 5 conseillers de la ville)

Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce est non seulement l’arrondissement le plus populeux de Montréal, c’est également celui qui est le mieux représenté au conseil municipal. Et c’est aussi le plus convoité : cinq, six, voire sept candidats se disputent chacun des postes en jeu, dont celui de la mairesse sortante, Sue Montgomery, qui a lancé son propre parti politique, Courage, dans la foulée de la saga juridique qui a caractérisé son mandat. Pour la défaire, Ensemble Montréal mise sur Lionel Perez, qui a passé les quatre dernières années comme chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville, alors que Projet Montréal a désigné l’infirmière gestionnaire Gracia Kasoki Katahwa. Mouvement Montréal et l’Équipe CDN-NDG, un tiers parti, présentent également des candidats pour chacun des sièges en jeu dans cet arrondissement, l’un des plus diversifiés de Montréal.

Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce est un arrondissement multiethnique où on parle une centaine de langues. Cet arrondissement a aussi connu sa part de conflits depuis 4 ans avec le divorce entre la mairesse élue Sue Montgomery, qui a maintenant son propre parti, et la mairesse de Montréal Valérie Plante. Portrait de la course dans cet arrondissement avec Jean-Sébastien Cloutier *Le Téléjournal 18 h fait une série de portraits d’arrondissements de Montréal où les luttes seront à suivre lors des élections municipales du 7 novembre.*

2. VILLERAY–SAINT-MICHEL–PARC-EXTENSION (1 maire, 4 conseillers de la ville)

Si Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension regroupe trois secteurs qui ont peu à voir les uns avec les autres, ses électeurs n’en devront pas moins s’entendre cette année encore sur un même maire d’arrondissement. À ce titre, ils devront choisir entre cinq candidats, dont trois ont déjà été élus sous la bannière de Projet Montréal : sa candidate Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de la ville dans Maisonneuve-Longue-Pointe depuis 2013; le coprésident de la plateforme d’Ensemble Montréal, Guillaume Lavoie, qui a siégé comme conseiller de la ville dans Marie-Victorin de 2013 à 2017; et la mairesse sortante, Giuliana Fumagalli, qui a fondé un nouveau parti, Quartiers Montréal, après avoir été écartée de l’administration dès sa première année de mandat. Le logement est au cœur des débats dans cet arrondissement, surtout dans Parc-Extension, où la construction du Campus MIL provoque une hausse des enchères immobilières.

3. MERCIER–HOCHELAGA-MAISONNEUVE (1 maire, 4 conseillers de la ville)

De l’itinérance à l'embourgeoisement, en passant par le réaménagement du secteur Assomption-Sud–Longue-Pointe, ce ne sont pas les enjeux qui manquent dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Projet Montréal tente d’y faire élire à nouveau son maire Pierre Lessard-Blais, mais Ensemble Montréal y présente la conseillère d’expérience Karine Boivin-Roy, et Mouvement Montréal, la comédienne et militante Patricia Tulasne. La bataille s’annonce également féroce dans le district d’Hochelaga, où Denis Coderre a recouvré les services de Réal Ménard, un ancien député bloquiste qui a fait campagne à ses côtés en 2017. Celui-ci tentera de défaire Éric Alan Caldwell, actuellement responsable de la mobilité au comité exécutif. La présidente du conseil municipal Suzie Miron tentera aussi de se faire réélire dans Tétreaultville pour Projet Montréal.

4. RIVIÈRE-DES-PRAIRIES–POINTE-AUX-TREMBLES (1 maire, 3 conseillers de la ville, 3 conseillers d’arrondissement)

La mobilité est au cœur des débats à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, l’un des arrondissements les plus éloignés du centre-ville. Élue en 2018 lors d’une partielle après le départ de Chantal Rouleau pour Québec, la mairesse actuelle, Caroline Bourgeois, représentera à nouveau Projet Montréal face à Lyne Laperrière, d’Ensemble Montréal. Le parti de Valérie Plante devra batailler fort dans cet arrondissement, notamment pour conserver sa seule autre élue, Lisa Christensen, déclarée victorieuse en 2017 dans La Pointe-aux-Prairies au terme d’un recomptage. Dans Rivière-des-Prairies, le conseiller de la ville Giovanni Rapanà avait claqué la porte d’Ensemble Montréal avant d’appuyer Mme Bourgeois lors de l’élection complémentaire de 2018, mais Denis Coderre l’a convaincu de revenir au bercail en juin dernier.

Caroline Bourgeois de Projet Montréal, Lyne Laperrière d'Ensemble Montréal et Charles Sounan de Mouvement Montréal briguent la mairie de cet arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles où l'enjeu de la mobilité prend une allure bien différente que les quartiers centraux de la métropole. Le reportage de Jean-Sébastien Cloutier

5. VERDUN (1 maire, 2 conseillers de la ville, 4 conseillers d’arrondissement)

La controverse entourant les « flips  » immobiliers réalisés par Antoine Richard, candidat à la mairie de Verdun pour Ensemble Montréal, a mis en évidence les enjeux auxquels doit faire face ce quartier, classé l’an dernier parmi les plus « cools » au monde par le magazine Time Out. Marie-Andrée Mauger (Projet Montréal) et Jayoti Nanda (Mouvement Montréal) lui feront face pour remplacer le maire Jean-François Parenteau, qui ne se représente pas cette année. On surveillera aussi le district de Champlain-L’Île-des-Sœurs, où tenteront de se faire élire comme conseillère de la ville Nadine Gelly, présentée comme « la future présidente du comité exécutif de Denis Coderre », et la transfuge Véronique Tremblay, qui a quitté Ensemble Montréal pour faire campagne aux côtés de Valérie Plante.

6. MONTRÉAL-NORD (1 maire, 2 conseillers de la ville, 2 conseillers d’arrondissement)

Bien que la sécurité demeure un problème dans Montréal-Nord, il serait cliché de croire qu’un arrondissement aussi complexe et diversifié puisse se résumer à un seul enjeu. Ensemble Montréal y a remporté tous les sièges en 2017, mais l’équipe de Valérie Plante croit pouvoir y faire une percée, notamment grâce à son candidat vedette à la mairie, le militant antiraciste Will Prosper, dont l’étoile a faibli en début de campagne lorsque des médias ont révélé qu’il avait dû quitter la GRC au début des années 2000 dans des circonstances nébuleuses. Grâce à lui, Projet Montréal espère défaire la mairesse sortante, Christine Black, dont l’absence à un débat local, jeudi, a été remarquée. La colistière de Denis Coderre, Chantal Rossi, tentera pour sa part de se faire réélire dans le district d’Ovide-Clermont; son chef pourra prendre sa place s’il échoue à renverser Valérie Plante, le week-end prochain.

Un périmètre de sécurité érigé dans la rue avec deux policiers du SPVM.

La police a localisé une douille sur les lieux de la tentative de meurtre, à l'angle de la rue Marie-Victorin et du boulevard Langelier.

Photo : Radio-Canada / Kolya Hubacek-Guilbault

7. VILLE-MARIE (3 conseillers de la ville)

Ville-Marie ne figure habituellement pas parmi les secteurs à surveiller le jour des élections. Mais les choses pourraient être différentes cette année, notamment en raison du départ de Cathy Wong, conseillère de la ville dans Peter-McGill. Denis Coderre, qui avait mis la main sur le district en 2017, mise cette fois sur un candidat vedette, l’ancien vice-président de Québecor Serge Sasseville, alors que Valérie Plante a arrêté son choix sur Daniel Tran, gestionnaire dans le milieu de la santé. Mais Peter-McGill pourrait également devenir le ticket d’entrée de Balarama Holness à l’Hôtel de Ville. Sa colistière, Idil Issa, fait campagne dans ce district anglophone, qui inclut le ghetto McGill, l’Université Concordia, le Mille carré doré et le Shaughnessy Village. Celle de Valérie Plante, Sophie Mauzerolle, est aussi candidate dans Sainte-Marie. Au besoin, la cheffe de Projet Montréal réclamera son siège, a-t-on appris lors du débat du Téléjournal 18 h.

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