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Les transporteurs vérifieront la preuve de vaccination des voyageurs dès samedi

Deux voyageurs près d'un kiosque d'enregistrement de bagages à l'aéroport Pearson.

Les voyageurs qui ne sont pas pleinement vaccinés bénéficieront d'une période de grâce d'un mois, jusqu'au 30 novembre, mais devront présenter un résultat négatif à un test.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Depuis ce matin, les compagnies aériennes au pays et VIA Rail ont la responsabilité de confirmer que leurs clients sont bel et bien pleinement vaccinés contre la COVID-19.

Dans le cas des voyageurs aériens, les agents de sécurité de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) pourront prêter main-forte aux transporteurs.

C'est ce qu'a confirmé le ministre fédéral des Transports Omar Alghabra lors d'une conférence de presse vendredi sur le tarmac de l'aéroport Pearson de Toronto.

« Je vais être très clair : si vous n'êtes pas vacciné d'ici la fin novembre, vous ne serez pas autorisé à prendre l'avion ou le train au Canada. »

— Une citation de  Omar Alghabra, ministre des Transports
Omar Alghabra vêtu d'un gilet de sécurité répond aux journalistes sur le tarmac de l'aéroport Pearson.

Le ministre fédéral des Transports Omar Alghabra a présenté vendredi les détails de la politique de vaccination obligatoire pour les personnes à bord des avions et des trains.

Photo : Radio-Canada

Cette décision, parmi les plus contraignantes du monde pour les personnes non vaccinées, a été prise pour faire en sorte que les lieux de voyage soient sûrs et pour assurer la sécurité des employés du secteur des transports, les voyageurs et les communautés contre la propagation de la COVID-19, ajoute le ministre.

Cette exigence de vaccination s'applique aux voyageurs âgés d'au moins 12 ans et quatre mois. Le ministre Alghabra n'a pas été en mesure d'indiquer si cette limite d'âge serait abaissée au cas où Santé Canada approuverait la vaccination pour les enfants de cinq à 11 ans.

Période de transition et quelques rares exceptions

Jusqu'au 29 novembre, une période de transition sera accordée aux voyageurs non vaccinés pour leur permettre de se faire vacciner, a indiqué le ministre Alghabra. Pendant ce mois de grâce, les voyageurs auront la possibilité de présenter une preuve de test moléculaire de dépistage de la COVID-19 valide afin de monter à bord au lieu d'une preuve vaccinale.

Il y aura des exemptions en ce qui concerne les voyages d'urgence, les personnes qui sont dans l'impossibilité de se faire vacciner en raison de contraintes médicales et les habitants de certaines régions éloignées, pour qui l'avion représente souvent le seul moyen d'accéder à des services essentiels.

De plus, Ottawa permettra aux ressortissants étrangers non vaccinés qui résident normalement à l’extérieur du Canada et qui sont entrés au Canada avant le 30 octobre de partir en avion d'ici le 28 février s'ils fournissent la preuve d'un résultat négatif à un test de dépistage. Amené à donner plus de précisions à ce sujet, le ministre Alghabra a déclaré que les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants étrangers à qui on a déjà permis l'entrée au pays seraient inclus dans cette exemption.

Cette exception vise à permettre à certaines personnes d'éviter d'être coincées au Canada, une question qui a fait les manchettes plus tôt ce mois-ci. Mais, vraisemblablement, les ressortissants étrangers non vaccinés ayant une double citoyenneté ou détenant la résidence permanente canadienne ne pourront pas bénéficier de celle-ci.

Des renseignements supplémentaires à propos de ces exceptions seront rendus publics au cours des semaines à venir, précise Transports Canada dans un communiqué.

Un avion en train d'atterrir au coucher du soleil.

Les ressortissants étrangers non vaccinés « qui résident normalement à l'extérieur du Canada » pourront continuer de quitter le pays en présentant un simple résultat négatif à un test de dépistage PCR d'ici au 28 février 2022.

Photo : iStock

De nouvelles responsabilités pour les transporteurs

La vérification du statut vaccinal ou, le cas échéant, des tests de dépistage de COVID-19 des voyageurs échoira aux compagnies aériennes et à VIA Rail.

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA) n'a pas souhaité réagir aujourd'hui, mais dans une déclaration écrite envoyée jeudi à Radio-Canada, son porte-parole Mike McNaney indiquait que les transporteurs attendaient toujours les règlements finaux ainsi que les documents d'orientation définitifs concernant cette mesure.

« Les transporteurs ont investi beaucoup de temps et de ressources pour respecter des délais très serrés afin que les opérations se déroulent le mieux possible dans le cadre des nouvelles obligations en matière de vaccination. »

— Une citation de  Mike McNaney, porte-parole du Conseil national des lignes aériennes du Canada

L'Administration canadienne de la sûreté du transport sera aussi appelée à confirmer le statut vaccinal dans le secteur du transport aérien. L'ACSTA a indiqué, à la suite de l'annonce du ministre Alghabra, que ses agents de contrôle effectueront des vérifications aléatoires du statut vaccinal des passagers [à ses] points de contrôle préembarquement.

À la demande d’un agent de contrôle, les passagers devront présenter une preuve valable de leur statut vaccinal ou du résultat du test de dépistage de la COVID-19, précise-t-on. Le voyageur qui ne produira pas les preuves demandées ne pourra pas pénétrer dans la zone stérile et sera dirigé vers le comptoir d'enregistrement de son transporteur aérien par le personnel de contrôle.

Des sanctions possibles

Transports Canada précise que la falsification des renseignements ou le non-respect des exigences aura de sérieuses conséquences. Par exemple, un voyageur ou un employé du secteur du transport maritime s'expose à une amende pouvant atteindre 250 000 $ en cas de non-respect de son obligation de fournir une preuve de vaccination. Dans le cas d'un voyageur ou d'un employé du secteur aérien, la pénalité peut atteindre 5000 $ par infraction.

Après sa réélection, le premier ministre Justin Trudeau avait indiqué que tous les Canadiens de 12 ans et plus souhaitant voyager en avion, en train ou en bateau au Canada devraient avoir reçu leurs deux doses de vaccin à compter du 30 octobre.

Le gouvernement Trudeau avait déjà annoncé en août que tous les employeurs des secteurs du transport aérien, ferroviaire et maritime réglementés par le fédéral devaient avoir mis en place d'ici le 30 octobre une politique de vaccination obligatoire de leur personnel.

Avec les informations de Fannie Bussières McNicoll et de Camille Gris-Roy

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